Vous êtes ici:

Pronostic et survie

De nombreuses personnes veulent connaître leurs chances de survie après avoir reçu un diagnostic de cancer. Votre médecin est la meilleure personne à qui le demander. Le pronostic est l’acte par lequel votre médecin évalue le mieux comment le cancer vous affectera et comment il réagira au traitement.

On a recours aux facteurs pronostiques et aux facteurs prédictifs pour aider à élaborer le plan de traitement et prévoir l’issue.

  • Le facteur pronostique est une caractéristique du cancer, comme la taille de la tumeur, ou de la personne, comme son âge, qui risque d’affecter l’issue.
  • Le facteur prédictif peut aider à prévoir si un cancer réagira à un traitement spécifique. Certains médicaments ne sont efficaces que si des molécules, comme des protéines, sont présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses.

Votre médecin prendra également en considération les statistiques de survie relatives à votre type de cancer. Seul un médecin qui connaît bien tous ces facteurs peut examiner les données pour en arriver à un pronostic. Demandez à votre médecin quels facteurs affectent votre pronostic et ce que cela signifie pour vous. Mais rappelez-vous que le pronostic peut changer avec le temps puisque le cancer ne se comporte pas toujours de la manière à laquelle on s’y attend.

En général, plus on détecte et on traite le cancer à un stade précoce, meilleur est le pronostic.

Facteurs pronostiques

Les facteurs pronostiques favorables peuvent avoir un effet positif sur l’issue. Les facteurs pronostiques défavorables peuvent avoir un effet négatif sur l’issue.

Certains facteurs pronostiques importants sont liés au cancer :

  • type de cancer
  • sous-type de cancer en fonction du type de cellules ou de tissu (histologie)
  • taille de la tumeur
  • jusqu’où le cancer s’est propagé et dans quelles parties du corps (stade)
  • rapidité à laquelle les cellules cancéreuses se développent (grade)

Ces facteurs pronostiques importants se rapportent à la personne ayant reçu un diagnostic de cancer :

  • âge et sexe
  • problèmes de santé et état de santé global
  • capacité d’effectuer ses tâches quotidiennes comme répondre à ses besoins physiques (indice fonctionnel)
  • perte de poids, et raison de cette perte de poids
  • capacité d’adaptation aux effets secondaires du traitement
  • réaction au traitement

Facteurs prédictifs

Les facteurs prédictifs importants sont entre autres certains types de marqueurs tumoraux, de biomarqueurs et de changements subis par les chromosomes (mutations génétiques).

Certains traitements ne sont efficaces que si vous avez un marqueur ou une mutation génétique spécifique. Cela peut aider votre médecin à planifier le meilleur traitement pour vous.

Types de statistiques de survie

Les médecins lisent souvent des études qui évaluent la survie pour un type de cancer, un stade ou une catégorie de risque particulier.

N’oubliez pas que les statistiques de survie au cancer ne sont que des estimations très générales qui se basent sur un grand nombre de personnes atteintes de cancer. La survie variera grandement selon le type de cancer et son stade. Il faut aussi se rappeler que les statistiques sont fondées sur les chiffres établis plusieurs années auparavant et qu’elles pourraient ne pas refléter les progrès récents effectués en matière de traitement de certains cancers. Elles pourraient aussi ne pas prendre en considération différentes réactions au traitement, d’autres maladies ou des décès attribuables à autre chose que le cancer.

Bien que les statistiques sur le cancer puissent vous donner une idée générale, elles ne permettent pas de prévoir exactement ce qui vous arrivera. Demandez à votre médecin quel type de taux de survie il utilise et comment il s’applique à votre cas.

Il existe de nombreuses méthodes différentes pour évaluer et consigner les statistiques de survie au cancer. La plupart des statistiques font toutefois référence à une période de temps spécifique, habituellement 5 ans, mais parfois aussi 1, 3 ou 10 ans.

Survie nette

La survie nette représente la probabilité de survivre au cancer en l’absence d’autres causes de décès. Elle permet d’estimer le pourcentage de personnes qui survivront à leur cancer. La survie nette permet donc de faire le suivi de la survie avec le temps et de comparer la survie entre les populations.

Une survie nette après 5 ans de 50 %, par exemple, signifie qu’en moyenne, environ 50 % des personnes survivront à leur cancer pendant au moins 5 ans.

Survie observée

La survie observée correspond au pourcentage de personnes atteintes d'un type particulier de cancer qui vivent encore à un moment spécifique après avoir reçu leur diagnostic. Comme la survie observée ne tient pas compte de la cause du décès, les personnes qui ne sont plus en vie 5 ans après leur diagnostic peuvent être décédées du cancer ou d’une autre cause.

Une survie observée de 70 % après 5 ans, par exemple, signifie qu’une personne a, en moyenne, 7 chances sur 10 d’être encore en vie 5 ans après avoir reçu son diagnostic.

Survie relative

La survie relative compare la survie chez un groupe de personnes atteintes de cancer à la survie prévue pour un groupe de personnes dans la population générale qui présentent les mêmes caractéristiques que les personnes atteintes de cancer, comme l’âge, le sexe et le lieu de résidence. L’idéal serait que le groupe de personnes dans la population générale ne comprenne pas de personnes atteintes de cancer, mais cette estimation peut être difficile à obtenir. C’est pourquoi la survie relative peut à l’occasion être surestimée.

Contrairement à la survie observée, qui prend en considération toutes les causes de décès, la survie relative évalue seulement la survie au cancer.

Une survie relative après 5 ans de 63 %, par exemple, signifie qu’une personne ayant reçu un diagnostic de cancer aurait, en moyenne, 63 % de chances de vivre au moins 5 ans à la suite de son diagnostic comparativement aux personnes qui font partie de la population générale. Il est possible qu'on obtienne des estimations sur la survie relative supérieures à 100 %. Cela signifie que la survie observée chez les personnes atteintes de cancer est meilleure que celle prévue chez la population générale.

Survie médiane

Le mot « médiane » signifie valeur moyenne, ou centrale. La survie médiane correspond à la période de temps qui suit le diagnostic ou le début du traitement au bout de laquelle la moitié des personnes atteintes de cancer seront encore en vie. En d’autres mots, on s’attend à ce que la moitié des gens parvienne à la survie médiane ou la dépasse alors que ce ne sera pas le cas pour l’autre moitié.

Si, par exemple, 50 % des personnes atteintes de cancer vivent encore 12 mois après avoir reçu leur diagnostic, la survie médiane est alors de 12 mois.

Autres types de statistiques de survie

Il existe d’autres types de statistiques de survie qui sont employées plus souvent par les chercheurs qui consignent les résultats d’essais cliniques portant sur les nouveaux traitements du cancer. On parle entre autres de la survie sans récidive et de la survie sans évolution.

marqueur tumoral

Substance fabriquée dans le corps pouvant indiquer la présence d’un certain type de cancer.

Les marqueurs tumoraux peuvent être produits par des cellules cancéreuses ou par des cellules du corps en réaction à la présence d’un cancer. Ces marqueurs peuvent être détectés dans le sang ou d’autres liquides corporels et ils peuvent servir à dépister un cancer ou à évaluer la réaction à un traitement chez une personne atteinte.

On peut utiliser l’antigène prostatique spécifique (APS) comme marqueur tumoral dans le cas du cancer de la prostate, par exemple.

biomarqueur

Tout changement cellulaire, moléculaire, chimique ou physique qu’on peut mesurer et employer pour étudier un processus normal ou anormal qui se déroule dans le corps. Les biomarqueurs permettent de vérifier le risque d’apparition d’une maladie, la présence d’une maladie, l’évolution d’une maladie ou bien les effets d’un traitement.

L’antigène prostatique spécifique (APS) peut servir de biomarqueur pour le cancer de la prostate et le taux de sucre sanguin peut permettre de surveiller un diabète.

On l’appelle aussi marqueur biologique (un biomarqueur moléculaire peut être appelé marqueur moléculaire ou molécule signature).

survie sans récidive

Pourcentage de personnes atteintes d’une certaine maladie qui sont vivantes et sans maladie décelable (sans récidive) après une période de temps définie.

Si le traitement d’un cancer engendre un taux de survie sans récidive de 70 % après 5 ans, par exemple, cela signifie que chez 7 personnes sur 10, on n’a pas détecté la maladie pendant les 5 années qui ont suivi le traitement.

survie sans évolution

Période après le traitement au cours de laquelle une personne atteinte d’une maladie, comme le cancer, vit sans que cette maladie ne s’aggrave.

Les chercheurs peuvent évaluer la survie sans évolution lors d’essais cliniques afin de connaître le degré d’efficacité d’un traitement.

Histoires

Dr Shana Kelley Une analyse sanguine ultrasensible pour détecter le cancer

Plus de details

Le cancer touche tous les Canadiens

Icône - 1 sur 2

On prévoit que près de 1 Canadien sur 2 recevra un diagnostic de cancer au cours de sa vie.

Apprenez-en plus