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Recherche sur la chirurgie du cancer

La recherche sur la chirurgie du cancer implique de comparer des techniques chirurgicales, de mettre au point de nouvelles techniques chirurgicales et d’étudier la qualité de vie après la chirurgie. Les chercheurs qui se penchent sur la chirurgie du cancer essaient de répondre aux questions clés en vue d’aider à améliorer le pronostic après la chirurgie :

  • Quelle quantité de tissu sain devrait être enlevée?
  • Quand devrait-on pratiquer la chirurgie?
  • Quelles personnes sont les meilleures candidates à la chirurgie en fonction de leur état de santé et de leur niveau de forme physique?
  • Quels sont les effets secondaires et les pronostics associés à la chirurgie?
  • Est-il possible d’associer la chirurgie à d’autres traitements pour améliorer le pronostic?

La recherche sur la chirurgie du cancer touche à plus que simplement le traitement du cancer. La chirurgie pratiquée pour enlever du tissu précancéreux aide à prévenir le cancer. La chirurgie peut aussi améliorer la qualité de vie des personnes traitées. On y a aussi recours pour reconstruire du tissu en vue d’améliorer l’apparence et le fonctionnement d’une personne après une chirurgie antérieure ou d’autres traitements. Elle peut en outre aider à atténuer les symptômes causés par une tumeur qui se développe et qui ne peut pas être complètement enlevée ou guérie.

Deux des plus récentes tendances dans le traitement chirurgical du cancer sont la chirurgie robotique et la chirurgie endoscopique manuelle. Les deux interventions sont des types de micromanipulation chirurgicale. La micromanipulation chirurgicale est réalisée à travers de petites incisions (coupures) chirurgicales plutôt que par une grande ouverture. La recherche a démontré que les personnes à qui on a fait une micromanipulation chirurgicale présentent moins de douleur, se rétablissent plus vite, ont une hospitalisation de plus courte durée et ont moins de cicatrices que celles à qui on a fait une chirurgie ouverte avec une grande incision chirurgicale.

Chirurgie robotique

La chirurgie robotique est souvent pratiquée par laparoscopielaparoscopieIntervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter les organes situés à l’intérieur de l’ abdomen et du bassin. ou thoracoscopiethoracoscopieIntervention qui consiste à utiliser un endoscope (un instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter des organes à l’intérieur de la cage thoracique (poitrine). à travers 5 ou 6 petites incisions (coupures) chirurgicales. On peut aussi faire une chirurgie robotique par la bouche (chirurgie robotique transbuccale) et d’autres petites ouvertures dans le corps.

En chirurgie robotique, le médecin enlève du tissu tout en étant assis à un poste d’ordinateur situé près de la table d’opération. Le poste d’ordinateur possède un écran qui montre une vidéo en direct de l’intervention, et le médecin utilise des contrôles pour bouger 2 ou 3 bras robotiques connectés aux instruments chirurgicaux.

Les instruments utilisés en chirurgie robotique sont très avancés. Ils peuvent tourner comme une main et un poignet et s’insérer dans de très petits espaces. Comme dans le cas d’une chirurgie laparoscopique standard, le laparoscope utilisé en chirurgie robotique est muni d’une caméra haute définition spéciale qui permet au médecin de voir le champ opératoire agrandi en 3D. La chirurgie robotique peut aider les médecins à travailler avec une plus grande précision pour enlever du tissu, disséquer du tissu cancéreux pour le séparer du tissu avoisinant et faire des points de suture plus facilement qu’avec la laparoscopie standard.

Un désavantage de la chirurgie robotique est que le médecin ne peut pas palper les structures sur lesquelles il opère. Il doit donc pratiquer l'intervention à l'aide de ce qu'il voit plutôt qu'avec ce qu'il voit et palpe.

La chirurgie robotique est aussi appelée chirurgie laparoscopique assistée par robot ou chirurgie assistée par ordinateur (CAO).

La chirurgie robotique a été étudiée le plus souvent chez les hommes atteints du cancer de la prostate. Les chercheurs évaluent aussi la chirurgie robotique comme traitement des cancers suivants :

  • Cancer de l’estomac
  • Cancer de l’œsophage
  • Cancer colorectal
  • Cancer du rein
  • Cancer de la glande surrénale
  • Cancer du poumon
  • Cancer de la vessie
  • Cancer de l’utérus
  • Cancer de l’ovaire
  • Cancer de la trompe de Fallope
  • Cancer du pharynx
  • Cancer du larynx
  • Cancer du pancréas
  • Cancer de la vésicule biliaire
  • Cancer du foie, y compris le cancer qui a pris naissance dans le foie ou le cancer qui s’est propagé au foie

On peut aussi enlever certains groupes de ganglions lymphatiques par chirurgie robotique, y compris ceux situés à l’aisselle (ganglions axillaires), à l’arrière de l’abdomen (ganglions rétropéritonéaux) et dans le thorax (ganglions médiastinaux). Des chercheurs ont également recours à des techniques de chirurgie robotique pour pratiquer des biopsies.

La chirurgie robotique est accessible seulement dans quelques centres de traitement au Canada.

Chirurgie endoscopique manuelle

La chirurgie endoscopique manuelle est une intervention pratiquée à travers plusieurs petites incisions (coupures) chirurgicales à l’aide d’un laparoscope ou d’un thoracoscope. Une des coupures est toutefois assez grande pour permettre au chirurgien de passer sa main à travers l’ouverture. Cela permet au chirurgien de tâter avec sa main tout en utilisant les outils endoscopiques. On peut avoir recours à la chirurgie endoscopique manuelle pour enlever du tissu qui mesure plus de 5 cm. Comparativement à la chirurgie standard, la chirurgie endoscopique manuelle semble engendrer les mêmes bienfaits que la chirurgie par laparoscopie, dont moins de douleur et de pertes de sang ainsi qu’une opération et une hospitalisation de plus courte durée.

La chirurgie endoscopique manuelle est une option de traitement chirurgical pour certains types de cancers dont le cancer du côlon, de l’estomac, de l’œsophage, de la prostate et du rein.

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