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Recherche sur la greffe de cellules souches

La greffe de cellules souches permet de remplacer les cellules souches qui forment le sang (hématopoïétiques) d’une personne. On y a recours quand la moelle osseuse a été endommagée par le cancer ou bien par la chimiothérapie ou la radiothérapie administrée pour traiter le cancer. Quand on fait une greffe, on peut administrer une chimiothérapie à plus forte dose pour détruire les cellules cancéreuses. Les nouvelles cellules souches se rendent dans la moelle osseuse où elles commencent à fabriquer de nouvelles cellules sanguines. Des chercheurs étudient des méthodes pour accroître la sécurité d'emploi et l'efficacité de la greffe de cellules souches.

On réalise la plupart des greffes de cellules souches au moyen de cellules souches prélevées dans le sang circulant dans le corps (sang périphérique) plutôt que dans la moelle osseuse. C’est qu’on peut prélever plus de cellules souches dans le sang circulant que dans la moelle osseuse. Il est aussi plus facile pour un donneur de donner des cellules souches provenant du sang périphérique. Et le nombre de cellules sanguines du receveur se rétablit habituellement plus vite.

Allogreffe d’intensité réduite

Lors d’une allogreffe de cellules souches, on prélève du sang ou de la moelle osseuse chez un donneur (habituellement un frère ou une sœur) pour l’administrer à un receveur. Des chercheurs évaluent l’efficacité de l’allogreffe d’intensité réduite. On a alors recours à de plus faibles doses de chimiothérapie ou de radiothérapie avant la greffe afin que ces traitements ne détruisent pas complètement la moelle osseuse du receveur. Il est donc possible que le nombre de cellules sanguines ne baisse pas aussi fortement qu’avec une greffe de cellules souches standard et, de ce fait, que le risque d’apparition de certaines complications diminue.

Les chercheurs tentent de trouver des moyens d’améliorer les résultats de ce traitement car l’allogreffe d’intensité réduite est liée à un plus grand risque de réapparition (récidive) du cancer que la greffe de cellules souches standard. Ils étudient aussi l’allogreffe d’intensité réduite auprès de personnes qui pourraient ne pas tolérer une greffe standard, comme celles qui sont atteintes de certaines affections médicales ou qui sont plus âgées.

Les chercheurs se penchent aussi sur le recours à l’allogreffe d’intensité réduite après une autogreffe, qui est réalisée avec le sang ou la moelle osseuse de la personne même. L’administration d’une autogreffe avant une allogreffe d’intensité réduite peut aider à réduire la quantité de cancer dans le corps.

Greffe de sang de cordon

On prélève des cellules souches du sang du cordon ombilical peu après la naissance d’un bébé. Ce sang de cordon peut être entreposé pour usage futur par la famille ou il peut être donné à une banque de sang. Au Canada, il y a quelques banques de sang de cordon qui font la collecte et l’entreposage de sang de cordon. La greffe de sang de cordon est liée à un risque plus faible de réaction du greffon contre l’hôte (GVH), mais le nombre de cellules sanguines prend plus de temps à se rétablir.

La greffe de sang de cordon est surtout étudiée chez les enfants puisqu’on ne peut prélever qu’une petite quantité de sang (de 50 à 100 ml) du cordon ombilical, ce qui veut dire que le nombre de cellules souches disponibles pour une greffe est moindre.

Lors des recherches sur la greffe de sang de cordon, on tente de déterminer :

  • quelles personnes seraient les plus aptes à subir ce genre de greffe;
  • comment utiliser le sang de cordon chez les adultes, notamment en augmentant le nombre de cellules souches dans le sang de cordon avant qu’elles ne soient greffées;
  • si on peut avoir recours au sang de cordon provenant de 2 nouveau-nés (double greffe de sang de cordon);
  • si on peut utiliser le sang de cordon pour les allogreffes d’intensité réduite.

Greffe en tandem

La greffe en tandem est aussi appelée double autogreffe. La personne reçoit alors 2 autogreffes. Avant chacune, on lui administre une chimiothérapie à forte dose.

On a recours à la greffe en tandem pour traiter certains types de cancer, mais les chercheurs tentent encore de déterminer quel est le meilleur moment pour faire la greffe et pour qui elle sera la plus bénéfique. Ils étudient également la greffe en tandem dans le but de savoir si elle peut aider à réduire le risque de réapparition du cancer.

Nouvelles méthodes de préparation à la greffe et de prise en charge

Les chercheurs tentent de trouver les meilleures façons de préparer la personne au conditionnement (traitement préparatoire) et à la greffe. Le conditionnement est l’administration d’une chimiothérapie à forte dose avant la greffe. Les études portent sur les aspects suivants :

  • différents facteurs de croissance ou de stimulation des colonies pour produire plus de cellules souches et accélérer le rétablissement de la moelle osseuse
  • protocoles de conditionnement améliorés, comme différents agents chimiothérapeutiques et médicaments ciblés ou le recours à la radioimmunothérapie (association d’une substance radioactive à des anticorps monoclonaux pour acheminer la radiation directement aux cellules cancéreuses)
  • meilleures méthodes pour prévenir et traiter les effets secondaires de la greffe de cellules souches, dont l’infection, la douleur dans la bouche (mucosite) et la GVH
  • meilleures façons d’enlever toute cellule cancéreuse qui reste avant de redonner les cellules souches au receveur lors d’une autogreffe de cellules souches
  • moyens pour améliorer les traitements administrés après la greffe de cellules souches dans le but de prévenir une récidive

Recours à des donneurs incompatibles ou haplo-identiques

Lors de l’allogreffe, les cellules souches du donneur doivent être les plus compatibles possibles avec celles du receveur afin d’accroître les chances de réussite de la greffe et de réduire le risque de problèmes. Le donneur a le plus de chances d’être compatible s’il est un parent par le sang, la plus grande probabilité de compatibilité parfaite étant une sœur ou un frère lié par le sang.

Quand on veut savoir si un donneur est compatible, on fait un typage des antigènes d’histocompatibilité (HLA) afin d’identifier les antigènes présents à la surface des cellules et des tissus d’une personne. Les antigènes sur les cellules souches données doivent être exactement les mêmes ou presque les mêmes que ceux des cellules du receveur.

Le donneur haplo-identique est un membre de la famille semi-compatible qui peut être la mère ou le père de la personne, son enfant, son frère ou sa sœur ou parfois un cousin ou une cousine. L’enfant, le père ou la mère biologique du receveur est toujours semi-compatible.

Le donneur incompatible a peu d’antigènes compatibles mais peut être une option quand il n’y a pas de compatibilité avec la famille du receveur ou un donneur non apparenté.

Les chercheurs étudient et comparent les greffes réalisées avec des donneurs incompatibles, des donneur haplo-identiques, des donneurs de sang de cordon et des donneurs non apparentés compatibles.

Apprenez-en davantage sur le typage HLA.

réaction du greffon contre l’hôte (GVH)

Trouble qui peut apparaître après une greffe de cellules souches. Les cellules souches saines du donneur, qu’on appelle greffon, attaquent les cellules du receveur, appelé hôte. Les cellules du greffon considèrent les cellules de l’hôte comme des étrangères et commencent à les détruire. Les symptômes incluent la jaunisse, une éruption cutanée ou des ampoules sur la peau ainsi que la sécheresse de la bouche ou des yeux.

anticorps monoclonal

Substance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière (antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer.

Les anticorps monoclonaux peuvent nuire à la fonction cellulaire ou peuvent servir à transporter des médicaments, des toxines ou des matières radioactives directement vers une tumeur.

antigène

Substance étrangère qui incite le système immunitaire à produire des anticorps contre elle.

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