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Recherche sur le dépistage et la détection précoce

Un cancer que l’on détecte tôt est habituellement plus facile à traiter et à guérir. Mais pour la plupart des types de cancer, il n’y a pas de tests de dépistage. Pour le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer colorectal, il existe des tests de dépistage sûrs et efficaces; mais pourrions-nous faire plus avec ces tests? Comment améliorer les programmes de dépistage – existe-t-il de meilleurs tests quelque part ou certaines personnes devraient-elles passer des tests plus souvent? Imaginez un instant combien de vies en plus pourraient être sauvées s’il existait des tests de dépistage pour tous les types de cancer ou une façon de dépister plusieurs types de cancer en même temps.

En plus d’essayer de trouver des façons d’amener plus de personnes à prendre part aux programmes de dépistage qui existent déjà, les chercheurs tentent d’améliorer les tests actuels, d’atténuer tout effet nuisible engendré par le dépistage et de mettre au point de nouvelles méthodes de dépistage du cancer à un stade précoce. Les chercheurs sont aussi très intéressés à découvrir quels individus ou groupes de personnes présentent des risques élevés de cancer de sorte que ces personnes puissent passer des tests à un plus jeune âge, en passer plus souvent ou subir des tests différents pour détecter le cancer à ses débuts.

Les chercheurs évaluent certains tests et interventions, dont ceux qui suivent, pour le dépistage et la détection du cancer à un stade précoce.

Imagerie

Les chercheurs tentent toujours de savoir si les examens d’imagerie que nous utilisons actuellement pour aider à diagnostiquer le cancer et à planifier le traitement peuvent permettre de trouver le cancer à ses débuts, en particulier chez les personnes dont le risque d’être atteintes de cette maladie est plus élevé que la moyenne. Ces examens d’imagerie sont entre autres ceux-ci :

  • Radiographie
  • Échographie
  • Tomodensitométrie (TDM)
  • Imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • Tomographie par émission de positrons (TEP)

Apprenez-en davantage sur les examens d’imagerie.

Tomosynthèse du sein

Les chercheurs essaient aussi de mettre au point de nouvelles techniques d'imagerie fondées sur les examens d'imagerie actuels. La tomosynthèse du sein est un examen d’imagerie semblable à la mammographie. On a recours à un appareil de radiographie qui se déplace autour du sein et qui prend des clichés. Les clichés peuvent être superposés pour créer une image du sein en 3D afin d’aider les médecins à détecter le cancer du sein. Des chercheurs tentent de savoir si la tomosynthèse du sein est meilleure que la mammographie pour le dépistage du cancer du sein. Certaines recherches ont montré que la tomosynthèse du sein présente un plus faible taux de faux positifs. Un faux positif signifie que le test révèle la présence d'un cancer alors que ce n'est pas le cas. Un faux positif entraîne des examens non nécessaires et peut engendrer beaucoup d’inquiétude chez la personne qui a subi le test.

Endoscopie virtuelle

L’endoscope est un instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille. L’endoscopie est une intervention au cours de laquelle le médecin utilise un endoscope pour regarder à l’intérieur du corps. L'endoscopie virtuelle est un examen d'imagerie au cours duquel on a recours à la tomodensitométrie (TDM) pour créer des images de l'intérieur d'un organe. Un ordinateur assemble plusieurs clichés de TDM pour créer une image tridimensionnelle (3D) de l'organe. Les médecins peuvent ainsi observer en 3D le revêtement d'un organe, comme ils le feraient lors d'une endoscopie habituelle, mais sans avoir à y insérer un endoscope. L'endoscopie virtuelle est plus confortable à passer qu'une endoscopie habituelle puisque le médecin n’a pas besoin d’insérer un endoscope dans le corps.

L’endoscopie virtuelle présente certains désavantages. L’intervention vous expose à la radiation, elle ne permet pas toujours de détecter les régions anormales qui sont très petites, et le médecin ne peut effectuer de biopsie s’il observe une région anormale. Cela signifie que si une région anormale est détectée, vous devez passer un autre test comme une endoscopie habituelle ainsi qu’une biopsie au besoin.

Les endoscopies spécialisées sont nommées en fonction de l’organe ou de la structure à examiner ou à traiter. Des chercheurs étudient la coloscopie virtuelle comme moyen de rechercher des signes de cancer au colon et au rectum. Ils évaluent aussi la bronchoscopie virtuelle comme moyen d’examiner les poumons, la trachée et les bronches (les deux embranchements en forme de tubes de la trachée) chez les personnes dont le risque de cancer du poumon est élevé.

Endoscopie par capsule

Des chercheurs s'intéressent à l’endoscopie par capsule comme test de dépistage des cancers du tube digestif. L’endoscopie par capsule est plus confortable à passer qu’une endoscopie habituelle et elle ne vous expose pas à la radiation, tout comme l’endoscopie virtuelle.

L’endoscopie par capsule se fait en avalant une pilule, qu’on appelle capsule. La capsule est environ de la taille d’un supplément de vitamine et contient une source lumineuse et une caméra. Environ 8 heures sont nécessaires à la capsule pour circuler dans tout le corps. Elle est expulsée du corps avec les selles lors de la défécation. En se déplaçant dans le tube digestif, la caméra prend des milliers de clichés qui sont envoyés vers un dispositif que vous portez sur votre corps. Le médecin peut ensuite transférer les images du dispositif vers un ordinateur afin de voir s'il y a des régions anormales, comme des ulcères ou des polypes.

Vos intestins doivent être aussi vides que possible pour l’endoscopie par capsule. Par conséquent, l’un des désavantages de la préparation à ce test en comparaison à la préparation à une endoscopie standard est que vous pourriez devoir prendre plus de laxatifs à mesure que vous vous rapprochez du moment de passer le test. De plus, l’endoscopie par capsule a tendance à détecter un plus petit nombre de régions anormales que l'endoscopie standard.

Des scientifiques s'intéressent à l’endoscopie par capsule comme test de dépistage du cancer de l’intestin grêle et du cancer colorectal. On doit par contre effectuer d'autres recherches afin de rendre la technique plus efficace pour la détection des régions anormales.

Dosage des marqueurs tumoraux

Les biomarqueurs sont des substances présentes naturellement dans les cellules, les tissus ou les liquides de votre corps. On trouve certains biomarqueurs en quantités anormales chez les personnes atteintes de cancer. Des chercheurs évaluent différents biomarqueurs pour voir lesquels sont utiles pour détecter le cancer, ou pour établir un pronostic et prédire une réaction au traitement chez les personnes atteintes de cancer. Lorsque les biomarqueurs sont utilisés pour détecter ou comprendre davantage le cancer, on les appelle aussi marqueurs tumoraux.

Certains marqueurs tumoraux sont spécifiques à un seul type de cancer, alors que d’autres sont associés à plus d’un type de cancer. Ils peuvent aussi aider les médecins à prédire quels cancers sont les plus ou les moins susceptibles de se propager.

Des chercheurs tentent de savoir si les marqueurs tumoraux présents dans les tissus ou les cellules prélevés dans le corps, comme le sang, l’urine, les selles, la salive, les expectorations (mucus rejeté par les poumons lors de la toux), l’air expiré, le sperme et les sécrétions vaginales peuvent permettre de détecter le cancer à ses débuts. Des chercheurs évaluent aussi des associations de marqueurs tumoraux, appelées profils, pour savoir s’il y en a qui sont plus efficaces qu’un seul marqueur pour dépister le cancer.

Le dosage des marqueurs tumoraux permet aux médecins de mieux comprendre le cancer et de savoir quel sera son comportement ou sa réaction au traitement probable pour chaque personne. Les marqueurs tumoraux et le dosage des marqueurs tumoraux font partie du domaine en croissance que représente la médecine personnalisée, ou de précision, qui repose sur les renseignements de la personne.

À mesure que nous découvrons de nouveaux marqueurs tumoraux et que nous en apprenons davantage sur le rôle de nos gènes dans l’apparition du cancer, les chercheurs peuvent utiliser ces renseignements pour mettre au point de meilleurs tests de dépistage qui permettent de rechercher tout changement avant que d’autres signes ou symptômes du cancer commencent à se manifester. Connaître cette information aide aussi à identifier les personnes qui présentent des risques plus élevés que la moyenne d’être atteintes du cancer et qui pourraient le plus bénéficier du dépistage.

Apprenez-en davantage sur la médecine personnalisée et le dosage des marqueurs tumoraux.

Gènes et tests fondés sur les gènes

Les tests fondés sur les gènes détectent les différences entre les gènes normaux et les gènes qui ont été modifiés, ou mutés, dans les cellules cancéreuses. Les gènes sont des segments d’ADN qui indiquent à chacune des cellules de votre corps comment se comporter. Les médecins examinent parfois des gènes seuls ou plusieurs gènes ensemble pour voir s’il y a des changements. Les gènes qui ont changé ou muté constituent un type de marqueur tumoral que les médecins peuvent analyser. Il y a de nombreux changements ou mutations génétiques que les chercheurs ont reliés au cancer. Cela inclut les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 liés au cancer du sein et les mutations au gène R-EGF liées au cancer du poumon non à petites cellules.

L’analyse des microréseaux est un type de test fondé sur les gènes qui permet aux chercheurs d’observer de nombreux gènes simultanément afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas. Analyser de nombreux gènes à la fois afin de savoir lesquels sont actifs et lesquels ne le sont pas est appelé profil d’expression génétique.

Utiliser les marqueurs tumoraux, les gènes et les tests fondés sur les gènes pour essayer de détecter le cancer à un stade précoce fait partie du domaine en croissance appelé médecine personnalisée, ou de précision. Apprenez-en davantage sur la médecine personnalisée.

Test de dépistage du VPH

Le virus du papillome humain (VPH) forme un groupe de plus de 100 types différents de virus apparentés. Certains types de VPH peuvent causer des changements anormaux aux cellules du col de l’utérus, de la bouche (cavité buccale), de la gorge (pharynx), du vagin, de la vulve, du pénis et de l’anus. Ces changements anormaux peuvent devenir des états précancéreux et un cancer. Le test de dépistage du VPH est une intervention au cours de laquelle on prélève une petite quantité de cellules qu’on analyse pour savoir si elles contiennent l’ADN des types de VPH à risque élevé.

On a le plus souvent recours au test de dépistage du VPH pour identifier les personnes qui présentent un risque élevé d’être atteintes du cancer du col de l'utérus et d’états précancéreux au col de l’utérus. Mais le test de dépistage du VPH ne fait pas partie de tous les programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus au Canada. Les chercheurs tentent toujours de trouver la meilleure façon d’utiliser le test de dépistage VPH comme moyen de dépistage du cancer du col de l’utérus.

Les chercheurs essaient aussi de savoir comment utiliser le test de dépistage du VPH pour détecter d’autres types de cancer liés au VPH. La détection des types de VPH à risque élevé peut aider les médecins à identifier les patients qui sont les plus susceptibles d’être atteints d’un état précancéreux lié au VPH. Ces patients peuvent passer des tests de suivi pour surveiller tout signe d’état précancéreux. Lorsqu’on détecte un état précancéreux et qu’on le traite, cela peut aider à prévenir l’apparition d’un cancer.

Apprenez- en davantage sur le test de dépistage du VPH.

mammographie

Intervention visant à obtenir une image radiologique du sein.

Les médecins ont recours à la mammographie pour détecter des tumeurs ou des kystes (genre de sac habituellement rempli d'une substance liquide ou semi-solide) aux seins.

Les différents types de mammographie incluent la mammographie de dépistage et la mammographie diagnostique.

L’image radiologique ainsi obtenue est appelée cliché mammaire.

appareil digestif

Groupe d’organes qui fonctionnent ensemble pour permettre l’ingestion et la décomposition des aliments et des liquides, l’assimilation des éléments nutritifs et l’évacuation des déchets du corps.

L’appareil digestif comprend les organes du tube digestif. Ce sont la bouche, le pharynx (gorge), l’œsophage, l’estomac, l’intestin grêle et le gros intestin. L’appareil digestif comprend aussi d’autres organes de la digestion qui sont les dents, la langue, les glandes salivaires, le foie, le pancréas et la vésicule biliaire.

acide désoxyribonucléique (ADN)

Molécules à l’intérieur de la cellule qui ont la capacité de programmer l’information génétique. L’ADN détermine la structure, la fonction et le comportement d’une cellule.

Histoires

Tuli Chowdhury J’encourage tout le monde à faire du bénévolat pour la Société canadienne du cancer, et en particulier les jeunes, de poursuivre l’adolescente.

Lisez l’histoire de Tuli

D’immenses progrès ont été accomplis

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Pour certains cancers, comme ceux de la thyroïde et du testicule, les taux de survie dépassent 90 pour cent. Pour d’autres cancers, comme ceux du pancréas, du cerveau et de l’œsophage, les taux de survie demeurent très bas.

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