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Recherche sur la radiothérapie

Des chercheurs étudient et appliquent plusieurs approches nouvelles afin de connaître l’efficacité de la radiothérapie comme traitement de différents cancers. Ils tentent aussi de trouver comment améliorer les méthodes d’administration de la radiation afin de contrôler la tumeur tout en évitant ou en atténuant les dommages aux cellules normales.

Radiothérapie ciblée

Les chercheurs essaient de rendre la radiothérapie plus précise dans le but de cibler seulement la tumeur et d’épargner le tissu sain tout autour. Ils évaluent comment ils pourraient améliorer des techniques de radiothérapie externe comme la radiothérapie conformationnelle et la radiothérapie conformationnelle avec modulation d’intensité (RCMI).

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie conformationnelle, dont la RCMI.

La radiothérapie guidée par l’image (IGRT) est une autre méthode à laquelle les chercheurs ont recours pour tenter d’améliorer la précision de la radiothérapie. On fait l’imagerie de la tumeur et du tissu normal tout autour le jour précédant la séance de traitement. Cela aide à s’assurer que la radiothérapie est administrée avec une très grande précision vers la tumeur et qu’elle cause moins de dommages au tissu normal voisin.

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Schémas de fractionnement

La radiothérapie est habituellement administrée chaque jour pendant un certain nombre de semaines. Fractionner signifie répartir la dose totale de radiation sur un certain nombre de jours et de semaines. On a maintenant recours à de nouveaux schémas pour traiter le cancer et possiblement réduire les effets secondaires à long terme. Certains schémas permettent d'administrer la radiothérapie deux fois par jour, alors que d'autres réduisent le nombre de jours ou encore changent la dose à chaque séance. Certains de ces récents schémas se sont déjà révélés efficaces.

Les chercheurs étudient les schémas de fractionnement qui suivent.

Fractionnement accéléré

La radiothérapie peut être accélérée, c’est-à-dire administrée sur une plus courte période. On termine donc le traitement plus rapidement, comme en 5 semaines au lieu de 7. Le nombre de fractions, la dose totale et la quantité de radiation administrée par fraction peuvent varier en fonction de la durée globale du traitement.

Hyperfractionnement

L'hyperfractionnement permet de diviser la dose totale de radiation en plus petites doses administrées plus souvent. On peut administrer la radiation 2 fois par jour ou plus au lieu d'une fois par jour. Cela permet d'administrer de multiples petites doses de radiation qui équivalent à une dose totale plus élevée, ce qui peut causer plus de dommages à une cellule cancéreuse. Les séances sont habituellement espacées de 4 à 6 heures pour permettre aux tissus normaux de guérir.

Hypofractionnement

Dans le cas de la radiothérapie hypofractionnée, on administre moins de séances de radiothérapie : soit que la série de traitements quotidiens est plus courte, soit que les doses administrées sont plus fortes et moins nombreuses, soit qu’on administre une seule séance.

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Radiothérapie stéréotaxique

La radiothérapie stéréotaxique permet d’administrer avec précision une forte dose de radiation vers la région tumorale. La personne doit être dans une position très précise et rester vraiment immobile. Si la tumeur bouge, comme une tumeur au poumon à chaque cycle respiratoire, la radiothérapie stéréotaxique permet de surveiller avec précision le mouvement de la tumeur. La radiothérapie stéréotaxique est d’abord devenue populaire comme traitement des métastases au cerveau ainsi que des tumeurs et affections cérébrales bénignes. On a maintenant recours à cette technique pour traiter d’autres types de tumeurs dont les tumeurs au poumon, au foie, à la colonne vertébrale et à la prostate. On se sert d’un accélérateur linéaire spécialisé ou du scalpel gamma pour administrer la radiothérapie stéréotaxique.

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie stéréotaxique.

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Radiothérapie peropératoire

La radiothérapie peropératoire (RPO) est administrée lors de la chirurgie. Une fois que le chirurgien a enlevé la plus grande partie possible de la tumeur, on émet la radiation directement vers la région où la tumeur se trouvait, ce qu’on appelle lit tumoral. Le chirurgien écarte les tissus normaux afin de les protéger de la radiation. La RPO permet aux médecins d’administrer de plus fortes doses de radiation vers le cancer que la radiothérapie classique.

Les chercheurs évaluent la RPO comme traitement des cancers du sein, de l'abdomen et du bassin. Ils tentent aussi de savoir si elle sera efficace contre les cancers qui ont tendance à réapparaître, ou récidiver, après le traitement.

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Protonthérapie

La protonthérapie est aussi appelée radiothérapie par particules chargées. C’est une forme de radiothérapie externe qui utilise des particules de protons de haute énergie, c’est-à-dire chargées, au lieu de faisceaux de rayons X. Les protons émettent une plus forte dose de radiation mais causent moins de dommages aux tissus voisins que la radiothérapie externe classique puisqu’on peut les diriger avec plus de précision vers la tumeur.

La protonthérapie n’est pas offerte partout au Canada. C’est une intervention complexe et l’équipement nécessaire est coûteux. On y a donc recours actuellement pour traiter des cas très spécialisés ou pour faire des études de recherche.

Les chercheurs étudient également d’autres particules atomiques en plus des protons pour administrer la radiothérapie. Ce sont entre autres les neutrons et les ions comme l’ion de carbone.

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Radiosensibilisants et radioprotecteurs

Les radiosensibilisants sont des substances qui rendent les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiation, ce qui fait que plus de cellules cancéreuses meurent avec la même dose de radiation. Les chercheurs étudient la chaleur (hyperthermie) afin de déterminer si elle est efficace comme radiosensibilisant puisqu'elle semble rendre la récupération des cellules cancéreuses plus difficile. La chaleur peut être générée par les micro-ondes ou les ultrasons. Les chercheurs évaluent les effets de la chaleur associée à la radiation pour traiter certains cancers. Ils étudient aussi des agents chimiothérapeutiques et biologiques afin de savoir s’ils augmentent l’efficacité de la radiothérapie. Apprenez-en davantage sur la thérapie biologique.

Les radioprotecteurs sont des substances qui peuvent aider à protéger les tissus normaux des effets dommageables de la radiation. L'amifostine (Ethyol), par exemple, peut aider à atténuer la sécheresse de la bouche (xérostomie) lorsqu'on administre une radiothérapie comme traitement d’un cancer de la tête et du cou. Les chercheurs étudient d’autres médicaments pour savoir s’ils sont des radioprotecteurs efficaces.

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Anticorps monoclonaux radiomarqués

Les anticorps monoclonauxanticorps monoclonauxSubstance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière ( antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer. sont en mesure de reconnaître des protéines anormales présentes à la surface des cellules cancéreuses. Ces anticorps peuvent transporter des substances radioactives qui émettent des doses de radiation directement dans les tumeurs cancéreuses. Cette approche permet d’administrer une forte dose de radiation à la tumeur et aide à réduire les dommages causés par la radiation aux cellules saines voisines.

L'emploi de certains anticorps monoclonaux radiomarqués a récemment été approuvé. D’'autres sont actuellement utilisés seulement en essais cliniques au Canada comme traitement du cancer.

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Radioembolisation

L'embolisation est une intervention au cours de laquelle on bloque un vaisseau sanguin dans le but de réduire la circulation sanguine. La radioembolisation, aussi appelée radiothérapie interne sélective, est un type de radiothérapie interne employé comme traitement du cancer du foie. Les substances radioactives sont perfusées directement dans l'artère hépatique afin d'administrer plus efficacement la radiation et de bloquer l'apport sanguin à la tumeur au foie.

Des chercheurs étudient la radioembolisation comme option de traitement du cancer primitif du foie et des cancers qui se propagent au foie à partir d'un autre foyer primitif. On devrait l'utiliser comme une forme de traitement palliatif qui ralentit la croissance de la tumeur au foie et soulage les symptômes.

Les chercheurs évaluent différentes méthodes pour administrer les substances radioactives par radioembolisation, dont celles qui suivent.

Microsphères

Les microsphères (TheraSpheres ou SIR-Spheres par exemple) sont de minuscules billes de verre ou de résine qui contiennent un radio-isotope comme l'yttrium-90. Ces microsphères qu'on injecte dans l'artère hépatique sont ensuite emprisonnées dans les petits vaisseaux sanguins de la tumeur et émettent une forte dose de radiation dans le tissu. La radiation est émise sur une période de 2 semaines et diminue ensuite graduellement jusqu'à ce que les microsphères ne soient pus radioactives. Il n'est pas nécessaire de retirer les microsphères : elles peuvent rester dans le foie.

Lipiodol

Le lipiodol est un type d’huile de pavot qui contient un radio-isotope d’iode. Le lipiodol s'accumule dans la tumeur et émet la radiation dans le tissu.

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Administration d’oxygène pour rendre la radiothérapie plus efficace

Un faible taux d’oxygène, soit l’hypoxie, dans les cellules cancéreuses est l’un des facteurs qui peuvent contribuer à la résistance d’une tumeur à la radiothérapie. L’oxygène rend les cellules de 2 à 3 fois plus sensibles à la radiothérapie. Administrer une radiothérapie pendant plusieurs semaines, soit le fractionnement, permet au taux d’oxygène d’augmenter dans les cellules cancéreuses entre les séances de traitement, ce qui aide à rendre la radiothérapie plus efficace.

Les chercheurs étudient d’autres façons d’accroître le taux d’oxygène dans les cellules avant la radiothérapie. Les recherches qui suivent portent sur l’oxygène.

Nicotinamide et carbogène

La nicotinamide est un type de vitamine B qui peut aider à accroître le débit sanguin vers la tumeur. Le carbogène est un gaz fortement concentré en oxygène. Les médecins tentent de savoir si l’administration d’une association de nicotinamide et de carbogène peut accroître le taux d’oxygène dans les cellules cancéreuses et les rendre plus sensibles à la radiation.

Metformine

La metformine est un médicament administré pour traiter le diabète qui se révèle également prometteur comme radiosensibilisant des tumeurs. La metformine peut accroître le taux d’oxygène dans les cellules cancéreuses en altérant le métabolisme des tumeurs. Des essais cliniques en cours portent sur la capacité de la metformine à intensifier la réaction des tumeurs à la radiation.

Agents de ciblage vasculaire

Les chercheurs étudient comment les médicaments biologiques qui agissent sur la croissance des vaisseaux sanguins des tumeurs (angiogenèse) peuvent servir à rendre la radiation plus efficace. Certains médicaments administrés avant la radiothérapie pourraient améliorer la fonction des vaisseaux sanguins, faisant augmenter le taux d’oxygène et rendant ainsi les cellules cancéreuses plus sensibles à la radiation. Certains médicaments peuvent, eux, perturber la fonction des vaisseaux sanguins, ce qui prive la tumeur d’oxygène. Ces médicaments pourraient être des plus efficaces si on les administre après la radiothérapie.

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Histoires

Ray Ellis in fireman gear J’ai perdu pas mal de frères à cause du cancer. Parce que j’inhale de la fumée et que je m’expose à des substances chimiques, je vis pratiquement chaque jour dans la crainte du cancer.

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