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Recherche sur la prévention du cancer

Nous en savons déjà beaucoup sur les manières de prévenir le cancer. Si nous, en tant que société, mettons en pratique toutes nos connaissances sur les saines habitudes de vie et les politiques qui protègent la santé de la population, nous pourrions éviter presque la moitié des cas de cancer. Mais nous devons en apprendre davantage sur la façon dont cette maladie se développe et la façon de l'empêcher de se manifester.

De nombreuses années d’études d’importants groupes de personnes peuvent être nécessaires pour comprendre quels facteurs préviennent ou réduisent le risque d’apparition du cancer. Les chercheurs trouvent souvent utile d’étudier des groupes de personnes dont le risque d’être atteintes de certains types de cancer est plus élevé que la normale afin de découvrir les meilleures façons d’essayer de le prévenir. Leur risque peut être élevé parce qu’elles ont un état précancéreux ou des antécédents familiaux de cancer ou bien parce qu’elles fument. Les chercheurs tentent aussi de trouver comment empêcher le cancer de réapparaître chez les personnes qui ont été traitées pour cette maladie.

La recherche sur la prévention du cancer porte entre autres sur les domaines qui suivent.

Environnement et lieu de travail

Toute substance reconnue pour causer le cancer est appelée carcinogène. La recherche a identifié un certain nombre de carcinogènes auxquels vous pouvez être exposés au travail, à la maison ou dans l’environnement, comme l’amiante, l’arsenic et le radon. Différentes recherches portent sur d’autres carcinogènes possibles afin de nous aider à comprendre ce qui est lié au cancer et ce qui ne l’est pas. Cela nous permet d’éviter de nous exposer à des carcinogènes possibles présents dans l’environnement, à la maison ou au travail en limitant leur usage ou en les utilisant de façon sécuritaire.

Alimentation

La recherche a démontré qu’une alimentation riche en fruits et légumes peut aider à prévenir le cancer. Elle a également démontré qu’une grande consommation de viande rouge ou transformée accroît le risque de cancer colorectal. On doit étudier davantage le lien exact entre ce que vous mangez et le cancer, mais des preuves scientifiques permettent de dire que certains groupes d'aliments, des aliments individuels et des substances spécifiques dans les aliments peuvent réduire le risque de cancer.

Activité physique

On doit effectuer d'autres études afin de préciser le lien entre l'activité physique et le cancer, mais des données scientifiques permettent d'associer le fait de bouger à une diminution du risque de cancer. On doit en apprendre davantage sur les types d'activités physiques qui sont les meilleurs pour réduire ce risque.

Comportement sédentaire

On parle de comportement sédentaire quand nos activités ne nécessitent que très peu de mouvements et qu’elles n’exigent que peu d’énergie, comme s’asseoir devant un bureau ou s’étendre pendant de longues périodes. Le comportement sédentaire diffère du manque d’activité physique.

La recherche indique un lien entre le fait d’être trop longtemps assis et une hausse du risque de cancer. Mais on doit mener d’autres études pour comprendre comment le comportement sédentaire est lié à des cancers spécifiques et pour découvrir des moyens efficaces de bouger davantage et de passer moins de temps assis.

Vaccins et produits biologiques pour prévenir le cancer

Les chercheurs continuent d’étudier des vaccins qui pourraient aider à prévenir le cancer. La recherche nous a déjà permis de savoir que les vaccins anti-VPH (virus du papillome humain) aident à protéger contre le cancer du col de l’utérus et d’autres cancers liés au VPH dont le cancer du vagin, de la vulve, de l’anus, de la cavité buccale et de l’oropharynx. Les chercheurs tentent de concevoir des vaccins anti-VPH qui aident à protéger contre plus de types de cancer. Ils essaient également de savoir comment la vaccination contre d’autres virus, comme l’hépatite B, et le traitement d’autres virus, comme l’hépatite C, pourraient aussi aider à prévenir le cancer.

Ils tentent également de concevoir des vaccins qui protègent contre le cancer colorectal chez les personnes atteintes du syndrome de Lynch et des vaccins qui protègent contre le cancer du sein chez les femmes qui sont porteuses de la mutation du gène BRCA. On élabore aussi des vaccins qui aideraient à prévenir le cancer du pancréas et le cancer du poumon en ciblant des mutations génétiques spécifiques liées à ces cancers.

Chimioprévention

Prendre certains médicaments, certaines vitamines ou autres substances pourrait aider à prévenir la formation du cancer ou sa réapparition. Ce domaine d’étude est appelé chimioprévention. On étudie la chimioprévention chez des personnes dont le risque de cancer est moyen, mais les chercheurs se concentrent surtout sur la façon de prévenir le cancer chez les personnes dont le risque est supérieur à la moyenne.

Vitamine D

De nombreuses études démontrent un lien entre la vitamine D et le risque de cancer. De plus en plus de preuves scientifiques révèlent que la vitamine D peut réduire le risque d’apparition de certains types de cancer. La preuve que la vitamine D réduit le risque de cancer est plus importante pour le cancer colorectal, mais on doit mener plus de recherches pour en être certain.

Autres vitamines et suppléments

Des chercheurs tentent de savoir si la prise de certains suppléments et vitamines peut aider à prévenir le cancer. Ce sont entre autres ceux-ci :

  • vitamine A (dont les rétinoïdes et les caroténoïdes)
  • vitamine E
  • acide folique et autres vitamines B
  • sélénium
  • calcium

On doit faire plus de recherches pour savoir si les vitamines ou les suppléments peuvent prévenir l’apparition de certains types de cancer.

Statines

Les statines sont des médicaments qui font baisser votre taux de cholestérol. Leur action consiste à bloquer l'enzyme dont le corps a besoin pour fabriquer du cholestérol. Une diminution des taux de cholestérol peut aider à traiter et à prévenir les maladies cardiaques. Les chercheurs tentent de savoir si les statines aident aussi à réduire le risque d’apparition de certains types de cancer.

La recherche a révélé que les statines pouvaient bloquer les fonctions cellulaires liées à la façon dont le cancer apparaît, se développe et se propage. On doit mener d'autres recherches afin d'établir clairement si les statines peuvent prévenir certains types de cancers.

Aspirine et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

On a recours aux AINS pour la douleur dont les maux de tête ou de dos. On peut aussi les administrer pour les douleurs plus intenses causées par les maladies chroniques comme l'arthrite ou la sciatique. Les AINS fréquemment employés sont entre autres l’acide acétylsalicylique (ASA, Aspirin), l’ibuprofène (Advil, Motrin) et le célécoxib (Celebrex). Les AINS réduisent l'inflammation et empêchent le corps de fabriquer des prostaglandines. Celles-ci contrôlent la croissance et la mort des cellules ainsi que le développement de vaisseaux sanguins.

La recherche révèle que les personnes qui prennent des AINS risquent moins d’être atteintes du cancer colorectal. Elle démontre également que la prise d’AINS semble aider à réduire le risque de cancer de l’œsophage et de l’estomac ainsi que d’autres cancers. Mais on doit poursuivre les recherches pour mieux comprendre le rôle qu'ils peuvent jouer dans la prévention du cancer. Actuellement, on ne recommande pas les AINS pour prévenir le cancer.

Metformine

La metformine (Glucophage) est un médicament qui sert à traiter le diabète. La metformine réduit le taux de glucose dans le sang. Les personnes atteintes de diabète risquent plus que la moyenne des gens d’avoir le cancer. Des études démontrent que la metformine peut réduire le risque d’apparition de certains types de cancer chez les personnes atteintes de diabète. Des chercheurs tentent de savoir si la metformine peut réduire le risque de cancer chez les personnes dont le risque d’en être atteintes est élevé.

Emploi des médicaments anticancéreux pour prévenir le cancer

Des chercheurs essaient de découvrir si les médicaments administrés pour traiter le cancer peuvent aider à le prévenir. Ils tentent de trouver quels gènes ont été modifiés, ou mutés, chez les personnes atteintes d’un état précancéreux qui peut mener au cancer s’il n’est pas traité. Puis ils traitent l’état précancéreux, et tentent ainsi de prévenir l’apparition du cancer, avec les médicaments administrés aux personnes atteintes de cancer qui présentent les mêmes changements, ou mutations génétiques.

Analyser comment les gènes d’une personne peut aider à prévenir, diagnostiquer et traiter le cancer est appelé médecine personnalisée.

Autres domaines de recherche sur la prévention du cancer

Voici d’autres domaines de recherche sur la prévention du cancer :

  • On tente de savoir comment le statut socio-économique (position économique et sociale d’une personne comparée à celle d’autres personnes comprenant entre autres le revenu, l’éducation et le type d’emploi) d’une personne, sa constitution biologique, sa constitution génétique ainsi que d’autres facteurs peuvent engendrer des taux plus élevés de cancer chez certaines populations.
  • On veut élaborer de meilleurs programmes ainsi que de meilleures politiques et interventions visant à protéger le grand public de substances causant le cancer.
  • On tente de découvrir et d’évaluer de nouvelles façons de prévenir le cancer chez les personnes dont le risque d’être atteintes de cette maladie est plus élevé que la moyenne, comme celles qui présentent certaines mutations génétiques.
  • On conçoit de nouvelles méthodes de prévention et de traitement des états précancéreux qui soient meilleures dans le but d’éviter qu’ils se transforment en cancer.

précancéreux

Se dit d’un état susceptible d’évoluer vers un cancer.

Une affection ou un état précancéreux peut (ou risque de) devenir cancéreux (malin).

L'état précancéreux est aussi appelé pré-malin.

syndrome de Lynch

Maladie héréditaire caractérisée par la formation d’un grand nombre de polypes dans le revêtement du côlon et du rectum mais pas autant que dans le cas de la polypose adénomateuse familiale (PAF).

Il existe 2 types de syndrome de Lynch. Le type A accroît le risque de cancer colorectal et le type B fait augmenter le risque de plusieurs cancers dont le cancer colorectal et d’autres cancers de l’appareil digestif, ainsi que les cancers de l’ovaire et de l’utérus chez la femme.

On l’appelle aussi cancer colorectal héréditaire sans polypose (HNPCC).

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