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Recherche sur le cancer

Bien des personnes se demandent pourquoi nous n’avons pas encore de moyen de guérir le cancer. Même si nous avons fait beaucoup de progrès en recherche, il n’est pas facile de guérir le cancer. Pourquoi? Le cancer, ce n’est pas une seule maladie. Le cancer représente plus de 100 maladies et chacun de ces 100 types se divise en plusieurs sous-types. Nous cherchons donc de nombreuses façons de guérir de nombreux types de cancer. La recherche sur le cancer est aussi un lent processus par étape. Il suppose la collecte et l’analyse de données provenant de laboratoires de recherche et d’études portant sur des personnes atteintes de cancer. Ce qui semble très prometteur en laboratoire ne fonctionne pas toujours chez les personnes. Il faut souvent de nombreuses années pour qu’un nouveau test ou traitement soit accessible en dehors d’un essai clinique.

Malgré tout, nous sommes dans une période encourageante. La recherche sur le cancer au Canada et dans le monde entier continue de nous rapprocher du jour où on guérira de nombreux cancers et où d’autres seront traités en tant que maladie chronique comme le diabète et l’asthme. Les progrès technologiques nous ont aidés à avoir une meilleure compréhension des causes du cancer, de la façon dont il se manifeste, des façons de le prévenir, des meilleures façons de le traiter et des façons d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

La recherche sur le cancer a permis aux gens atteints de cancer de survivre plus longtemps. De nos jours, plus de 60 % des Canadiens atteints de cancer survivront au moins 5 ans après avoir reçu leur diagnostic. C’est une grande amélioration par rapport aux années 40 alors que le taux de survie après 5 ans était d’environ 25 %. Avec l’approfondissement de nos connaissances, les progrès dans la lutte contre le cancer seront encore plus grands.

La recherche sur le cancer s’applique à une vaste gamme d’activités et d’aspects de l’étude scientifique. Ces types de recherches sur le cancer nous permettent d’approfondir notre compréhension de cette maladie.

Recherche fondamentale sur le cancer

La recherche fondamentale sur le cancer nous aide à comprendre comment le cancer prend naissance, se développe et se propage (métastase). La recherche fondamentale se concentre sur les cellules et se déroule en laboratoire, où les chercheurs essaient de comprendre les différences entre les cellules normales, les cellules saines et les cellules cancéreuses.

Les cellules étudiées sont parfois prélevées dans la tumeur des personnes atteintes. Les cellules cancéreuses peuvent être cultivées dans des éprouvettes ou un autre matériel de laboratoire, ou même dans des animaux, comme des souris, pour voir si le cancer se développe. Lorsqu’on a recours à des animaux pour étudier le cancer, les chercheurs peuvent aussi tester de nouveaux traitements potentiels et commencer à analyser les effets secondaires liés à un nouveau traitement.

Plus nous en apprenons sur les cellules cancéreuses, plus nous pouvons comprendre pourquoi certains traitements sont efficaces et d’autres non. Les chercheurs qui font de la recherche fondamentale sur le cancer s’attardent aux caractéristiques uniques des cellules cancéreuses, comme certains gènes qui sont actifs ou inactifs ou certaines substances qu’on trouve sur les cellules cancéreuses (marqueurs tumoraux). Une plus grande compréhension de ces caractéristiques peut aider les médecins à établir un diagnostic, un pronostic et un plan de traitement pour les personnes atteintes du cancer.

Les chercheurs tentent également d’en apprendre davantage sur le microenvironnement de la tumeur, c’est-à-dire la région qui entoure les cellules cancéreuses à l’intérieur de la tumeur. Comment les cellules cancéreuses interagissent avec le microenvironnement de la tumeur nous aidera à en savoir davantage sur la façon dont le cancer apparaît, se développe et se propage, ainsi que sur les raisons pour lesquelles certaines tumeurs sont sensibles à certains traitements mais résistantes à d’autres.

Recherche translationnelle

La recherche translationnelle examine ce que nous avons appris en laboratoire et l’amène jusqu’au chevet des patients – puis le retourne au laboratoire où l’on tente d’en savoir davantage. Les théories issues des expériences sur des cellules cancéreuses ou des modèles animaux doivent être confirmées sur de vrais cancers humains à l’aide des données des patients ou de prélèvements tumoraux. Les chercheurs prennent ce qu’ils ont appris grâce à la recherche fondamentale sur la façon dont le cancer prend naissance, se développe et se propage et vérifient si ces connaissances correspondent à ce qu’on observe chez les personnes atteintes de cancer. Les résultats obtenus au chevet des personnes atteintes de cancer servent à réviser les théories qui sont ensuite reprises en laboratoire afin qu’on vérifie si les données peuvent servir à découvrir de meilleurs traitements pour les patients.

Le processus qui consiste à prendre ce que nous avons appris en laboratoire pour l’appliquer réellement chez les personnes atteintes de cancer prend souvent beaucoup de temps. Il faut de nombreuses expériences de laboratoire et de nombreux tests chez les humains (essais cliniques) pour arriver à prouver qu’un certain test ou traitement sera plus bénéfique que nuisible pour les personnes atteintes du cancer.

Recherche clinique

Dès que des chercheurs trouvent une idée prometteuse à évaluer selon les résultats de la recherche translationnelle, ils peuvent commencer à tester leur idée auprès de plus grands groupes de personnes. La recherche clinique est l'une des méthodes les plus importantes qui permettent d'améliorer le traitement et la prise en charge du cancer ainsi que de comprendre ce qui fait augmenter ou baisser le risque d’une personne d’être atteinte de cancer.

Essais cliniques

L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter ou de traiter le cancer, ou encore d’en prédire le pronostic. L’essai clinique vise aussi à trouver des façons d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes du cancer. Le Canada est un chef de file international dans le domaine des essais cliniques.

L’essai clinique nous permet d’étudier attentivement un traitement prometteur ou un lien soupçonné entre le cancer et une substance ou un comportement. Les traitements du cancer semblent souvent être efficaces lors de tests de laboratoire ou chez de petits groupes de personnes. Toutefois, les chercheurs doivent démontrer que ces traitements sont sans danger et qu’ils sont efficaces chez un grand groupe de personnes avant que Santé Canada les approuve et que les médecins les prescrivent aux personnes atteintes de cancer.

Études des bases de données et des dossiers

Les études des bases de données et des dossiers portent sur l’information provenant des dossiers d’hôpital de personnes atteintes de cancer ou de banques de renseignements comme un registre du cancer. Les bases de données sur le cancer emmagasinent des renseignements sur des groupes particuliers de personnes qui ont le cancer, comme celles atteintes d’un certain type de cancer, afin qu’on puisse faire des recherches un jour. Ces études aident à savoir quelles personnes dans un groupe particulier sont le plus ou le moins susceptibles de tirer profit d’un test ou d’un traitement donné. Elles aident aussi les chercheurs à comprendre si les traitements sont rentables.

Lors de nombreuses études de recherche, on recueille beaucoup de données afin de répondre à une seule question. Mais les chercheurs recueillent souvent plus de renseignements qui pourraient aider à répondre à de nombreuses autres questions qui ne font pas partie de l’étude. Les chercheurs tentent de trouver comment entreposer, partager et étudier ces données supplémentaires, parfois appelées mégadonnées, de la meilleure façon possible, pour aider à répondre à de futures questions de recherche.

Respecter les renseignements personnels des patients est très important quand on mène une recherche à l’aide de données recueillies auprès de ces personnes. Les gestionnaires de bases de données s’assurent que les chercheurs n’ont pas en leur possession de renseignements d’identification sur les patients mais seulement des données biologiques sur leur cancer et les autres données recueillies pour l’étude.

Recherche fondée sur la population

La recherche fondée sur la population se fait à partir d’énormes bases de données qui conservent l’information mise à jour d’un grand groupe de personnes, comme toutes celles d’une province en particulier qui ont un cancer au cours d’une période donnée, afin d’essayer de connaître les causes du cancer. Les chercheurs comparent les risques d’apparition de cancers spécifiques chez différentes populations atteintes de cancer en fonction de facteurs comme l’âge, le sexe, la race ou l’ethnie, les antécédents familiaux de cancer, le lieu de naissance et le lieu de travail. Nous savons également que certaines personnes risquent davantage d’être atteintes du cancer vu leur statut socio-économique, c’est-à-dire la position économique et sociale d’une personne en fonction de son revenu, de son éducation et de son emploi. Examiner certaines populations aide les chercheurs à obtenir des indices sur les causes importantes d’un type particulier de cancer.

La recherche fondée sur la population porte aussi sur la qualité des soins offerts aux personnes atteintes de cancer et sur la facilité d’accès à ces soins dans différentes communautés du pays. Cette information peut nous montrer à quel endroit il est le plus nécessaire d’améliorer les soins offerts aux personnes atteintes de cancer.

La recherche portant sur les différences entre les taux d’incidence du cancer, les taux de décès causés par le cancer (mortalité par cancer) et l’accès aux soins chez des populations spécifiques est appelée recherche sur les disparités en matière de lutte contre le cancer.

Recherche comportementale

La recherche comportementale aborde comment le mode de vie – y compris ce que vous mangez ou ne mangez pas, à quel point vous êtes physiquement actif, où vous travaillez et la nature de votre travail, et si vous fumez ou buvez de l’alcool – affecte votre risque de cancer ou le risque de réapparition (récidive) d’un cancer ayant déjà été traité.

Ce type de recherche porte aussi sur ce qui nous motive à adopter des comportements sains et sur ce qui fait que nous ne les privilégions pas toujours. La recherche comportementale peut nous aider à concevoir des stratégies qui incitent les gens à faire des choix plus sains comme de ne pas fumer, d’appliquer de l’écran solaire, d’être physiquement actif et de ne pas boire d’alcool en grande quantité.

Recherche psychosociale

La recherche psychosociale porte sur les répercussions émotionnelles, ou psychologiques, et sociales du cancer sur les personnes atteintes, leur famille et leurs aidants. Elle étudie les meilleures façons d’aider à soutenir ces personnes. Les chercheurs psychosociaux se penchent également sur les façons d’assurer la meilleure qualité de vie possible aux personnes atteintes de cancer, aux survivants du cancer et à leur famille.

Recherche sur la survie

La recherche sur la survie a pour objet la façon dont le cancer affecte les gens une fois le traitement terminé et tout au cours de leur vie. Le nombre de personnes qui survivent au cancer continue d’augmenter au Canada – comment pouvons-nous faire pour leur apporter un meilleur soutien? Par exemple, l’un des domaines de la recherche sur la survie porte sur les complications et les effets secondaires tardifs du traitement. On tente de trouver la meilleure façon de traiter ou de prévenir les effets secondaires tardifs et on peut aussi comparer les effets secondaires à long terme des nouveaux traitements à ceux des traitements antérieurs. Les nouveaux traitements peuvent engendrer différents problèmes à long terme.

Améliorer la santé des survivants à long terme au cancer infantile est un champ de spécialité dans ce domaine de recherche. Les survivants au cancer infantile vivent avec les effets du cancer pendant longtemps et peuvent devoir surmonter des défis auxquels ne font pas face les survivants adultes. Le traitement qui a sauvé la vie d’un enfant peut affecter sa croissance, sa capacité d’apprentissage ou son aptitude à avoir des enfants plus tard. Un tel traitement peut aussi le mettre à risque d’un cancer secondaire à l’âge adulte.

Recherche sur le traitement de la douleur et des symptômes

La recherche sur le traitement de la douleur et des symptômes se concentre sur l’étude des meilleures façons de soulager les symptômes et de gérer le stress engendré par une maladie grave. Elle vise à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes et de leur famille. La recherche sur le traitement de la douleur et des symptômes est aussi appelée recherche sur les soins palliatifs.

Recherche sur les soins de fin de vie

La recherche sur les soins de fin de vie vise à mieux comprendre les questions entourant la fin de vie et à améliorer la qualité de la mort pour les personnes atteintes du cancer et leur famille.

gène

Unité biologique fondamentale responsable de la transmission des caractères héréditaires des parents à leur enfant. Les gènes sont des segments d’ADN qui déterminent les caractéristiques particulières d’une personne.

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Histoires

Susan Penney Le cancer ne fait aucune discrimination.

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