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Nos prix scientifiques

La Société canadienne du cancer promeut et reconnait l’excellence de réalisations exceptionnelles dans le domaine de la recherche sur le cancer.

Depuis 1993, nous avons reconnu le travail des meilleurs chercheurs au pays par les prix d’excellence de la Société canadienne du cancer. Nous sommes fiers de rendre hommage à ces hommes et ces femmes de talent qui ont joué un rôle clé dans les progrès de la recherche sur le cancer.

Ces personnes ont apporté une contribution importante et significative en participant aux progrès de la recherche biomédicale sur le cancer ou en dirigeant une recherche qui a eu un impact majeur sur la lutte contre le cancer au Canada. Félicitations à tous nos lauréats!

Prix Robert L. Noble

Le prix Robert L. Noble souligne les réalisations exceptionnelles de chercheurs spécialisés en recherche biomédicale de base liée au cancer. Il a été nommé en hommage au DNoble, un chercheur canadien émérite dont les recherches menées dans les années 1950 ont abouti à la découverte de la vincristine. Ce médicament anticancer, extrait de la pervenche, est encore utilisé dans le traitement de divers cancers.

Le prix est assorti d'une contribution de 20 000 $ aux recherches du récipiendaire.

Dre Pamela Ohashi, récipiendaire en 2018

Centre de cancérologie Princess Margaret, Toronto 

Dr P OhashiLa Dre Pamela Ohashi est un chef de file de réputation internationale dans le domaine de l’immunologie du cancer, un secteur de la recherche qui porte sur le rôle joué par le système immunitaire dans le développement et la progression du cancer. Ses travaux nous ont aidés à mieux comprendre la façon de réagir du système immunitaire en présence d’une tumeur, et comment exploiter ce potentiel afin de traiter la maladie.

Les recherches de la Dre Ohashi portent sur les lymphocytes T, un type de globule blanc qui joue un rôle essentiel dans l’immunité. La plupart des lymphocytes T sont « dressés » pour reconnaître les menaces qui sont étrangères au corps, telles que les bactéries et les virus. Par contre, certains réagissent aux propres tissus et cellules du corps. La Dre Ohashi a été la première à démontrer que ces lymphocytes T autoréactifs peuvent persister dans le corps, dans un état d’ignorance qui les empêche d’avoir des effets dévastateurs sur leurs propres tissus. Lorsqu’ils sont activés, ils peuvent toutefois détruire des tissus et entraîner des maladies auto-immunes.

La Dre Ohashi réalisait alors la première de ses nombreuses découvertes révolutionnaires dans la biologie des lymphocytes T qui ont ouvert la voie à ses travaux sur l’immunothérapie. Elle a montré que la présence d’une tumeur pouvait réveiller les lymphocytes T ignorants et que ceux-ci, une fois réveillés, pouvaient être utilisés pour tenir la tumeur en échec.

La Dre Ohashi est directrice du programme d’immunothérapie antitumorale au Centre de cancérologie Princess Margaret. Sous sa supervision, le Centre de cancérologie Princess Margaret est devenu le premier site au Canada à proposer des essais cliniques en immunothérapie s’appuyant sur le transfert adoptif de lymphocytes T. Dans le cadre de cette approche, les globules blancs sont prélevés dans l’organisme du patient, modifiés en laboratoire afin d’améliorer leur capacité à lutter contre le cancer, puis réintroduits dans l’organisme du patient.

En outre, la Dre Ohashi défend ardemment la recherche en immunothérapie au Canada et a cofondé le Consortium canadien pour l’immunothérapie du cancer. Elle a une capacité exceptionnelle d’établir des alliances et des collaborations qui favorisent le progrès et élèvent la recherche canadienne sur la scène mondiale. Elle continue de travailler sans relâche pour attirer des essais cliniques sur l’immunothérapie au Centre de cancérologie Princess Margaret, apportant de l’espoir aux patients atteints de cancer.

Prix O. Harold Warwick

Le prix O. Harold Warwick souligne les réalisations exceptionnelles de chercheurs spécialisés en recherche liée à la lutte contre le cancer. Il est nommé en hommage au Dr Warwick. Ce pionnier de la recherche dans le traitement et la lutte contre le cancer fut le premier directeur général de l’ancien Institut national du cancer du Canada et de la Société canadienne du cancer.

Le prix est assorti d'une contribution de 20 000 $ aux recherches du récipiendaire.

Dr J. Gregory Cairncross, corécipiendaire en 2018

l’Université de Calgary, Calgary 

Le Dr J. Gregory Cairncross est un expert international de la recherche sur le cancer du cerveau, dont les travaux ont eu un impact durable et important sur la façon de traiter et d’étudier cette maladie.

En 1988, le Dr Cairncross a été le premier à découvrir que les oligodendrogliomes, un type de cancer du cerveau qui représente près de 20 % des tumeurs primitives au cerveau, pouvaient être traités de façon efficace grâce à la chimiothérapie, et qu’une anomalie génétique spécifique que l’on trouve dans ce type de tumeur cérébrale permettait de déterminer si un patient réagirait ou non à un traitement de chimiothérapie. Il s’agissait du premier marqueur prédictif décelé pour le cancer du cerveau et, par conséquent, d’une percée majeure. Plus tard, un essai clinique dirigé par le Dr Cairncross a montré que la chimiothérapie jumelée à une radiothérapie doublait la survie des patients atteints d’un oligodendrogliome qui étaient porteurs de cette anomalie génétique. Aujourd’hui, lorsque cette tumeur cérébrale est diagnostiquée chez un patient, une recherche du marqueur génétique découvert par le Dr Cairncoss est effectuée systématiquement aux fins d’élaboration d’un plan de traitement personnalisé.

Le Dr Cairncross a aussi joué un rôle clé dans l’établissement des normes actuelles de soins pour les glioblastomes, le type le plus fréquent de tumeurs primitives du cerveau. À la fin des années 1990, il a mené un essai clinique international qui a démontré l’efficacité de la radiothérapie jumelée à la chimiothérapie pour le traitement des glioblastomes.

Ses travaux ont également conduit aux critères rigoureux devant s’appliquer à la tenue et à l’évaluation des essais cliniques sur le cancer du cerveau. L’adoption de ces critères à l’échelle internationale a fait en sorte que tous les essais cliniques sur le cancer du cerveau ont été réalisés et évalués conformément aux normes les plus élevées. En effet, l’article du Dr Cairncross décrivant ces critères demeure l’une des études les plus importantes et les plus citées dans l’histoire de la recherche sur le cancer du cerveau.

Le Dr Cairncross est largement reconnu comme un mentor exceptionnel qui a façonné la carrière de presque tous les neuro-oncologues au Canada et de nombreux autres à l’étranger. Il est un véritable visionnaire dont les idées novatrices et l’esprit de collaboration ont fait du Canada un chef de file de la recherche sur le cancer du cerveau dans le monde entier.

Dr Kerry Courneya, corécipiendaire en 2018

l’Université de l’Alberta, Edmonton 

Le Dr Kerry Courneya est un chef de file et un pionnier dans le domaine de l’exercice physique en oncologie, lequel vise à étudier les effets de l’activité physique sur la maîtrise du cancer et la survie à cette maladie. Ses recherches portent sur l’influence de l’exercice physique pour aider les personnes atteintes de cancer à se préparer à leurs traitements, à en supporter les symptômes et les effets secondaires, à récupérer après les traitements et à vivre plus longtemps.

Parmi ses nombreux travaux publiés, le Dr Courneya est surtout reconnu pour ses études fondamentales qui démontrent à quel point l’exercice physique améliore la qualité de vie des survivants du cancer du sein et du cancer colorectal. Les essais qu’il a menés ont été les premiers à révéler que l’exercice physique pendant la chimiothérapie pouvait augmenter les taux de traitements complétés chez les personnes atteintes d’un cancer du sein, et que l’exercice physique après le traitement procurait à celles qui avaient survécu un degré accru de bonheur et d’estime personnelle de même qu’une meilleure qualité de vie. Ses travaux ont ensuite démontré que les taux de survie étaient plus élevés chez les femmes qui avaient été physiquement actives pendant leur chimiothérapie que chez celles qui ne l’avaient pas été.

Dans le premier essai clinique sur l’exercice physique et la qualité de vie chez les survivants du cancer colorectal, le Dr Courneya a montré qu’une amélioration de la condition physique permettait aussi de réduire l’anxiété et la dépression et d’accroître la satisfaction à l’égard de la vie. Il dirige actuellement un essai très attendu qui indiquera si un programme d’exercice physique peut prolonger la survie et prévenir la récidive chez les personnes atteintes d’un cancer du côlon à haut risque.

Les recherches du Dr Courneya ont conduit à de nouvelles lignes directrices fondées sur des données probantes concernant l’activité physique pour les survivants du cancer. Grâce à ses travaux, les patients reçoivent désormais des conseils en matière d’exercice, de saine alimentation et de gestion du poids, au moment du diagnostic, mais aussi tout au long de leur expérience avec le cancer, ce qui les aide à vivre pleinement et plus longtemps.

Prix William E. Rawls

Le prix William E. Rawls souligne les réalisations exceptionnelles d’un jeune chercheur dont les recherches pourraient mener – ou ont déjà contribué – à des avancées importantes en matière de lutte contre le cancer. Il rend hommage au Dr Rawls, qui a siégé à de nombreux comités et groupes consultatifs de l’ex-Institut national du cancer du Canada, dont il a été élu président en 1986. Ses recherches ont porté sur les virus, surtout les virus reliés aux maladies chroniques et au cancer du col utérin.

Le prix est assorti d'une contribution de 20 000 $ aux recherches du récipiendaire.

Dr Rodger Tiedemann, corécipiendaire en 2018

Centre de cancérologie Princess Margaret, Toronto

Dr R TiedemannLe Dr Rodger Tiedemann est une étoile montante de la recherche sur le myélome multiple. Il est en quête de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur les vulnérabilités génétiques du cancer.

Le myélome multiple est un cancer qui prend naissance dans un type de globule blanc appelé plasmocyte. Malgré les avancées récentes dans son traitement, il demeure incurable et emporte près de 1300 Canadiens par année. Au cours de ses travaux, le Dr Tiedemann a identifié plusieurs nouvelles cibles qui n’avaient encore jamais été envisagées pour le traitement du myélome. D’autres groupes, dont des sociétés pharmaceutiques, déploient actuellement beaucoup d’efforts pour mettre au point de nouvelles options thérapeutiques contre le myélome multiple à partir de ses résultats.

Dans le cadre d’une recherche innovatrice, le Dr Tiedemann a démontré qu’il existe des plasmocytes atypiques qui rendent le myélome multiple résistant à un médicament-clé utilisé en chimiothérapie. Il a montré que le médicament agit en tuant les plasmocytes les plus développés, mais laisse intact un groupe anormal de cellules immatures résistantes. Après le traitement, ces cellules résistantes prolifèrent et deviennent prédominantes dans la tumeur, qu’elles rendent insensible au médicament. Cette découverte a mis fin à près de 20 ans de controverses sur le développement de la résistance au traitement dans le cas du myélome multiple, et a fourni des indications précieuses pour le développement de nouvelles stratégies en vue de combattre cette résistance.

Fort de son savoir-faire et de son expérience, le Dr Tiedemann effectue maintenant des études génétiques à grande échelle afin d’identifier des gènes qui sont essentiels à la survie des cellules tumorales de myélome. Il cherche aussi des gènes qui peuvent accroître la sensibilité des tumeurs aux chimiothérapies existantes, et des moyens de cibler ces gènes, dans le but de créer des traitements d’association plus efficaces pour les personnes atteintes de cette maladie mortelle.

Dre Gelareh Zadeh, corécipiendaire en 2018

Toronto Western Hospital, dans le Réseau universitaire de santé, Toronto

Dr G ZadehLa Dre Gelareh Zadeh est une neurochirurgienne et chercheuse décrite par ses collègues comme étant en montée vertigineuse vers le sommet. Dans sa pratique clinique et ses recherches, elle se concentre sur les tumeurs cérébrales, plus particulièrement les glioblastomes, les méningiomes et les schwannomes.

Dans une étude marquante publiée en 2016, la Dre Zadeh a dirigé des travaux de recherche d’envergure pour analyser le paysage génétique du schwannome, une tumeur qui prend naissance dans le tissu qui recouvre les nerfs. Les schwannomes sont peu connus et sont généralement bénins, mais peuvent entraîner des lésions aux nerfs et une perte de contrôle des muscles. Ces travaux ont révélé plusieurs changements génétiques associés aux schwannomes de même qu’une caractéristique génétique unique présente dans 10 % de ces tumeurs. À partir de ces résultats, la Dre Zadeh évalue maintenant des médicaments pour cibler ce marqueur génétique, ouvrant la voie à des approches axées sur la médecine de précision pour ces patients.

Dans une deuxième étude clé publiée en 2017, la Dre Zadeh a examiné les caractéristiques génétiques et moléculaires des méningiomes causés par la radiothérapie. Les méningiomes sont des tumeurs qui se forment dans le tissu mince qui recouvre le cerveau. Par suite des dommages à l’ADN dus aux rayonnements, ils peuvent se développer chez des personnes qui ont reçu une radiothérapie pour des tumeurs cérébrales pendant leur enfance. La Dre Zadeh a montré que les changements génétiques dans les méningiomes induits par les rayonnements sont différents de ceux observés dans les méningiomes d’apparition spontanée. Ses résultats semblent indiquer que des stratégies ciblées, basées sur la série sous-jacente de changements génétiques, seront plus efficaces pour le traitement des méningiomes.

La Dre Zadeh s’illustre aussi comme professeure et mentore qui s’investit avec passion pour intéresser les étudiants et soutenir les futurs dirigeants dans le domaine. Son dévouement envers ses patients, la recherche et la prochaine génération de cliniciens et de scientifiques crée un impact durable qui améliorera la vie des personnes touchées par un cancer du cerveau.

Prix Bernard et Francine Dorval

Le prix Bernard et Francine Dorval souligne les réalisations exceptionnelles d’un jeune chercheur spécialisé en recherche biomédicale de base liée au cancer, et dont les recherches pourraient mener – ou ont déjà contribué – à des améliorations en matière de traitements ou de remèdes contre le cancer. Il rend hommage à Bernard et Francine Dorval, qui ont aidé la Société à lever plus de deux millions de dollars qui ont servi à financer les subventions de recherche, les politiques et les programmes de la Société.

Le prix est assorti d'une contribution de 20 000 $ aux recherches du récipiendaire.

Dr Paul Boutros, récipiendaire en 2018

l’Institut ontarien de recherche sur le cancer, Toronto

Dr P BoutrosLe Dr Paul Boutros est décrit par ses collègues comme une grande vedette dans son domaine. En moins de 10 ans de carrière comme investigateur indépendant, il a déjà réalisé des avancées substantielles dans le diagnostic du cancer et notre connaissance des processus d’apparition et d’évolution de plusieurs types de cancer, dont ceux du sein, du poumon et de la prostate.

Ses recherches dans le domaine de la bio-informatique consistent à analyser, au moyen de puissants outils logiciels et informatiques, d’importantes quantités de données biologiques issues d’échantillons prélevés chez des patients pour dégager de nouvelles caractéristiques génétiques en lien avec la réponse d’une tumeur à un médicament ou avec le sort des patients. Il collabore avec des partenaires cliniques de partout dans le monde pour transformer ces signatures génétiques uniques en nouveaux tests cliniques qui peuvent améliorer le diagnostic et le pronostic du cancer. Sa découverte de marqueurs prédictifs de la réponse à un médicament guidera la mise au point d’approches thérapeutiques personnalisées pour les patients, ce qui rendra les traitements plus sûrs et plus efficaces.

Le Dr Boutros est également chef de la bio-informatique pour le Réseau canadien du génome du cancer de la prostate, une équipe pancanadienne de chercheurs qui unissent leurs efforts pour déchiffrer le code génétique du cancer de la prostate. Avec ses collaborateurs, il a identifié de nouveaux gènes qui sont liés aux cancers agressifs de la prostate et qui commandent l’évolution de la maladie. Ses travaux ont fait l’objet de plusieurs publications à fort impact dans de prestigieuses revues scientifiques.

Le Dr Boutros est reconnu non seulement comme un scientifique talentueux, mais aussi comme un collaborateur enthousiaste et un communicateur hors pair. Il est capable d’échanger avec des chercheurs de plusieurs disciplines pour répondre à certaines des questions les plus urgentes en recherche sur le cancer. Sa volonté d’améliorer la pratique clinique et d’élaborer des traitements personnalisés ressort clairement de ses travaux, lesquels pourraient accélérer les progrès vers un monde où personne n’aura à craindre le cancer.

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