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Faire sortir le cancer de sa cachette - Un chercheur de Sherbrooke financé par la Société canadienne du cancer enlève aux cellules cancéreuses leur « cape d’invisibilité »

04 septembre 2014

Sherbrooke -

Le système immunitaire reconnaîtra plus facilement les cellules cancéreuses, ce qui pourrait mener à de nouveaux traitements, grâce à des travaux à l’Université de Sherbrooke financés par la Société canadienne du cancer (SCC).

Le cancer sait se cacher du système immunitaire, c’est-à-dire du système qui assure la défense de notre corps. Heureusement, les cellules cancéreuses pourraient bientôt perdre leur « cape d’invisibilité » grâce aux travaux du Dr Subburaj Ilumangamaran, un spécialiste en immunothérapie de l’Université de Sherbrooke. L’immunothérapie est un traitement qui déclenche ou accentue la protection de l’organisme par le système immunitaire.

Le Dr Ilangumaran et son équipe travaillent sur la protéine NLRC5, qui semble très prometteuse. Elle est présente dans la plupart des types de cancer et elle contrôle la production de plusieurs protéines nécessaires à la « visibilité immunitaire » du cancer.

Ces travaux pourraient conduire à des traitements additionnels contre la maladie. « La chimiothérapie et la radiothérapie agissent à court terme, explique le chercheur. En facilitant la détection des cellules cancéreuses par le système immunitaire, nous pourrions réduire les risques de récidives et offrir un traitement à long terme. » Cette idée, très nouvelle, a été consacrée l’une des percées scientifiques les plus importantes de l’année 2013 par le prestigieux magazine Science.

Le Dr Ilangumaran est l’un des 14 chercheurs du Québec ayant reçu une Subvention pour l’innovation de la Société canadienne du cancer. Parmi eux, mentionnons Vanessa Dumeaux, de l’Université McGill, qui étudie la réaction du corps en présence d’une tumeur et comment cette réponse influence le déroulement de la maladie.

Des selles fluo pour détecter le cancer colorectal

Au total, quelque 51 chercheurs canadiens se sont vu décerner 10 millions de dollars par la Société canadienne du cancer. Ainsi, deux chercheurs de l’Université McMaster développent actuellement ce qui pourrait devenir un test peu coûteux et simple pour détecter le cancer colorectal. Le Dr Yingfu Li, biochimiste, et le Dr Bruno Salena, gastroentérologue s’emploient à mettre au point des molécules d’ADN catalytique devenant fluo au contact de traces de cancer dans des échantillons de selles. Cela pourrait devenir un jour une solution de rechange non invasive à la coloscopie, laquelle permettrait de traiter le cancer à un stade précoce pour améliorer les chances de guérison des patients.

Chaque jour, la Société canadienne du cancer travaille à sauver plus de vies. Grâce à des milliers de Québécois, donateurs et bénévoles, elle lutte pour prévenir plus de cancers, permettre à nos chercheurs de faire plus de découvertes et aider plus de personnes touchées par la maladie. Sauvons + de vies. Visitez cancer.ca ou appelez-nous au 1 888 939-3333.

Renseignements :

André Beaulieu

Conseiller principal, Communication

Société canadienne du cancer

Division du Québec

Téléphone : (514) 393-3444