Les familles de l’Ontario sont à risque - 1 domicile sur 20 dans la province contient des niveaux mortels de radon

22 octobre 2015

Toronto -

Les familles passent de longues heures dans des sous-sols finis pourtant peu de gens réalisent que les niveaux dangereux du gaz carcinogène radon pourraient s’infiltrer par le sol sous-jacent, révèle un sondage de la Société canadienne du cancer.



Le radon est un gaz incolore, inodore et insipide présent naturellement dans l’environnement et existant à des niveaux dangereux dans 5 % des maisons en Ontario. Il est responsable d’environ 13 % des décès par cancer du poumon dans la province. Les gens sont exposés lorsqu’ils respirent l’air contenant de fortes concentrations de radon.

Afin de souligner le Mois de la sensibilisation au cancer du poumon et d’action sur le radon, la Société a demandé un sondage auprès de 1 000 propriétaires de maisons ayant un sous-sol fini ou partiellement fini et ayant un ou plus d’un enfant de moins de 18 ans. Le sondage a révélé combien de temps les enfants et leurs parents passent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison dans des sous-sols, qui sont des espaces à risque élevé d’exposition au radon.

Quatre parents sur 10 ont un enfant ou un adolescent qui passe au moins 3 heures par jour dans leurs sous-sols, et 14 % ont un enfant qui dort au niveau du sol ou au sous-sol. À l’extérieur du domicile, 20 % des parents disent que leurs enfants passent un minimum de 3 heures dans des sous-sols ou dans des environnements souterrains comme des salles de classe et des garderies.

Les nombres sont semblables pour les membres de la famille adultes, avec le tiers (34 %) passant au moins 3 heures dans leurs sous-sols et 18 % passant 3 heures ou plus dans des sous-sols à l’extérieur de la maison, y compris 13 % travaillant dans de tels endroits.

Pourtant, la vaste majorité des parents - 90 % - ne savent pas que le radon cause le cancer et seulement 5 % ont effectué un test de radon dans leurs domiciles. Presque toutes les familles interrogées ont des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone dans leurs sous-sols. Le test de radon est facile à effectuer. Vous pouvez acheter un test à faire vous-même pour aussi peu que 50 $.

« Nous espérons que notre sondage sonnera l’alarme sur le risque que présente le radon pour toutes les personnes qui vivent ou travaillent dans des espaces où ce gaz pourrait être présent », dit John Atkinson, directeur, lutte contre le tabagisme et prévention du cancer, Société canadienne du cancer, Division de l'Ontario. « Tout le monde devrait faire le test et prendre des mesures correctives au besoin.  Nous pourrions ainsi sauver des centaines de vies chaque année en Ontario. »  

On trouve le radon dans  presque tout l’air intérieur et les niveaux de concentration peuvent être assez aléatoires. Une maison peut excéder les limites tandis que la maison voisine est sécuritaire, ce qui rend le test si important. Les mesures correctives, si requises, coûtent en moyenne entre 1 500 $ et 3 000 $.

Le débit d’air frais dans un sous-sol peut réduire les concentrations de radon, pourtant le sondage indique que 40 % des familles n’ouvrent presque jamais une fenêtre du sous-sol pendant l’année. Ce taux grimpe à 78 % pendant les mois d’hiver.

D’autres points saillants du sondage comprennent :

  • 72 % ont des salles de séjour/de jeu au sous-sol, 48 % ont des salles de jeux pour les enfants, 39 % ont des chambres à coucher et 27 % ont des bureaux;
  • 20 % des familles ont des enfants qui passent 6 heures ou plus dans le sous-sol de leur maison, 16 % ont des adultes;
  • 21 % des parents de 18 à 34 ans travaillent dans un environnement souterrain;
  • seulement 4 % des parents réalisent que le radon tue plus de personnes chaque année que les incendies de maisons ou les intoxications par monoxyde de carbone.

Pour aider à éliminer la menace du radon, la Société fait appel à tous les partis du gouvernement provincial pour qu’ils adoptent le projet de loi 11 : Loi de 2014 sur la sensibilisation au radon et la protection contre l’infiltration de ce gaz. Cette loi harmoniserait le Code du bâtiment de l’Ontario au Code national du bâtiment pour s’assurer que tous les édifices futurs n’ont pas de problème de radon et pour inclure une campagne d’éducation du public sur les dangers du radon.

« L’adoption du projet de loi 11 est importante pour s’assurer que tous les nouveaux domiciles et immeubles à logements incluent des mesures correctives complètes », dit Joanne Di Nardo, gestionnaire principale, questions d’intérêt public, Société canadienne du cancer, Division de l'Ontario. « Certaines municipalités de l’Ontario, comme Guelph, ont déjà mis en œuvre des mesures correctives du radon complètes et obligatoires mais la province doit agir pour s’assurer que ces mesures sont mises en œuvre partout en Ontario. »

Pour plus d’information sur le radon, visitez cancer.ca ou téléphonez à un spécialiste en information sur le cancer au 1-888-939-3333. Pour appuyer l’action du gouvernement contre le radon, visitez takeaction.cancer.ca.


À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, voué à prévenir le cancer, à sauver des vies et à appuyer les personnes vivant avec le cancer par le biais du financement de la recherche, des services et de la défense de l'intérêt public. Nous sommes le plus important organisme de bienfaisance au Canada luttant contre tous les types de cancer et chef de file en matière de statistiques et d'information sur le cancer. Pour plus d'information, composez le 1-888 939-3333 ou visitez cancer.ca.

Pour plus d'information ou pour une entrevue, prière de communiquer avec :

Angeline Mau, spécialiste des communications
Société canadienne du cancer, Division de l'Ontario
416-323-7117; amau@ontario.cancer.ca
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Le sondage a été effectué par Angus Reid Forum sur demande de la Société canadienne du cancer, Division de l'Ontario. Un total de n=1000 propriétaires ontariens avec au moins un enfant de moins de 18 ans et des sous-sols finis ou partiellement finis ont été interrogés au cours de la dernère semaine de septembre 2015. Les données ont été analysées par région, âge et sexe pour s’assurer que l’échantillon représente la population réelle. La marge d’erreur pour cette étude est de +/-3,1 %, 19 fois sur 20.