« Donnez priorité à votre derrière » encourage la Société canadienne du cancer pendant le Mois de la sensibilisation au cancer du côlon

04 mars 2013

TORONTO -

Grâce à un slogan coloré, la Société canadienne du cancer espère attirer l’attention des 50 ans et plus pendant le Mois de la sensibilisation au cancer du côlon, en mars. Le dépistage du cancer du côlon n’est peut-être pas une priorité pour tout le monde, mais la Société encourage les Canadiens à donner priorité à leur derrière en subissant un dépistage. Beaucoup de gens seront surpris d’apprendre que le cancer du côlon est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes et les femmes, pourtant il est 90 % traitable s’il est dépisté tôt.

« Une étape importante du dépistage précoce ou même de la prévention du cancer du côlon est de se faire examiner avant d’avoir des symptômes. Une conversation avec votre médecin à ce sujet pourrait vous sauver la vie », dit John Atkinson, directeur, Lutte contre le tabagisme et prévention du cancer, Société canadienne du cancer, Division de l’Ontario. « Nous encourageons tous les Ontariens de 50 ans et plus de donner priorité à leur derrière. Parlez à votre médecin du dépistage du cancer du côlon. Cela pourrait être aussi simple qu’un test à faire à domicile. »

L’essentiel sur le cancer du côlon

Le test pour détecter le cancer du côlon, aussi appelé dépistage du cancer, peut être aussi simple qu’effectuer un test de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS), test à faire en privé à domicile. Ce test peut détecter des quantités invisibles de sang dans les selles. Le fait de trouver du sang ne signifie pas nécessairement qu’une personne a un cancer du côlon mais c’est un signe avant-coureur qui doit être examiné plus en profondeur par un professionnel de la santé.

Les hommes et les femmes de plus de 50 ans et qui n’ont pas de symptômes devraient subir un dépistage du cancer du côlon tous les deux ans en utilisant le test de recherche de sang occulte dans les selles. Pour les personnes ayant des symptômes ou qui ont un risque plus élevé de cancer du côlon, il est important de parler à leur médecin.

En 2012, on estime que 8 700 Ontariens ont reçu un diagnostic de cancer du côlon et qu’environ 3 450 personnes sont décédées de la maladie. Seul le cancer du poumon emporte plus de gens.

Obtenez l’essentiel sur le cancer du côlon à stickittocoloncancer.ca et téléchargez un guide de discussion gratuit (en anglais) comprenant des questions à poser à votre médecin. Sur cette page, les gens peuvent aussi envoyer une carte électronique gratuite (en anglais) à leurs amis et à leur famille pour leur transmettre ce message important qui pourrait leur sauver la vie.

L’histoire de Vicky

Beaucoup de gens trouvent un peu embarrassant de discuter du dépistage du cancer du côlon avec leur médecin, alors ils évitent le sujet tout simplement. Mais pour Vicky Pullam, une retraitée de 62 ans d’Ottawa, cette conversation lui a sauvé la vie.

Lorsque Vicky a eu 50 ans, son médecin a insisté pour qu’elle commence à subir un dépistage du cancer du côlon en utilisant un simple test appelé test de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS), et ce, malgré le fait qu’elle était en santé, active et qu’elle n’avait aucun symptôme.

De plus, elle n’a pas laissé le côté incommodant d’un test utilisant les selles l’empêcher de subir le dépistage. « Beaucoup de gens n’aiment pas parler de ce test, mais il est facile et peut être fait en privé à votre domicile. Il s’agit d’un simple test qui pourrait vous sauver la vie », dit Vicky.

Pendant les 12 dernières années, Vicky a continué à faire le test de RSOS tous les deux ans. En 2011, elle a remarqué un changement dans la santé de son côlon et l’a mentionné à son médecin. Une coloscopie a révélé que Vicky avait bien une croissance, appelée polype, dans son côlon. « J’avais comme une bombe à retardement en moi et je m’imaginais ce qui aurait pu arriver au polype si je n’avais pas subi de dépistage. » Le chirurgien a procédé à l’ablation du polype et les résultats de la biopsie ont confirmé qu’il avait été détecté avant qu’il ne devienne cancéreux.

En tant que bénévole de la Société canadienne du cancer, Vicky éduque les autres sur l’importance du dépistage pour la prévention du cancer du côlon. Maintenant, elle s’appuie aussi sur son expérience personnelle.

« Je suis devenue encore plus passionnée pour dire aux personnes de plus de 50 ans de s’assurer de faire le test de RSOS et de parler à leur médecin à propos des autres méthodes de dépistage », dit-elle. Vicky n’a pas eu de cancer parce qu’elle a subi régulièrement un dépistage du cancer du côlon avant d’avoir des symptômes.

Information fiable et soutien

Les personnes qui recherchent de l’information fiable sur le cancer du côlon ou sur d’autres services de soutien peuvent téléphoner confidentiellement au Service d’information sur le cancer de la Société canadienne du cancer (1-888-939-3333) pour parler à un spécialiste en information sur le cancer.

Les spécialistes peuvent aussi fournir de l’information sur les services suivants offerts par la Société :

  • un programme de transport par bénévoles aide les patients à se rendre aller-retour à leurs rendez-vous liés au cancer lorsqu’ils n’ont aucun autre moyen de s’y rendre;
  • un programme de soutien téléphonique ou en personne jumelle les patients et les aidants à des bénévoles formés qui ont eu le cancer ou qui ont pris soin d’une personne ayant un cancer;
  • une communauté en ligne (ParlonsCancer.ca) offre aux patients, aux survivants et aux aidants un endroit où partager soutien, idées et conseils.

Pour obtenir de l’information sur le cancer du côlon en tout temps, visitez www.cancer.ca.