La Société canadienne du cancer lance un défi aux adolescents d’éviter les lits de bronzage et d’organiser une remise des diplômes sans bronzage

21 janvier 2013

Toronto -

La Société canadienne du cancer lance un défi aux adolescents d’éviter les lits de bronzage et d’organiser une campagne Diplômés sans bronzage à leur école secondaire pour aider à éduquer leurs amis et leurs pairs sur les dangers pour la santé associés aux lits de bronzage.

Nouveau cette année, les élèves peuvent faire une demande en ligne pour obtenir une subvention de 300 $ qu’ils pourront utiliser pour développer leur campagne Diplômés sans bronzage. La date limite pour présenter les demandes est le 15 février 2013.

« Lorsque les adolescents commencent à planifier les activités autour de la remise des diplômes, plusieurs utiliseront des lits de bronzage pour obtenir ce qu’ils pensent être un « air en santé » », dit Julie Datta, coordonnatrice principale, prévention, Société canadienne du cancer, Division de l’Ontario. « Ce qu’ils ne savent peut-être pas est que les lits de bronzage causent le cancer de la peau, un des types de cancer les plus fréquents et pourtant évitable. En organisant une campagne Diplômés sans bronzage, les adolescents peuvent renverser le mythe qu’un bronzage est un signe de beauté. »

Les résultats d’un sondage effectué en 2012 par la Société canadienne du cancer indiquent que 16 % des élèves de 11e et de 12e années en Ontario utilisent des lits de bronzage, ce qui représente une augmentation de 7 % depuis 2006.

En 2009, le Centre international de recherche sur le cancer, qui fait autorité sur l’identification des causes de cancer, a classifié les appareils émettant des UV, y compris les lits de bronzage, comme des carcinogènes connus. La Société canadienne du cancer aborde la question du bronzage chez les jeunes car l’utilisation de lits de bronzage avant 35 ans augmente grandement le risque d’une personne de développer un mélanome (cancer de la peau). Le mélanome est aussi un des types de cancer les plus fréquents et mortels chez les jeunes de 15 à 29 ans et est aussi un des plus évitables.

Rencontrez Kate Neale, 22 ans et survivante d’un mélanome et ancienne employée de l’industrie du bronzage

Kate Neale, 22 ans et survivante d’un mélanome et bénévole de la Société canadienne du cancer, encourage les adolescents de partout en Ontario à aider à transmettre le message à leurs amis sur les dangers du bronzage artificiel en organisant une campagne Diplômés sans bronzage à leur école.

Adolescente grandissant à Belleville, Kate Neale voulait être bronzée. À l’encontre de ses parents et du fait qu’elle avait un teint très clair et susceptible de brûler, Kate a commencé à utiliser le bronzage artificiel à 16 ans. Au début, elle se faisait bronzer deux à trois fois par semaine mais est très vite passé à des expositions de 12 à 16 minutes sur des lits très puissants à raison de jusqu’à 16 sessions par mois.

En mai 2011, alors qu’elle visitait ses parents, sa mère a remarqué une tache de rousseur qui avait changé d’apparence sur l’abdomen de sa fille. Une visite chez le dermatologue et une biopsie ont permis de confirmer que la tache de rousseur était en fait un mélanome, type de cancer de la peau le plus mortel. Au cours des semaines qui suivirent, Kate a subi trois biopsies sur des lésions cutanées sur son sein droit, sa jambe et ses bras.

« Je n’oublierai jamais ma visite chez le chirurgien avec ma mère; il pensait qu’elle était la patiente. Lorsqu’il a réalisé que j’étais la patiente, il m’a dit que j’étais la plus jeune personne qu’il avait jamais traitée pour un mélanome. J’ai seulement 21 ans », dit Kate. « Heureusement, mon cancer a été dépisté tôt, lorsqu’il était non invasif. Aujourd’hui, j’ai une cicatrice de six pouces sur l’abdomen et je vis avec beaucoup de peur. »

Le combat de Kate contre le cancer de la peau n’est pas terminé. De nouvelles taches apparaissent souvent sur sa peau et elle dit qu’elles changent tout le temps. En juin dernier, Kate a subi une biopsie qui a laissé 8 points de suture sur son sein gauche et un total de 10 taches ont été enlevées depuis. Bien que les résultats aient indiqué que les taches étaient pré-cancéreuses, elle est bien car elles ont été détectées tôt. Les nombreuses visites chez le médecin et le stress et l’anxiété de la situation ont nui à sa carrière universitaire et professionnelle. En janvier dernier, Kate a quitté Ottawa pour retourner vivre chez ses parents.

« Je veux que chaque adolescent sache que les dangers du bronzage artificiel sont très réels. J’espère que mon histoire inspirera et permettra aux adolescents de passer à l’action et d’organiser une campagne Diplômés sans bronzage à leur école », dit Kate.

Diplômés sans bronzage est une initiative de la Société canadienne du cancer menée par les jeunes qui encourage les jeunes ontariens à lutter contre le cancer de la peau. Pendant la campagne, les jeunes leaders utilisent des façons créatives et plaisantes d’éduquer leurs amis et leurs camarades de classe sur les dangers du bronzage artificiel.

En 2012, 21 écoles secondaires en Ontario ont participé à la campagne Diplômés sans bronzage pendant laquelle plus de 1 100 élèves se sont engagés à ne pas se faire bronzer et plus de 750 lettres ont été envoyées aux députés provinciaux demandant l’interdiction aux jeunes de moins de 18 ans d’utiliser les lits de bronzage.

Renseignements :

Stephanie Michaelides

Communications Coordinator

Société canadienne du cancer

Ontario

Téléphone : 416-323-7039