Les ados se verront bientôt refuser accès au bronzage artificiel

14 septembre 2012

Toronto -

Des représentants de la Société canadienne du cancer étaient présents ce matin lorsque le premier ministre Dalton McGuinty a annoncé qu’il adopterait le projet de loi de France Gélinas, porte-parole du NDP en matière de santé, qui vise à interdire aux jeunes de moins de 18 ans d’utiliser de l’équipement de bronzage artificiel.

« Nous sommes très heureux de cette décision car cela sauvera des vies et réduira l’impact dévastateur du cancer de la peau », dit Joanne Di Nardo, gestionnaire principale, questions d’intérêt public, Société canadienne du cancer, Division de l’Ontario. « Nous remercions Mme Gélinas et nous nous réjouissons à la perspective de travailler avec le gouvernement pour développer les détails et s’assurer que la loi est aussi complète que possible pour protéger les jeunes contre les dangers du bronzage artificiel. »

La Société canadienne du cancer est heureuse que le gouvernement ait reconnu le consensus de la communauté scientifique voulant que les rayons ultraviolets (UV) émis par l’équipement de bronzage artificiel causent le cancer. En 2009, le Centre international de recherche sur le cancer, qui fait autorité sur l’identification des causes de cancer, a classifié les appareils émettant des UV, y compris les lits de bronzage, comme des carcinogènes connus. Les dommages causés par les rayons UV sont cumulatifs au cours de la vie d’une personne, ce qui signifie que plus une personne commence à bronzer tôt, plus son risque est grand de développer un cancer de la peau plus tard. En juillet, l’examen de preuves actuelles par des experts dans le British Medical Journal a démontré que les personnes qui avaient commencé à utiliser de l’équipement de bronzage artificiel avant 35 ans avaient un risque accru de 87 % de développer un mélanome (cancer de la peau).

« La Société canadienne du cancer défend l’intérêt du public relativement à cette question importante de prévention du cancer depuis plus de six ans », ajoute Mme Di Nardo. « Pendant cette période, nos bénévoles et notre personnel de partout dans la province ont rencontré les députés provinciaux, écrit des lettres aux rédacteurs en chef et sensibilisé aux dangers du bronzage artificiel par le biais de campagnes comme l’initiative Bal sans bronzage qui lance un défi aux jeunes de ne pas se faire bronzer avant leurs bals de finissants. »

Suite à cette annonce, l’Ontario se joindra à une liste croissante de municipalités canadiennes et de gouvernements provinciaux qui sont passés à l’action pour régulariser l’industrie du bronzage artificiel, comme le Capital Regional District en Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, le Québec et autres.

À propos de la Société canadienne du cancer, Division de l’Ontario

Renseignements :

Camille Beaubien

Coordonnatrice principale, Relations publiques

Téléphone : (416) 323-7181