La Société canadienne du cancer annonce des recommandations politiques et lance un appel à l’action à l’occasion des élections

20 juin 2011

Toronto -

La Société canadienne du cancer fait appel au gouvernement de l’Ontario et à tous les partis politiques, si élus, pour qu’ils s’engagent à restreindre l’utilisation d’équipement de bronzage artificiel par les jeunes de moins de 18 ans. Cette recommandation est incluse dans les recommandations politiques de la Société canadienne du cancer publiées aujourd’hui.

Toutes les trois minutes, un autre Canadien doit combattre le cancer. Avec l’aide de ses bénévoles, de son personnel et de ses donateurs, la Société canadienne du cancer travaille sans arrêt pour faire tout ce qu’elle peut pour prévenir le cancer, sauver des vies et appuyer les personnes vivant avec le cancer. Maintenant, la Société canadienne du cancer demande l’aide de tous les électeurs ontariens pour questionner leurs candidats provinciaux sur leur position relative au combat contre le cancer dans les trois domaines suivants, et ce, avant l’élection provinciale du 6 octobre :

  • Bronzage artificiel
  • carcinogènes environnementaux et professionnels
  • Accès aux médicaments anticancéreux

Ce n’est pas une question de politique mais plutôt une question de santé pour les Ontariens. Les partis politiques se sont déjà unis pour adopter des lois liées à la santé et c’est de nouveau le temps d’obtenir le soutien de tous les partis pour adopter certaines lois. Par exemple, une tendance croissante de règlement sur le bronzage artificiel s’établit d’un océan à l’autre au Canada, rattrapant tout juste beaucoup de normes européennes et américaines. La ville de Victoria en Colombie-Britannique et la province de la Nouvelle-Écosse ont adopté des lois. Des communautés comme Sarnia en Ontario deviennent avisées et ont récemment demandé à leur conseil municipal de passer à l’action.

Le 3 avril 2010, un projet de loi provincial bipartisan a été présenté pour protéger les jeunes contre le cancer de la peau en limitant le marketing et la vente de services de bronzage artificiel aux personnes de moins de 19 ans. Après sa présentation, le projet de loi 31 ne s’est pas rendu à la deuxième lecture et est disparu du programme législatif. « Les partis politiques doivent passer à l’action maintenant sur cette importante question de santé pour protéger les jeunes ontariens », dit Joanne Di Nardo, gestionnaire principale, questions d’intérêt public. « Nous faisons appel à tous les partis politiques pour qu’ils incluent un engagement à limiter le bronzage par les jeunes de moins de 18 ans ainsi que la publicité des entreprises de bronzage ciblant les jeunes. »

Un sondage Ipsos Reid effectué plus tôt ce mois-ci et demandé par la Société a démontré que :

  • 83 % des Ontariens appuient une interdiction de bronzage artificiel pour les jeunes de moins de 18 ans
  • 77 % ont dit que l’on devrait empêcher les jeunes d’utiliser des lits de bronzage
  • 73 % des Ontariens interrogés ont dit que l’on ne peut pas se fier à l’industrie du bronzage artificiel pour se réglementer elle-même et qu’une loi gouvernementale est requise
  • 80 % des Ontariens appuient une loi pour réglementer l’industrie du bronzage

« Chaque jour, les jeunes de la province s’exposent intentionnellement à un cancérogène connu grâce à une industrie qui vend ses services aux jeunes », ajoute Joanne Di Nardo. « Il est important que le prochain gouvernement de l’Ontario passe à l’action pour protéger la santé de nos jeunes, et nous savons qu’une majorité d’Ontariens est d’accord. »

« Il n’existe aucun moyen de bronzer sans danger », dit la Dre Cheryl Rosen, chef de la dermatologie, Toronto Western Hospital. « Les gens devraient éviter le bronzage artificiel et en particulier pour les jeunes, il devrait être tout simplement interdit. »

« Il n’est pas acceptable que l’industrie du bronzage offre ses services aux jeunes », dit Jeffrey Gottheil, président et directeur de la création, J. Gottheil Marketing Communications Inc. et consultant auprès de la Société. « La publicité sur le bronzage pour les bals de finissants par exemple, s’adresse directement à la population de moins de 18 ans et ceci devrait être réglementé et contrôlé. »

L’équipement de bronzage artificiel peut émettre des rayons ultraviolets cinq fois plus puissants que ceux du soleil du midi l’été. En 2009, le Centre international de recherche sur le cancer a classifié l’équipement de bronzage comme étant un cancérogène connu, le plaçant ainsi dans la catégorie la plus élevée de risque de cancer.

Pourquoi les jeunes fréquentent-ils les salons de bronzage et sont-ils conscients des dangers de développer un cancer de la peau?

Rae Ann Teixeira, élève du secondaire âgée de 16 ans, dit qu’elle avait l’habitude de se faire bronzer mais que sa perspective a changée.

« Toutes mes amies le faisaient et je pensais que cela serait bien d’être bronzée pour ma graduation », dit-elle. « Mais c’est assez effrayant d’avoir le cancer de la peau que vous ne voulez pas augmenter votre risque. »

Le risque est réel, surtout pour les jeunes. Le Centre international de recherche sur le cancer a déterminé que l'utilisation d'équipement de bronzage artificiel avant 35 ans augmente jusqu’à 75 % le risque de développer un cancer de la peau. Le mélanome (type de cancer de la peau) est un des types de cancer les plus courants chez les jeunes entre 15 et 29 ans et il est souvent évitable.

Plus d’information sur les recommandations politiques de la Société canadienne du cancer à l’occasion des élections.

Le sondage Ipsos Reid a été mené entre les 6 et 9 juin auprès d’un échantillon en ligne de 822 Ontariens de 18 ans et plus. La marge d’erreur estimée est de +/- 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Renseignements :

Justin Edmonstone

Affaires publiques

Société canadienne du cancer

Division de l’Ontario

Téléphone : 416-323-7026