Les lignes directrices en matière de bronzage ne protègent pas les jeunes

06 mars 2012

Nouveau-Brunswick -

La plupart des salons de bronzage du Nouveau-Brunswick n’adhèrent pas aux lignes directrices définies par le ministère de la Santé.

 

Les résultats d’une évaluation menée l’automne dernier par le ministère de la Santé indiquent que plus de la moitié (55 %) des salons évalués relativement à la conformité à l’âge minimum auraient permis à des personnes de moins de 18 ans d’utiliser leurs lits de bronzage, malgré l’interdiction touchant les moins de 18 ans énoncée dans les lignes directrices. En outre, 75 % avaient omis d’afficher les mises en garde obligatoires pour la santé.

 

« Ces résultats sont troublants, d’affirmer Anne McTiernan, la PDG de la Société canadienne du cancer, Nouveau-Brunswick. L’industrie néglige clairement de s’autoréglementer. Il est temps que la province du Nouveau-Brunswick intervienne et adopte des mesures législatives afin de mieux protéger les jeunes contre les effets nocifs des lits de bronzage. »

 

Principaux résultats contenus dans le rapport de vérification :

 

  • 54 % des salons évalués ne possédaient pas d’exemplaire des lignes directrices, tel qu’il est requis.
  • Seulement 10 % avaient un exemplaire des lignes directrices de Santé Canada touchant l’utilisation des lits de bronzages, tel qu’il est requis.
  • Bien que 89 % des salons conservaient des dossiers sur les clients (tel qu’il est requis par les lignes directrices), seulement 49 % notaient l’âge de leurs clients, seulement 48 % inscrivaient leur type de peau et seulement 42 % ont présenté un formulaire de consentement signé – ces éléments devant tous figurer aux dossiers.

 

En 2009, l’Organisation mondiale de la santé a classé les dispositifs émettant des rayons UV, dont les lits de bronzage commerciaux, comme carcinogènes connus. Qui plus est, les études menées par le Centre international de recherche sur le cancer ont révélé que l’exposition aux rayons UV provenant des appareils de bronzage artificiel avant l’âge de 35 ans augmente le risque de mélanome (cancer de la peau). Ces dispositifs peuvent émettre un rayonnement ultraviolet jusqu’à cinq fois plus puissant que le soleil estival de mi-journée.

 

« Au Canada, les taux d’incidence du mélanome continuent à croître chaque année, » de préciser Mme McTiernan-Gamble. En 2011, on prévoyait que 5 600 Canadiens recevraient un diagnostic de mélanome et qu’environ 950 y succomberaient. Au Nouveau-Brunswick, on a relevé près de 170 nouveaux cas de la maladie et environ 20 décès.