Les 10 percées les plus remarquables des chercheurs

18 décembre 2014

Toronto -

Les recherches subventionnées par la Société canadienne du cancer finiront par changer le cancer pour toujours. Voici quelques-uns des projets de recherche de 2014 qui auront le plus d’impact. Ils illustrent l’étendue de la recherche financée grâce aux donateurs de la Société.

Photo de Dr Alberto Martin

Quand la flore intestinale transforme les glucides en cancer colorectal

La génétique, le régime alimentaire et la flore intestinale sont tous en cause dans le développement du cancer colorectal. T toutefois, des zones d’ombre subsistent quant au mode d’interaction de ces facteurs pour induire le cancer. À Toronto, le Dr Alberto Martin a exploré ces liens dans un modèle de souris et a constaté que l’interaction entre les micro-organismes présents dans l’intestin et les oncogènes favorisait le développement du cancer colorectal. Il s’agit d’une percée importante, qui permet d’entrevoir une réduction du risque de cancer par la modification du régime alimentaire et de la composition de la flore intestinale. Source : Cell, juillet 2014 

Photo de Dr Samuel Aparicio
L’évolution des cellules cancéreuses scrutée à la loupe

Les importantes découvertes réalisées à Vancouver par les Drs Samuel Aparicio et Sohrab Shah ont permis de mieux comprendre comment les cellules cancéreuses évoluent dans les tumeurs. Les chercheurs ont mis au point un nouvel outil qui classifie les mutations génétiques dans une tumeur donnée et l’ont utilisé pour prédire l’évolution et la croissance des cellules mammaires cancéreuses à long terme. La compréhension et l’anticipation des modifications cellulaires dans les cas de cancers complexes pourraient ouvrir de nouvelles avenues en matière de traitements ciblés. Sources : Nature Methods, mars 2014 et Nature, novembre 2014 

Photo de Dr John Dick
Une mutation génétique susceptible de déclencher la leucémie

À Toronto, le Dr John Dick s’est penché sur le rôle de plus de 100 gènes mutés souvent présents aux stades précoces de la leucémie. Il a constaté qu’une mutation du gène DNMT3A revêt une importance cruciale, puisque les cellules ayant subi cette mutation développent une résistance à la chimiothérapie et se multiplient plus rapidement que les cellules souches normales. Ces observations suggèrent un possible point de départ de la maladie, ce qui pourrait aider les médecins à la diagnostiquer et à la traiter plus tôt. Source : Nature, avril 2014  

Photo of Dr Robert Bristow and colleagues
Un test génétique utilisé pour prédire une récidive du cancer de la prostate

Le Dr Robert Bristow, de Toronto, a fait partie d’une équipe internationale qui a conçu un test génétique afin de prédire, chez les hommes ayant été traités pour un cancer de la prostate, lesquels présentent le plus haut risque de récidive. Ce test fournit un moyen d’identifier les patients ayant besoin de traitements plus intensifs et d’épargner des traitements superflus à ceux pour qui une récidive est peu probable. Source : Lancet Oncology, novembre 2014 

Photo de Dre Rayjean Hung

Des mutations génétiques associées au risque de cancer du poumon

La Dre Rayjean Hung, de Toronto, a fait partie d’une équipe internationale de recherche qui a découvert des variantes peu communes des gènes BRCA2 et CHEK2 associées au carcinome épidermoïde du poumon chez des sujets d’ascendance européenne. L’équipe a également mis au jour un lien entre les adénocarcinomes pulmonaires et une variation génétique auparavant observée uniquement chez les populations asiatiques. Toutes ces découvertes enrichissent les connaissances dont nous disposons sur les fondements génétiques du cancer du poumon et ont un impact sur le dépistage du cancer du poumon chez les personnes à haut risque qui présentent ces mutations congénitales. Source : Nature Genetics, juin 2014 

Photo de Dr Donald Mabbott
Effets à long terme des traitements contre le cancer du cerveau chez les enfants

Sous la direction du Dr Donald Mabbott à Toronto, une étude a révélé que la taille des zones cérébrales associées à l’apprentissage et à la mémoire était réduite chez les enfants ayant été traités pour un médulloblastome (une forme de cancer infantile du cerveau). L’étude a également établi une corrélation entre ce rétrécissement et certains troubles de l’apprentissage et de la mémoire. Les travaux du Dr Mabbott mettent en évidence la nécessité de développer des traitements plus ciblés, qui réduisent les effets à long terme des traitements sur les survivants. Source : Journal of the International Neuropsychological Society, janvier 2014 

Photo de Dr Michael Chaiton

L’interdiction de fumer sur les terrasses facilite le renoncement au tabagisme

À Toronto, au terme d’une enquête auprès de plus de 3000 fumeurs le Dr Michael Chaiton en est arrivé à la conclusion que les efforts de renoncement au tabac de ces derniers étaient moins fructueux après une exposition à de la fumée sur une terrasse. Ces résultats ont servi à étayer scientifiquement l’interdiction de fumer sur les terrasses et dans les autres espaces publics extérieurs, mise de l’avant par le gouvernement ontarien. Source : Tobacco Control, octobre 2014 

Photo de Dr Mick Bhatia
Les cellules souches ne sont pas toutes nées égales

À Hamilton, le Dr Mick Bhatia a découvert que les cellules souches humaines fabriquées à partir des cellules d’un donneur adulte gardent en mémoire le type de cellules dont elles sont issues. En effet, lors de leur reprogrammation en laboratoire, les cellules souches tendent à retourner à leur type de cellule d’origine. La découverte du Dr Bhatia aura des répercussions majeures sur les futurs traitements à base de cellules souches. Source : Nature Communications, décembre 2014 

Photo de Dr Stuart Peacock

Coûts et avantages du dépistage du cancer pulmonaire

Une étude menée par le Dr Stuart Peacock à Vancouver a démontré que les coûts moyens engagés pour dépister le cancer du poumon chez les personnes à haut risque et pour traiter les masses cancéreuses détectées précocement étaient inférieurs aux coûts de traitement des cancers avancés. Ces observations fournissent de précieuses données aux décideurs pour mieux juger de la valeur des programmes de dépistage du cancer du poumon chez les groupes à haut risque. Source : Journal of Thoracic Oncology, octobre 2014  

Photo of the research team of Dr Claude Perreault

L’immunothérapie au service d’un plus grand nombre de gens

Mettant à profit l’incroyable combativité du système immunitaire face au cancer, le Dr Claude Perreault, à Montréal, a repéré de nouvelles molécules qui attirent les cellules T, les armes de destruction naturelles de l’organisme qui s’attaquent aux germes et aux maladies. Le Dr Perreault a fait appel à une nouvelle méthode pour identifier les molécules possédant un pouvoir d’attraction des propriétés anticancéreuses des cellules T. Ses découvertes pourraient éventuellement permettre à un plus grand nombre de patients de tirer profit de l’immunothérapie. Source : Nature Communications, avril 2014

À propos de la Société canadienne du cancer

La Société canadienne du cancer subventionne les meilleures recherches sur le cancer au Canada grâce à ses généreux donateurs et à son processus de sélection rigoureux. Nous subventionnons des centaines de chercheurs dans les universités, les hôpitaux et les centres de recherche. Ensemble, nous découvrons de nouvelles façons de sauver plus de vies. Pour plus d'information, visitez cancer.ca ou appelez sans frais notre Service bilingue d'information sur le cancer au 1 888 939-3333 (ATS 1 866 786-3934).

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340