Le taux de tabagisme est à la baisse chez les jeunes, mais l’usage de la pipe à eau chez les adolescents inquiète

31 mai 2012

Toronto -

On publie aujourd’hui les résultats encourageants d’une enquête pancanadienne sur le tabagisme; en effet, la cigarette et le petit cigare sont moins populaires qu’il y a deux ans chez les élèves du secondaire. Cependant, l’usage de la pipe à eau (aussi appelée narguilé, houka ou chicha) dans cette population inquiète la Société canadienne du cancer, et l’utilisation des cigarillos demeure préoccupante.

Ainsi, l’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes (ETJ) de l’année scolaire 2010‑2011 révèle que chez les élèves de la 10e à la 12e année, 16 % des jeunes ont déjà fumé la cigarette (par rapport à 20 % dans l’enquête de 2008‑2009) et 9 % ont déjà fumé des cigarillos ou de petits cigares (par rapport à 14 % en 2008‑2009). L’enquête révèle également que 4 % des jeunes ont fumé la pipe à eau au cours des 30 jours précédents.

« Le recul de la cigarette chez les jeunes est encourageant, mais il reste que certaines données sur l’utilisation d’autres produits du tabac sont fort inquiétantes, déplore Rob Cunningham, analyste principal en matière de politiques à la Société canadienne du cancer. En interdisant l’ajout d’arômes dans tous les produits du tabac, on protégera les jeunes, on empêchera la pipe à eau de gagner en popularité et on réglera la question des cigarillos aromatisés, toujours d’actualité. »

Le tabac utilisé dans les pipes à eau est fortement aromatisé et, du coup, expose les jeunes à un risque accru de dépendance au tabac. On trouve du tabac aromatisé à la pomme, à la pêche et à la pistache, entre autres arômes. De nombreux jeunes par ailleurs non-fumeurs utilisent la pipe à eau; à preuve, l’ETJ nous apprend qu’une proportion appréciable, soit 41 %, des élèves de la 10e à la 12e année qui avaient fumé la pipe à eau dans les 30 jours précédents n’avaient pas touché à la cigarette pendant la même période.

Notons que si les jeunes sont moins nombreux à fumer le cigarillo, c’est en raison de l’entrée en vigueur de la loi fédérale C‑32 qui interdit, depuis 2010, les cigarillos aromatisés.

« Le recul du cigarillo chez les jeunes est une bonne nouvelle et une victoire digne de mention, concède M. Cunningham. Mais certains fabricants de produits du tabac continuent de produire des cigarillos aromatisés de plus de 1,4 g et qui, dès lors, échappent à la définition du cigarillo au sens de la loi. On trouve donc encore sur le marché des cigarillos au chocolat, à la pêche et à la cerise, qui séduisent la jeune clientèle. De plus, la pipe à eau, dont l’usage pourrait mener tout droit à la dépendance au tabac, gagne en popularité. Devant cette menace constante pour la santé de nos jeunes, le fédéral et les provinces devraient s’armer de règlements interdisant l’ajout d’arômes dans tous les produits du tabac. »

L’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes est réalisée tous les deux ans pour Santé Canada par le Centre pour l’avancement de la santé des populations Propel de l’Université de Waterloo. La publication des résultats, le 31 mai, coïncide avec la Journée mondiale sans tabac, parrainée par l’Organisation mondiale de la Santé.
http://www.who.int/tobacco/wntd/en/

Pour en savoir davantage sur l’Enquête sur le tabagisme chez les jeunes, rendez-vous à www.yss.uwaterloo.ca.

 

 

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340