Les 10 percées les plus remarquables des chercheurs subventionnés par la Société canadienne du cancer en 2012

21 décembre 2012

Toronto -

Les chercheurs subventionnés par la Société canadienne du cancer découvrent sans cesse de nouveaux moyens de réduire l’incidence du cancer et la mortalité liée à la maladie, mais aussi d’améliorer la qualité de vie des Canadiens qui sont ou ont été atteints du cancer. Voici leurs 10 percées les plus remarquables en 2012.

  1. Le décodage d’une forme mortelle de cancer du sein devrait permettre de créer des traitements personnalisés
    Pour la première fois, une équipe internationale de scientifiques a percé la génétique complexe d’une forme de cancer du sein difficile à traiter, le cancer du sein triple négatif. À Vancouver, le Dr Sam Aparicio a dirigé cette étude, qui a découvert une grande variété de gènes mutés chez les personnes atteintes. C'est un important premier pas vers une compréhension plus approfondie de cette forme mortelle de cancer du sein. L’apport de nouvelles connaissances sur les gènes en cause pourrait changer la façon dont la maladie est diagnostiquée et jeter les bases d’une nouvelle génération de traitements.

    Référence : Nature, avril 2012
     
  2. L’équipe MAGIC trouve de nouvelles façons de traiter les tumeurs cérébrales malignes chez l’enfant
    À Toronto, le Dr Michael Taylor fait partie de l’équipe MAGIC (Medulloblastoma Advanced Genomics International Consortium ou Consortium international pour l’étude de la génomique avancée du médulloblastome). Ce groupe d’experts a découvert plusieurs anomalies génétiques à l’origine du médulloblastome, une tumeur cérébrale maligne. Cette recherche a permis d'identifier des caractéristiques génétiques qui pourraient être ciblées par des traitements. Plus efficaces, ces traitements pourraient éviter à certains enfants la radiothérapie et ses effets secondaires.

    Référence : Nature, juillet 2012
     
  3. Allonger la survie des patients atteints d'une forme rare de cancer du pancréas
    Le Groupe des essais cliniques de l’INCC a démontré que les patients atteints d'une forme rare de cancer du pancréas, l’adénocarcinome périampullaire, vivent plus longtemps s'ils subissent une chirurgie accompagnée d’une chimiothérapie adjuvante. Cette découverte représente un grand pas vers l’avant, en améliorant le taux de survie particulièrement bas du cancer du pancréas.

    Référence : Journal of the American Medical Association, juillet 2012
     
  4. Un essai clinique démontre que les patients atteints d’un lymphome hodgkinien vivent plus longtemps s’ils ne reçoivent que des traitements de chimiothérapie
    Un essai clinique mené par le Groupe des essais cliniques de l'INCC a révélé que les patients atteints d’un lymphome hodgkinien à un stade peu avancé qui reçoivent seulement une chimiothérapie standard vivent plus longtemps que ceux qui sont également traités par radiothérapie. Cette découverte signifie que cette maladie peut être traitée efficacement tout en évitant aux patients les effets secondaires à long terme de la radiothérapie.

    Référence : The New England Journal of Medicine, décembre 2011
     
  5. Des obstacles retardent l’accès aux soins palliatifs
    Une étude menée par la Dre Camilla Zimmermann à Toronto a révélé que les oncologues canadiens recommandent des soins palliatifs à leurs patients en phase terminale trop tard, quand ils n’ont souvent plus que quelques mois à vivre, parfois même quelques jours. Parmi les principaux obstacles, l’étude a pointé le nombre limité de services de soins palliatifs. En dirigeant les patients vers des services de soins palliatifs plus tôt, on permet aux équipes de soins de s’occuper de leur détresse, de soulager leurs symptômes, de leur fournir les services sociaux adéquats et de les conseiller sur les soins à venir. Cela favorise l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de cancer et de leurs familles.

    Référence : Journal of Clinical Oncology, octobre 2012
     
  6. Un produit naturel extrait d’éponges de mer prévient l’atrophie musculaire causée par le cancer
    À Montréal, le Dr Imed Gallouzi et son équipe de recherche ont constaté qu’un produit naturel extrait d’éponges de mer pouvait être utilisé pour prévenir efficacement l’atrophie musculaire chez les souris. Les personnes chez qui le cancer a entraîné une atrophie musculaire, aussi appelée « cachexie », perdent en qualité de vie et décèdent souvent de façon prématurée. L’atrophie musculaire causerait environ 30 % des patients atteints de cancer. Lors d’études précliniques, les chercheurs ont découvert que, lorsqu’il était administré à de faibles doses, ce produit naturel, appelé « patéamine A », prévenait la perte musculaire ou l’arrêtait lorsqu’elle avait déjà débuté.

    Référence : Nature Communications, juin 2012
     
  7. Une étude démontre qu’un médicament peut détruire les cellules souches cancéreuses humaines tout en épargnant les cellules saines
    Le Dr Mick Bhatia, un expert des cellules souches cancéreuses de renommée mondiale, a découvert qu’un médicament actuellement utilisé comme antipsychotique, la thioridazine, détruit avec succès les cellules souches à l’origine des leucémies tout en épargnant les cellules souches normales. Les cellules souches cancéreuses favorisent le développement du cancer et elles joueraient un rôle dans la récidive du cancer après le traitement. Les chercheurs souhaitent mener des essais cliniques pour évaluer le médicament notamment chez des patients atteints d’une leucémie aiguë myéloblastique qui a récidivé après un traitement de chimiothérapie.

    Référence : Cell, juin 2012
     
  8. Des traitements plus efficaces contre des cancers rares touchant les jeunes adultes
    À Vancouver, le Dr Torsten Nielsen et son équipe de recherche ont réussi à comprendre la genèse du sarcome synovial : en cause, une mutation génétique interagissant avec de nombreuses protéines dans la cellule. Le sarcome synovial est une forme de cancer rare et souvent mortelle qui se développe le plus souvent dans les bras ou les jambes de jeunes adultes. Les chercheurs ont observé qu’en réprimant ces protéines par des médicaments et des inhibiteurs génétiques on tuait les cellules tumorales; cela aidera les chercheurs à développer des traitements mieux ciblés.

    Référence : Cell, mars 2012
     
  9. La vitamine D contrôle des protéines pour empêcher le développement du cancer
    Pour comprendre les mécanismes moléculaires expliquant les propriétés anticancer de la vitamine D, le Dr John White et son équipe de recherche de Montréal se sont penchés sur la protéine cMYC, en excès dans plus de la moitié des cas de cancer. Les chercheurs ont découvert des moyens par lesquels la vitamine D peut bloquer la protéine cMYC dans les cellules humaines. Ces résultats s’ajoutent aux données de plus en plus nombreuses sur l'action de la vitamine D face au cancer. Ils vont susciter d'autres études pour mieux comprendre le rôle de cette vitamine contre le développement du cancer.

    Référence : Proceedings of the National Academy of Sciences, novembre 2012
     
  10. Un médicament prometteur contre la leucémie aiguë myéloblastique
    La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) est un cancer du sang et de la moelle osseuse qui peut devenir agressif s’il n’est pas traité. À Toronto, le Dr Aaron Schimmer et ses collègues ont étudié plusieurs médicaments déjà homologués pour d’autres maladies pour savoir si certains pourraient également cibler les cellules de LAM. C’est le cas de la méfloquine, un médicament contre la malaria, qui fait éclater ces cellules. Cette découverte laisse entrevoir de nouvelles approches pour traiter ce type de leucémie.

    Référence : The Journal of Clinical Investigation, décembre 2012

La Société canadienne du cancer est un organisme bénévole national, à caractère communautaire, dont la mission est l’éradication du cancer et l’amélioration de la qualité de vie des personnes touchées par le cancer. Pour en savoir plus sur le cancer, visitez cancer.ca ou appelez le Service d’information sur le cancer, un service gratuit et bilingue, au 1 888 939-3333.

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340