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Aujourd’hui, c’est le Jour de la jonquille de la Société canadienne du cancer

27 avril 2012

Toronto -

Aujourd’hui, Sharon Ruth portera fièrement son épinglette jonquille pour appuyer sa fille Colleen, une survivante du cancer. En 2003, Colleen, alors âgée de 6 ans, a reçu un diagnostic de leucémie. Elle est maintenant une jeune fille active et en santé de 15 ans qui affirme que le cancer l’a motivée à vivre sa vie pleinement.

Sharon est heureuse que sa fille se porte bien. Le Jour de la jonquille de la Société canadienne du cancer, elle prend un petit moment pour repenser à l’expérience de cancer de sa fille. Elle célèbre sa survie et elle a une pensée spéciale pour les autres personnes touchées par le cancer.

En mai 2003, quand Sharon et son époux Daniel ont conduit Colleen à l’hôpital pour des éruptions cutanées, ils étaient loin de se douter que leur fille recevrait un diagnostic de cancer. Suite au diagnostic et tout au long des trois années qu’a duré la lutte contre le cancer de leur fille, ils ont fait de leur mieux pour garder espoir. Pour Sharon, le diagnostic de cancer a été difficile à prendre, car sa mère et son père étaient décédés du cancer. De plus, six mois auparavant, sa sœur venait également de perdre son combat contre le cancer. « J’étais dévastée lorsque j’ai appris que Colleen avait un cancer », révèle Sharon.

En y repensant maintenant, Colleen déclare que l’attitude positive de ses parents l’a aidée pendant sa maladie. À cette époque, il lui était difficile de comprendre ce qui lui arrivait et la raison pour laquelle elle devait passer plus de 200 jours à l’hôpital pour des traitements qui se traduisaient par de nombreuses transfusions et aiguilles. De son point de vue, on la privait de ses amis, de sa famille et de ses cours à l’école.

Colleen était en rémission à l’âge de neuf ans. Aujourd’hui, elle fréquente la polyvalente et aide à amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. En septembre dernier, elle a participé au Relais pour la vie de la SCC avec sa mère, à Kemptville, en Ontario.

Les difficultés financières

Sharon se souvient des hauts et des bas lors des traitements de cancer de Colleen et surtout de toutes les difficultés financières de la famille à cette époque.

Les traitements de Colleen ont duré deux ans, mais le Programme des prestations de compassion du gouvernement fédéral n’allouait des prestations que pendant six semaines. L’employeur de Sharon lui a permis de prendre un congé sans solde d’un an pour des raisons familiales. Elle a également pris un court congé lié au stress, mais lorsqu’elle est retournée travailler, son mari a quitté son emploi pour s’occuper de Colleen.

« Pour arriver à joindre les deux bouts, Daniel a finalement trouvé un travail de chauffeur d’autobus scolaire, se rappelle Sharon. Il n’est pas retourné travailler à temps plein avant la rémission et le retour à l’école de Colleen. Cette période a été très difficile. »

« L’expérience vécue par cette famille montre bien pourquoi la Société canadienne du cancer travaille fort pour améliorer le soutien aux proches aidants , affirme Dan Demers, directeur, Questions d’intérêt public, à la Société canadienne du cancer. Au Canada, le soutien actuel est nettement insuffisant et il est nécessaire d’en faire beaucoup plus pour éviter que des personnes comme Sharon et sa famille aient à affronter des difficultés financières. »

L’amélioration du soutien aux proches aidants

L’implication de la Société canadienne du cancer dans la défense de l’intérêt public a contribué à l’obtention d’un nouveau crédit d’impôt pour proches aidants, annoncé en juin 2011 dans le budget fédéral. Bien que l’organisation trouve que ce soit une première étape importante, elle continuera de revendiquer un meilleur soutien financier pour les proches aidants grâce à des améliorations qui seraient apportées aux prestations de compassion administrées par le programme fédéral d’assurance-emploi. Voici les améliorations proposées :

  • Période de prestations : Prolonger la période de prestation, actuellement de six semaines, à 26 semaines, tout en permettant de l’étaler sur 52 semaines.
  • Souplesse accrue : Permettre aux gens de demander des prestations pour des semaines partielles prises sur une période prolongée, plutôt que pour des blocs de semaines à la fois.
  • Révision des critères d'admissibilité : Modifier la terminologie pour les personnes admissibles aux prestations en utilisant l'expression « besoin important de soins en raison d’une maladie potentiellement mortelle » au lieu de « risque de décès important ».

Forte de son expérience personnelle, Sharon revendique énergiquement un soutien financier supplémentaire à l’intention des proches aidants , particulièrement aux parents d’enfants malades. Elle a présenté son point de vue à un comité parlementaire sur les soins palliatifs et de compassion. Elle a écrit un livre sur l’expérience vécue par sa fille, The Guinea Kid. De plus, lorsque c’est possible, elle raconte son histoire aux médias.

Le Jour de la jonquille, Sharon veut faire savoir aux proches aidants qu’ils ne sont pas seuls. « Je sais ce qu’ils vivent et je vais penser à eux en continuant mon travail pour m’assurer que les proches aidants obtiennent le soutien dont ils ont besoin et qu’ils méritent. »

Le Jour de la jonquille permet de conclure la campagne de la Société canadienne du cancer en consacrant une journée spéciale où les Canadiens peuvent avoir une pensée pour les milliers de leurs compatriotes qui vivent une expérience de cancer et également se souvenir de tous ceux qui en sont décédés.

Peter Goodhand, président et chef de la direction de la Société canadienne du cancer, déclare que le port de l’épinglette jonquille ce jour-là témoigne concrètement de notre soutien à tous les survivants du cancer. « Cette jonquille qui nous unit est un moyen pour tous de dire que personne n’a à affronter le cancer seul et que nous poursuivrons la bataille jusqu’à ce que nous puissions enfin crier victoire. »

Pour savoir comment vous procurer une épinglette jonquille, visitez combatpourlavie.ca ou communiquez avec votre bureau local de la SCC. Les épinglettes sont également offertes dans les points de service de Curves, First Choice Haircutters, JACOB,Laura Canada, LifeLabs, MAC’s, Pacrim Hospitality Service Hotels, Pharmasave et WirelessWave/Tbooth. Il n’y a pas de prix de vente suggéré pour l’épinglette jonquille, mais la SCC encourage les Canadiens à faire un don pour soutenir la mission de la Société canadienne du cancer au Canada.

Par leur appui à la Société canadienne du cancer au cours du Mois de la jonquille et à l’occasion du Jour de la jonquille, les Canadiens s’associeront à une équipe qui combat ardemment le cancer au Canada. Votre don permettra à la Société canadienne du cancer :

  • de prévenir le cancer;
  • de financer la recherche pour déjouer la maladie;
  • d’outiller, d’informer et de soutenir les Canadiens touchés par le cancer;
  • de revendiquer des politiques publiques visant à améliorer la santé des Canadiens.

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340