Un registre public des édifices contenant de l’amiante est nécessaire au Canada

18 octobre 2012

Toronto -

La majorité des Canadiens et des Canadiennes, soit 82 %, envoient le message clair qu’un registre public des édifices contenant de l’amiante, y compris les résidences privées, est important et 78 % affirment qu’il est de la responsabilité du gouvernement fédéral d’en créer un, selon les résultats d’un sondage publiés aujourd’hui par la Société canadienne du cancer.

Devant ce grand appui de la part de la population canadienne, la Société canadienne du cancer et l’Association médicale canadienne ont uni leurs efforts et exhortent le gouvernement fédéral à créer un registre public centralisé de tous les édifices contenant de l’amiante au Canada.Ce registre doit être gratuit et facile d’accès. Il doit aussi inclure des édifices privés, ceux construits sur des terres autochtones et ceux appartenant au gouvernement.

« Nous savons que toutes les formes d’amiante causent le cancer. La création d’un registre public constitue une première étape essentielle afin de s’assurer que la population canadienne n’est pas exposée à cette substance nocive, déclare Dan Demers, directeur, Questions d’intérêt public à la Société canadienne du cancer. Savoir quels édifices contiennent de l’amiante permettra ensuite de prendre les mesures adéquates pour protéger la population canadienne contre cette substance. »

Entre les années 1920 et les années 1990, on a employé l’amiante pour isoler et insonoriser des édifices dans toutle Canada. On estime que 240 000 foyers au pays ont été isolé avec des matériaux qui pouvaient contenir de l’amiante. Toutefois, le public ne peut pas savoir quels sont les édifices qui en contiennent, et ces données pourraient être incomplètes. Ne pas savoir quels édifices contiennent de l’amiante signifie que des travailleurs peuvent y être exposés lors de travaux de démolition ou de rénovation et que les propriétaires ne peuvent pas savoir s’ils doivent prendre des mesures afin de s’en protéger.Une exposition fréquente et prolongée à l’amiante est associée au cancer du poumon et aumésothéliome, un type de cancer rare qui affecte le revêtement intérieur du thorax ou de la cavité abdominale.

« Lorsqu’il est inhalé, l’amiante peut causer le cancer du poumon ainsi que d’autres maladies douloureuses et mortelles qui n’apparaissent parfois que des années après l’exposition, explique la Dre Anna Reid, présidente de l’Association médicale canadienne (AMC). C’est pourquoi l’AMC appuie totalement la création d’un registre public des édifices contenant de l’amiante de même que d’autres mesures visant la sensibilisation aux conséquences de cette substance dangereuse. Nous devons au moins cela aux Canadiens. »

Les résultats du sondage dévoilent aussi que :

  • l’établissement immédiat d’un calendrier clair visant l’élimination progressive de l’usage et de l’exportation de l’amiante;
  • la mise sur pied d’un système national de surveillance afin de suivre de près les résultats sur la santé des personnes qui ont déjà été exposées à l’amiante;
  • la création d’un registre public des édifices contenant de l’amiante;
  • l’apport d’un soutien de transition pour les collectivités touchées;
  • l’ajout de l’amiante chrysotileà la liste des substances soumises à la procédure de consentement préalable en connaissance de cause de la Convention de Rotterdam.

La Société avertit les Canadiensque s’ils sont au courant qu’ils doivent retirer l’amiante de leur demeure, ils devraient avoir recours à un professionnel ayant de l’expérience avec le retrait d’amiante. Les propriétaires ne doivent jamais tenter de retirer l’amiante eux-mêmes.

Les résultats du sondage sont basés sur une enquête téléphonique menée du 10 au 15 septembre 2012 par EnvironicsResearch Group auprès d’un échantillon représentatif de 1000 Canadiens âgés de 18 ans ou plus. La marge d’erreur d’un échantillon de cette taille est de plus ou moins 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Fiche d’information médias pour diffusion : Un registre public des édifices contenant de l’amiante est nécessaire au Canada

Renseignements :

Christine Harminc

Senior Manager, Communications & Media Relations

Société canadienne du cancer, Bureau national

Téléphone : 416 934-5340