Sarcome des tissus
mous

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Chirurgie du sarcome des tissus mous

On a habituellement recours à la chirurgie pour traiter le sarcome des tissus mous. Le type de chirurgie que vous aurez dépend surtout de l’emplacement de la tumeur. Quand votre équipe de soins planifie la chirurgie, elle prend aussi en considération d’autres facteurs comme votre état de santé global.

On peut pratiquer une chirurgie pour différentes raisons. Vous pouvez avoir une chirurgie pour :

  • enlever complètement la tumeur;
  • réparer ou reconstruire la région où on a enlevé le cancer;
  • maîtriser la douleur et d’autres symptômes.

On a recours aux types suivants de chirurgie pour traiter le sarcome des tissus mous. Vous pourriez aussi recevoir d’autres traitements avant ou après la chirurgie.

Excision locale large

L’excision locale large consiste à enlever le cancer ainsi qu’un peu de tissu normal tout autour (marge chirurgicale). On a couramment recours à ce traitement pour de nombreux sarcomes des tissus mous. Il est possible que l’excision locale large soit le seul traitement nécessaire pour un sarcome des tissus mous précoce. On peut aussi faire une chirurgie pour traiter un sarcome des tissus mous qui réapparaît (récidive).

La marge chirurgicale mesure habituellement de 1 à 2 cm de largeur puisqu’on veut s’assurer qu’il n’y a pas de cellules cancéreuses autour de la tumeur (marge saine ou négative). Il peut être difficile d’enlever suffisamment de tissu normal autour des tumeurs qui se trouvent dans certaines régions, comme celle de la tête et du cou. On enlève parfois une plus petite marge chirurgicale afin de ne pas endommager des parties du corps importantes.

Le type d’anesthésique employé pour une excision locale large dépend de la taille de la tumeur et de son emplacement. Lors de l’excision locale large, le médecin se sert d’un couteau chirurgical (scalpel) pour retirer le cancer. Il referme ensuite la région avec des points de suture. Selon la quantité de tissu enlevée, le chirurgien peut faire une chirurgie reconstructive pour réparer la région. On envoie le tissu au laboratoire afin de s’assurer qu’il n’y a pas de cellules cancéreuses dans la marge chirurgicale et que tout le cancer a été enlevé.

Chirurgie de conservation d’un membre

La chirurgie de conservation d’un membre, ou chirurgie de sauvetage d’un membre, consiste à retirer une tumeur au bras ou à la jambe (membre) par excision locale large et sans enlever tout le bras ou toute la jambe. Le chirurgien tente de sauver et de protéger les tendons, muscles, nerfs et vaisseaux sanguins voisins afin que le bras ou la jambe puisse fonctionner le plus normalement possible. On peut avoir recours à la chirurgie reconstructive pour aider à rétablir l’apparence et la fonction du bras ou de la jambe. Le chirurgien conserve suffisamment de tissus mous, de peau et de muscles pour reconstruire le membre.

On traite habituellement le sarcome des tissus mous du bras ou de la jambe par chirurgie de conservation d’un membre. Dans la plupart des cas, le but de la chirurgie est de retirer complètement le cancer et de prévenir l’amputation.

Chirurgie reconstructive

On fait une chirurgie reconstructive pour aider à améliorer l’apparence et la fonction d’une région après l’opération pratiquée pour enlever la tumeur. Il arrive que le médecin doive retirer une grande quantité de tissu afin de s’assurer qu’il ne reste plus du tout de cancer. Vous pourriez avoir besoin d’une chirurgie reconstructive pour réparer la région et améliorer son apparence.

Greffe de peau

La greffe de peau consiste à prélever un bout de peau (greffon) d’une partie du corps (zone donneuse) et à l’appliquer sur la région où on a enlevé le cancer. Un chirurgien plasticien fait habituellement cette greffe au cours de l’excision locale large.

On a recours à un anesthésique local (on gèle la région) ou à un anesthésique général (vous serez inconscient) pour faire la greffe de peau. Le chirurgien enlève la peau de la zone donneuse, comme l’intérieur de la cuisse ou la fesse. Le greffon est appliqué sur la région où on a enlevé le cancer puis fixé à l’aide de points de suture. On couvre le greffon et la zone donneuse d’un pansement et parfois on les fixe à l’aide de points de suture ou d’agrafes. Le greffon cutané prend habituellement de 1 à 2 semaines à guérir. Votre équipe de soins vous dira comment protéger le greffon et en prendre soin pendant qu’il guérit.

Lambeau de tissu

Le lambeau de tissu est un bout épais de tissu qui contient son propre apport sanguin. Tout comme dans le cas de la greffe de peau, le lambeau de tissu couvre la région où on a enlevé le cancer.

Le chirurgien retire le lambeau de tissu, qui comprend de la peau, de la graisse et parfois du tissu musculaire, d’une région située près d’où le cancer a été enlevé. Le lambeau reste souvent partiellement fixé à son emplacement d’origine et ses vaisseaux sanguins y sont encore reliés. Dans certains cas, on enlève complètement le lambeau de la zone donneuse (lambeau libre), alors on doit relier les vaisseaux sanguins du lambeau aux vaisseaux du nouvel emplacement. On place le lambeau sur la plaie et on le fixe à l’aide de points de suture.

Greffon osseux

La plupart des sarcomes des tissus mous ne se propagent pas directement aux os, alors il n’est habituellement pas nécessaire d’en enlever. S’il faut enlever un os, le chirurgien pourrait le remplacer par un greffon osseux. Le greffon osseux est un morceau d’os prélevé dans une autre partie du corps qui sert à reconstruire la région osseuse qui a été enlevée. On fixe le greffon à l’os lors de la chirurgie. Il est possible qu’on doive pratiquer d’autres chirurgies plus tard puisque le greffon peut se relâcher ou se fracturer avec le temps.

Endoprothèse

L’endoprothèse est une prothèse interne qui remplace les articulations qu’on a enlevées par chirurgie, comme celles du genou, de la hanche ou de l’épaule. Cela leur permet de bouger et de se plier. L’endoprothèse est habituellement faite de métal et de plastique. Si on met une endoprothèse en place lors d’une chirurgie de conservation d’un membre, il est possible qu’on doive pratiquer d’autres chirurgies plus tard puisque l’endoprothèse peut se relâcher ou se briser avec le temps.

Amputation d’un membre

Lors de la chirurgie d’un sarcome des tissus mous au bras ou à la jambe, on peut enlever le cancer et une partie ou la totalité du membre. C’est l’amputation. Il y a des années, environ la moitié de tous les sarcomes des tissus mous qui apparaissaient dans un membre étaient traités par amputation. De nos jours, on a recours à l’amputation dans moins de 5 % des cas.

Il se peut que l'amputation soit la seule option si la tumeur est grosse et s'est propagée dans des nerfs, des vaisseaux sanguins ou des muscles importants. Enlever ces structures essentielles causerait un mauvais fonctionnement du membre ou des problèmes à long terme. L'amputation du membre pourrait alors être la meilleure option. L’amputation pourrait également être nécessaire si le sarcome est réapparu dans le même membre après une chirurgie de conservation de ce membre.

Le chirurgien étudie les résultats d'examens d'imagerie comme ceux de l'IRM pour déterminer jusqu'à quel point un bras ou une jambe doit être amputé. Il utilise des muscles, des tissus mous et de la peau pour former un manchon autour de l'os amputé : c’est le moignon. Tout de suite après l'amputation, on couvre le moignon d'un bandage bien ajusté pour l'aider à prendre forme. Une fois que les tissus du moignon sont suffisamment cicatrisés, on peut y ajuster un membre artificiel (prothèse).

Les prothèses modernes ont amélioré la vie de nombreuses personnes qui se sont fait amputer un membre. Dans la plupart des grands centres, il y a une clinique consacrée aux amputés. Une personne qui doit se faire amputer la jambe sous le genou peut fonctionner presque normalement. Quand l’amputation se fait au-dessus du genou, le retour aux activités se fait assez bien.

Apprenez-en davantage sur la réadaptation après le traitement, dont vivre avec un membre artificiel.

Curage ganglionnaire

Le curage ganglionnaire est une chirurgie pratiquée pour enlever plusieurs ganglions lymphatiques. On peut faire un curage ganglionnaire si les examens d’imagerie révèlent que les ganglions lymphatiques contiennent des cellules cancéreuses. Mais on n’y a habituellement pas recours pour le sarcome des tissus mous puisqu’il ne se propage généralement pas aux ganglions lymphatiques.

Le curage ganglionnaire se déroule sous anesthésie générale (vous serez inconscient) dans une salle d’opération à l’hôpital. Le chirurgien fait une coupure (incision) pour retirer les ganglions lymphatiques. Il peut aussi enlever du tissu voisin.

Apprenez-en davantage sur le curage ganglionnaire.

Chirurgie des métastases pulmonaires

Dans certains cas de sarcome des tissus mous de stade avancé, on peut faire une chirurgie pour traiter un cancer qui s’est propagé aux poumons (métastases). La chirurgie pratiquée pour enlever une métastase pulmonaire est appelée résection pulmonaire ou métastasectomie pulmonaire.

La chirurgie des métastases pulmonaires peut être une option si :

  • on peut également enlever le cancer primitif;
  • le cancer ne s’est propagé qu’à quelques endroits dans les poumons et s’il n’y a pas d’autres foyers métastatiques;
  • vous êtes en assez bonne santé pour tolérer la chirurgie.

Apprenez-en davantage sur le traitement des métastases pulmonaires.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du sarcome des tissus mous, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque personne les ressent différemment. Certaines en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu.

Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la chirurgie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chirurgie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Les effets secondaires de la chirurgie dépendent surtout du type de chirurgie, de l’emplacement de la tumeur dans le corps et de votre état de santé global.

La chirurgie du sarcome des tissus mous peut causer ces effets secondaires :

  • douleur
  • enflure
  • saignement
  • infection de la plaie ou ouverture de la plaie (les bords de la plaie ne restent pas collés l’un à l’autre) ou les deux
  • mauvaise cicatrisation de la plaie
  • caillots sanguins
  • formation de tissu cicatriciel

Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chirurgie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Questions à poser sur la chirurgie

Apprenez-en davantage sur la chirurgie et les effets secondaires de la chirurgie. Afin de prendre les bonnes décisions pour vous, posez des questions sur la chirurgie à votre équipe de soins.

anesthésique

Médicament qui cause l’anesthésie (perte partielle ou totale de sensation ou de conscience).

L’anesthésique général provoque le sommeil. L’anesthésique régional cause une perte de sensation dans une partie du corps, comme un bras ou une jambe, mais la personne reste consciente. L’anesthésique local engourdit seulement une petite région du corps.

amputation

Intervention chirurgicale qui permet d’enlever un membre ou un appendice en partie ou en totalié.

prothèse

Appareil ou dispositif artificiel servant à remplacer une partie du corps.

Les exemples de prothèse incluent un membre artificiel ou des prothèses mammaires externes.

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