Rétinoblastome

Vous êtes ici:

Chimiothérapie du rétinoblastome

En chimiothérapie, on a recours à des médicaments anticancéreux, ou cytotoxiques, pour détruire les cellules cancéreuses. On administre habituellement une chimiothérapie pour traiter le rétinoblastome. L’équipe de soins prendra en considération les besoins de votre enfant pour choisir les agents chimiothérapeutiques, les doses et les modes d’administration. Votre enfant pourrait aussi recevoir d’autres traitements.

On administre une chimiothérapie pour différentes raisons. Votre enfant peut recevoir une chimiothérapie pour :

  • détruire les cellules cancéreuses;
  • réduire la taille de la tumeur avant d’autres traitements (chimiothérapie néoadjuvante);
  • détruire les cellules cancéreuses qui restent après la chirurgie et réduire le risque de réapparition (récidive) du cancer (chimiothérapie adjuvante);
  • se préparer à une greffe de cellules souches visant à traiter un rétinoblastome avancé qui s’est propagé hors de l’œil (rétinoblastome extraoculaire) ou qui est réapparu hors de l’œil;
  • soulager la douleur ou contrôler les symptômes d’un rétinoblastome de stade avancé (chimiothérapie palliative).

La chimiothérapie est habituellement systémique, ce qui signifie que les médicaments circulent dans le sang pour atteindre et détruire les cellules cancéreuses dans tout le corps, dont celles qui auraient pu se détacher de la tumeur primitive à l’œil. On administre souvent une chimiothérapie systémique pour réduire la taille de la tumeur avant d’avoir recours à d’autres traitements comme une cryothérapie, une thermothérapie, une chirurgie au laser ou une radiothérapie.

La chimiothérapie peut aussi être régionale, ce qui signifie qu’on l’administre à une région spécifique du corps. On peut avoir recours aux types suivants de chimiothérapie régionale pour traiter le rétinoblastome. On peut administrer un anesthésique général ou un sédatif à l’enfant selon l’intervention pratiquée.

La chimiothérapie périoculaire (sous-ténonienne) se fait par injection dans les tissus entourant l’œil. Le carboplatine (Paraplatin, Paraplatin AQ) est l’agent chimiothérapeutique le plus souvent administré.

La chimiothérapie intra-artérielle est injectée dans l’artère principale qui fait circuler le sang jusqu’à l’œil (artère ophtalmique). On insère un cathéter fin dans une grosse artère de l’intérieur de la cuisse et on le fait monter jusqu’à l’artère ophtalmique. On administre ensuite la chimiothérapie dans l’artère ophtalmique par le cathéter. Les agents chimiothérapeutiques souvent employés sont le melphalan (Alkeran), le carboplatine et le topotécan (Hycamtin).

La chimiothérapie intravitréenne est injectée dans la substance gélatineuse qui est contenue dans l’œil, soit le corps vitré.

La chimiothérapie intrathécale est administrée au cerveau et à la moelle épinière (système nerveux central, ou SNC). On le fait par ponction lombaire dans l’espace contenant le liquide céphalorachidien (LCR). On a parfois recours à la chimiothérapie intrathécale pour traiter un rétinoblastome qui s’est propagé au cerveau.

Agents chimiothérapeutiques administrés pour le rétinoblastome

Les agents chimiothérapeutiques les plus souvent administrés pour traiter le rétinoblastome sont les suivants :

  • carboplatine
  • cisplatine
  • vincristine (Oncovin)
  • étoposide (Vepesid, VP-16)
  • téniposide (Vumon)
  • cyclophosphamide (Procytox)
  • doxorubicine (Adriamycin)
  • topotécan
  • melphalan

Les associations chimiothérapeutiques les plus souvent administrées pour traiter le rétinoblastome sont les suivantes :

  • carboplatine, vincristine et étoposide
  • carboplatine, vincristine, étoposide et cyclosporine (Neoral)
  • vincristine, doxorubicine et cyclophosphamide
  • vincristine, téniposide, carboplatine et cyclophosphamide
  • vincristine et cyclophosphamide
  • doxorubicine et cyclophosphamide
  • topotécan et cytarabine (Cytosar, Ara-C)

Effets secondaires

Peu importe le traitement du rétinoblastome, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains en ont beaucoup alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

La chimiothérapie peut causer des effets secondaires puisqu’elle risque d’endommager les cellules saines tout en détruisant les cellules cancéreuses. Si des effets secondaires se manifestent, ils peuvent le faire n’importe quand pendant la chimiothérapie, tout de suite après ou quelques jours voire quelques semaines plus tard. Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite de la chimiothérapie (effets tardifs). La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Il est difficile de dire exactement quels effets secondaires un enfant éprouvera, combien de temps ils dureront et quand l’enfant sera rétabli. Le corps d’un enfant semble mieux tolérer la chimiothérapie que celui d’un adulte. En effet, les effets secondaires sont habituellement moins importants chez les enfants et ils s’en rétablissent souvent plus rapidement que les adultes.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament administré, de sa dose, de son mode d’administration et de l’état de santé global de votre enfant. La chimiothérapie régionale engendre moins d’effets secondaires que la chimiothérapie systémique puisque la chimiothérapie régionale n’affecte habituellement pas tout le corps. Voici certains effets secondaires fréquents des agents chimiothérapeutiques employés pour traiter le rétinoblastome :

Il arrive que des effets secondaires apparaissent des mois ou des années à la suite du traitement du rétinoblastome. Apprenez-en davantage sur les effets tardifs des traitements du rétinoblastome.

Avisez l’équipe de soins si votre enfant éprouve ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la chimiothérapie. Plus vite vous leur mentionnez tout problème, plus rapidement ils pourront vous dire comment aider à les soulager.

Informations sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur des médicaments spécifiques changent régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Questions à poser sur la chimiothérapie

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie et les effets secondaires de la chimiothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur la chimiothérapie à son équipe de soins.

ponction lombaire

Intervention lors de laquelle on insère une aiguille dans la partie inférieure (région lombaire) de la colonne vertébrale.

Les médecins peuvent avoir recours à la ponction lombaire pour administrer des médicaments, pour prélever un échantillon de liquide céphalorachidien (LCR) qui sera examiné au microscope ou pour réduire la pression du liquide céphalorachidien dans l’espace qui entoure la moelle épinière.

La ponction lombaire est aussi appelée rachicentèse.

liquide céphalorachidien (LCR)

Liquide présent dans les cavités situées à l’intérieur et autour de l’encéphale et de la moelle épinière qui leur sert de protection et de coussinet.

  • Besoin de plus d’information?

    Appelez-nous sans frais au 1 888 939-3333

    « Ou écrivez-nous. Nous vous répondrons par courriel ou par téléphone si vous nous laissez vos coordonnées. Si nous ne pouvons pas vous joindre par téléphone, nous vous laisserons un message vocal. »

    Si vous êtes à l'extérieur du Canada

    Nous pouvons fournir des renseignements sur les soins et les services de soutien pour le cancer au Canada uniquement. Si vous recherchez un organisme de lutte contre le cancer dans votre pays, visitez les sites de l’Union For International Cancer Control ou de l’International Cancer Information Service Group.

Histoires

Dr Bruno Gagnon Intégrer les soins palliatifs aux soins du cancer avancé

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez comment 16 facteurs peuvent affecter votre risque de cancer et comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie! Présenté en partenariat avec Desjardins.

Apprenez-en plus