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Rétinoïdes et immunothérapie pour le neuroblastome

On emploie parfois des rétinoïdes et l’immunothérapie pour traiter le neuroblastome. Les rétinoïdes sont une forme de vitamine A qui aide certaines cellules cancéreuses à devenir matures, c’est-à-dire à se différencier, et à se transformer en cellules normales. L’immunothérapie permet d’amener le propre système immunitaire du corps à détruire toutes les cellules du neuroblastome qui pourraient rester.

Les rétinoïdes et l’immunothérapie peuvent être utilisés pour traiter le neuroblastome à risque élevé ou le neuroblastome récidivant. Ces traitements sont administrés après une chimiothérapie à forte dose et un sauvetage par greffe de cellules souches. On peut leur donner le nom de traitement d’entretien. Les rétinoïdes et les médicaments immunothérapeutiques servent à :

  • éliminer toutes les cellules cancéreuses restantes;
  • empêcher les cellules cancéreuses de croître et de se répandre;
  • réduire le risque que le cancer revienne (récidive).

Trois médicaments sont fréquemment employés ensemble pour traiter le neuroblastome : un rétinoïde appelé isotrétinoïne et deux médicaments immunothérapeutiques. L’équipe de soins prendra en considération les besoins personnels de votre enfant pour choisir les médicaments, les doses et les modes d’administration des rétinoïdes et de l’immunothérapie. Votre enfant pourrait aussi recevoir d’autres traitements.

Rétinoïdes utilisés pour le neuroblastome

Le rétinoïde utilisé pour traiter le neuroblastome à risque élevé ou le neuroblastome récidivant est l’isotrétinoïne. On l’administre par la bouche pendant 6 mois après la chimiothérapie à forte dose et le sauvetage par greffe de cellules souches.

Médicaments immunothérapeutiques utilisés pour le neuroblastome

Il existe différents médicaments immunothérapeutiques pour traiter le neuroblastome.

Les anticorps monoclonaux sont un type d’immunothérapie ciblée qu’on emploie pour traiter le neuroblastome. Le dinutuximab (Unituxin) est un anticorps monoclonal qui cible une protéine, appelée GD2, qui est exprimée à la surface des cellules du neuroblastome. Le dinutuximab agit en se liant aux cellules du neuroblastome qui expriment la protéine GD2, puis en envoyant un signal au système immunitaire du corps pour qu’il s’attaque à ces cellules et les détruise. On l’administre habituellement en association avec d’autres immunothérapies.

Les facteurs de croissance granulocytaires (comme G-CSF) peuvent être employés pour atténuer certains des effets secondaires des traitements du cancer. Ils encouragent la moelle osseuse à fabriquer davantage de globules blancs. Cela permet de réduire le risque d’infection après la chimiothérapie. En immunothérapie, un facteur de croissance différent appelé GM-CSF (sargramostim) est utilisé pour stimuler le système immunitaire. On l’administre par injection sous la peau.

Les interleukines sont un groupe de substances, semblables à des hormones, qui sont produites par les globules blancs. Elles stimulent le système immunitaire de sorte qu’il reconnaisse et détruise les cellules cancéreuses. Jusqu’à récemment, on employait l’interleukine-2 (Aldesleukin, Proleukin) dans le cadre du traitement d’immunothérapie pour le neuroblastome. Mais des données provenant d’études menées en Europe donnent à penser que l’ajout de l’interleukine-2 ne serait pas si important; c’est pourquoi on ne l’utilise plus systématiquement pour la plupart des patients traités par immunothérapie pour un neuroblastome à risque élevé.

Effets secondaires

Peu importe le traitement du neuroblastome, il est possible que des effets secondaires se produisent, mais chaque enfant les ressent différemment. Certains enfants en ont beaucoup, alors que d’autres en éprouvent peu ou pas du tout.

Les effets secondaires des rétinoïdes et de l’immunothérapie dépendent principalement du type de médicament ou d’association médicamenteuse, de la dose ainsi que de l’état de santé global de votre enfant.

Voici certains effets secondaires courants des rétinoïdes :

  • problèmes de peau;
  • lèvres, bouche, nez et yeux secs;
  • douleurs musculaires et articulaires;
  • changements des ongles.

Voici certains effets secondaires courants de l’immunothérapie :

Signaler les effets secondaires

Avisez l’équipe de soins si votre enfant éprouve ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à la thérapie biologique. Les effets secondaires peuvent se manifester n’importe quand pendant l’immunothérapie, tout de suite après ou quelques jours, voire quelques semaines plus tard. La plupart disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités, mais certains risquent de durer longtemps ou d’être permanents.

Votre équipe de soins est là pour vous. Plus tôt vous signalez un problème, plus rapidement on pourra vous dire comment aider à le traiter.

D’autres effets secondaires peuvent survenir des mois ou des années après le traitement du neuroblastome. Apprenez-en davantage sur les effets tardifs du neuroblastome.

Renseignements sur des médicaments anticancéreux spécifiques

Les renseignements sur les médicaments spécifiques changent assez régulièrement. Apprenez-en davantage sur les sources d’information sur les médicaments ainsi que sur les sites où vous pouvez obtenir des renseignements sur des médicaments spécifiques.

Questions à poser sur le traitement

Apprenez-en davantage sur l’immunothérapie. Afin de prendre les bonnes décisions pour votre enfant, posez des questions sur l’immunothérapie à l’équipe de soins.

anticorps monoclonal

Substance qui a la capacité de reconnaître une molécule cible particulière (antigène) d’une cellule cancéreuse et de s’y fixer.

Les anticorps monoclonaux peuvent nuire à la fonction cellulaire ou peuvent servir à transporter des médicaments, des toxines ou des matières radioactives directement vers une tumeur.

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