Cancer métastatique

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Métastases pulmonaires

Lorsqu’un cancer prend naissance dans une partie du corps et se propage aux poumons, on parle de métastases pulmonaires. On les appelle parfois tumeurs pulmonaires métastatiques. Le cancer qui prend naissance dans les poumons est différent et porte le nom de cancer du poumon primitif.

Le cancer métastatique est aussi appelé :

  • tumeur métastatique, tumeurs métastatiques ou maladie métastatique;
  • métastase (une seule tumeur cancéreuse);
  • métastases (plus d’une tumeur cancéreuse);
  • cancer avancé.

Certains types de cancer sont plus susceptibles de se propager aux poumons que d’autres. Les cancers qui suivent sont ceux qui se propagent le plus souvent aux poumons :

  • sein;
  • colorectal;
  • rein;
  • tête et cou (comme le cancer du larynx);
  • testicule;
  • os (comme l’ostéosarcome);
  • sarcome des tissus mous;
  • mélanome;
  • thyroïde.

Le cancer peut se propager n’importe où dans les poumons. Parfois, il n’y a qu’une seule métastase dans un des poumons. D’autres fois, il y a de nombreuses métastases dans l’un des poumons ou dans les deux. La plupart des métastases pulmonaires apparaissent près des bords des poumons et dans les lobes inférieurs. Le cancer peut aussi se propager à des régions situées à l’extérieur des poumons, comme la plèvre et le médiastin.

Symptômes

Au début, il est possible que les métastases pulmonaires ne causent aucun symptôme. Les symptômes varient selon le nombre de tumeurs et leur emplacement dans les poumons. Ces symptômes peuvent aussi être causés par d’autres affections médicales.

Si vous éprouvez les symptômes suivants, consultez votre médecin :

  • toux qui ne disparaît pas;
  • essoufflement;
  • infections broncho-pulmonaires fréquentes;
  • expectorations sanguinolentes;
  • douleur ou inconfort dans la poitrine;
  • perte de poids.

Diagnostic

Le diagnostic est le processus qui permet d'identifier la cause d’un problème de santé. Les examens suivants peuvent être effectués pour diagnostiquer les métastases pulmonaires. Un grand nombre de ceux-ci peuvent aussi aider votre équipe de soins à planifier votre traitement et à surveiller l’apparition de changements du cancer.

Antécédents médicaux et examen physique

Les antécédents médicaux consistent en un bilan des symptômes, des risques et de tous les événements et troubles médicaux que vous auriez pu éprouver dans le passé. Au moment de vérifier vos antécédents médicaux, votre médecin vous demandera si vous avez déjà éprouvé des symptômes pouvant indiquer la présence de métastases pulmonaires.

L’examen physique permet au médecin de rechercher tout signe de métastases pulmonaires. Votre médecin pourrait écouter vos poumons.

Apprenez-en davantage sur l’examen physique.

Analyses sanguines

On effectue généralement des analyses sanguines pour vérifier votre état de santé général et évaluer le fonctionnement de certains organes. Ces analyses peuvent aussi déterminer si le cancer s’est propagé à d’autres organes que les poumons.

 

Laformule sanguine complète (FSC) sert à vérifier votre état de santé général et le fonctionnement de votre moelle osseuse.

Le profil électrolytique mesure le sodium, le potassium, le chlorure, le magnésium, le phosphate et le bicarbonate. Cette analyse aide à déceler les problèmes de rein.

Les tests de la fonction hépatique permettent de voir s’il y a un problème avec le foie.

La saturation en oxygène, c’est-à-dire le taux d’oxygène dans le sang, peut être mesurée pour savoir si vos poumons apportent assez d’oxygène à votre corps.

Le dosage des marqueurs tumoraux mesure la quantité de certaines protéines spécifiques dans le corps. On pourrait effectuer cette analyse si vous avez déjà eu le cancer. Une augmentation des taux des marqueurs tumoraux dans le sang peut indiquer que le cancer primitif est réapparu et qu’il pourrait s’être propagé aux poumons.

Apprenez-en davantage sur la formule sanguine complète (FSC), les analyses biochimiques sanguines et les marqueurs tumoraux.

Examens d’imagerie

Les examens d’imagerie jouent un rôle important dans le diagnostic des métastases pulmonaires. Il est courant qu’une personne subisse un ou plusieurs examens d’imagerie si le médecin croit que le cancer pourrait s’être propagé aux poumons. Ces examens peuvent inclure les suivants.

La radiographie pulmonaire est habituellement le premier examen effectué pour essayer de déterminer la cause de symptômes tels que la toux et l’essoufflement. Les médecins y ont recours pour détecter toute tumeur pulmonaire.

On fait souvent une tomodensitométrie (TDM) de la poitrine pour vérifier la présence de métastases pulmonaires. Celle-ci fournit des images plus détaillées que la radiographie pulmonaire et permet de connaître la taille et l’emplacement des tumeurs. Elle sert aussi à vérifier la présence de cancer dans les ganglions lymphatiques voisins.

On peut effectuer une tomographie par émission de positons (TEP) des poumons ou du corps entier. Cet examen peut servir à vérifier si les tumeurs pulmonaires sont cancéreuses ou non.

Apprenez-en davantage sur la radiographie, la TDM et la TEP.

Bronchoscopie

La bronchoscopie est une intervention où l’on utilise un endoscope pour examiner l’intérieur de la trachée, des bronches (grosses voies respiratoires des poumons) et des poumons. On y a souvent recours pour déterminer pourquoi une personne crache du sang quand elle tousse. Pendant la bronchoscopie, on effectue parfois une biopsie.

Apprenez-en davantage sur la bronchoscopie.

Biopsie

La biopsie consiste à prélever des cellules ou des tissus en vue de les examiner au microscope. On y a parfois recours lorsque les examens d’imagerie révèlent la présence de tumeurs pulmonaires. Si vous avez déjà eu le cancer, les médecins pourraient être en mesure de diagnostiquer des métastases pulmonaires uniquement à partir des résultats des examens d’imagerie. Mais si le médecin n’est pas en mesure de savoir s’il y a des métastases pulmonaires à partir des examens d’imagerie, ou si vous n’avez jamais eu le cancer, une biopsie pourrait alors être pratiquée.

Les médecins utilisent habituellement un examen d’imagerie comme la tomodensitométrie pour localiser l’endroit précis où effectuer la biopsie. Les types de biopsie suivants peuvent être employés pour diagnostiquer les métastases pulmonaires :

  • biopsie à l’aiguille à travers la paroi thoracique (appelée ponction-biopsie transthoracique);
  • biopsie endoscopique lors d’une bronchoscopie (appelée biopsie transbronchique);
  • biopsie chirurgicale.

Apprenez-en davantage sur la biopsie.

Autres examens

Si on trouve des métastases pulmonaires avant que le cancer primitif n’ait été diagnostiqué, le médecin pourrait demander d’autres examens afin de déterminer le foyer d’origine du cancer. Des examens pourraient aussi être effectués pour vérifier s’il y a présence de métastases dans d’autres parties du corps. Ces examens comprennent :

  • une mammographie pour vérifier s’il y a un cancer du sein;
  • une tomodensitométrie de l’abdomen et du pelvis pour vérifier s’il y a un cancer colorectal et des métastases hépatiques;
  • une médiastinoscopie pour examiner les ganglions lymphatiques au milieu de la poitrine;
  • une échographie pour vérifier s’il y a un cancer du testicule.

Traitements et traitements de soutien

Si vous avez des métastases pulmonaires, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement adapté à votre cas. Ce plan sera personnalisé selon vos besoins et comprendra le plus souvent une association de différents traitements. Les traitements peuvent limiter et ralentir la croissance des métastases pulmonaires, mais celles-ci ne disparaissent habituellement pas complètement. Les traitements servent aussi à gérer ou à prévenir certains problèmes causés par les métastases pulmonaires. Ces traitements sont appelés traitements de soutien.

Pour déterminer les traitements et les traitements de soutien à vous offrir en cas de métastases pulmonaires, votre équipe de soins tiendra compte des éléments suivants :

  • le foyer d’origine du cancer (où il a pris naissance);
  • vos symptômes;
  • la taille des métastases pulmonaires, leur nombre et leur emplacement;
  • si le cancer s’est propagé à d’autres parties du corps;
  • les traitements du cancer que vous avez déjà reçus;
  • l’état de santé général de vos poumons;
  • ce que vous préférez ou voulez.

Si vous êtes atteint de métastases pulmonaires, on pourrait vous offrir les traitements et les traitements de soutien suivants.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est le traitement le plus souvent utilisé pour traiter les métastases pulmonaires. On y a recours pour aider à rétrécir les tumeurs et à limiter la croissance du cancer. La chimiothérapie est parfois employée en association avec d’autres traitements comme la chirurgie et le traitement ciblé.

Les agents chimiothérapeutiques circulent dans tout l’organisme afin de détruire les cellules cancéreuses. Ils sont généralement administrés par voie intraveineuse (dans les veines à l’aide d’une aiguille) ou orale (par la bouche sous forme de pilule).

Le type d’agent chimiothérapeutique ou d’association médicamenteuse utilisé dépend d’où le cancer a pris naissance et de si vous avez déjà reçu de la chimiothérapie auparavant. Les médicaments, la dose et les modalités de traitement varient pour chaque personne.

Les effets secondaires de la chimiothérapie dépendent surtout du type de médicament, de la dose et du mode d’administration. Les effets secondaires courants comprennent un nombre peu élevé de cellules sanguines (aplasie médullaire), les nausées et les vomissements, les troubles de la bouche et les troubles intestinaux.

Apprenez-en davantage sur la chimiothérapie.

Hormonothérapie

On peut avoir recours à l’hormonothérapie pour limiter la croissance du cancer et aider à soulager les symptômes. On l’emploie pour traiter certains types de cancer qui se sont propagés aux poumons, comme le cancer du sein et le cancer de la thyroïde.

L’hormonothérapie ajoute, bloque ou enlève certaines hormones afin de ralentir ou d’arrêter la croissance de certains types de cellules cancéreuses qui ont besoin d’hormones pour se développer. L’hormonothérapie peut consister en des médicaments, une chirurgie ou de la radiothérapie ayant pour but de modifier les taux d’hormones ou d’en bloquer les effets.

Les effets secondaires dépendent principalement du type d’hormonothérapie administré. Les effets secondaires courants comprennent les bouffées de chaleur et le gain de poids.

Apprenez-en davantage sur l’hormonothérapie.

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments qui trouvent des substances spécifiques (comme des protéines) à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses et qui s’y fixent. Ces substances contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. Les médicaments ciblés bloquent ces substances pour arrêter ou ralentir la croissance et la propagation des cellules cancéreuses.

Le traitement ciblé peut être utilisé pour limiter la croissance des métastases pulmonaires issues de certains types de cancer. Le choix du type de médicament ciblé dépendra du foyer d’origine du cancer. Le plus souvent, on associe le traitement ciblé à la chimiothérapie.

Les effets secondaires du traitement ciblé dépendent surtout du type et de la dose du médicament administré. Les effets secondaires courants comprennent les problèmes de peau, les symptômes pseudo-grippaux et la fatigue. La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités. Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés au traitement ciblé.

Apprenez-en davantage sur le traitement ciblé.

Immunothérapie

L’immunothérapie renforce le système immunitaire ou l’aide à trouver le cancer et à l’attaquer. L’immunothérapie peut être administrée seule, mais on l’associe le plus souvent à d’autres types de traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie.

Le choix du type de médicament immunothérapeutique dépendra du foyer d’origine du cancer.

Les effets secondaires de l’immunothérapie dépendent surtout du type et de la dose du médicament administré. Les effets secondaires courants comprennent les symptômes pseudo-grippaux et la fatigue. La plupart des effets secondaires disparaissent d’eux-mêmes ou peuvent être traités. Avisez votre équipe de soins si vous éprouvez ces effets secondaires ou d’autres que vous croyez liés à l’immunothérapie.

Apprenez-en davantage sur l’immunothérapie.

Chirurgie

On a le plus souvent recours à la chirurgie pour traiter un cancer colorectal, un cancer des os ou un sarcome des tissus mous qui s’est propagé aux poumons. On peut effectuer une résection pulmonaire pour traiter les métastases lorsque le cancer est confiné à une seule petite partie du poumon (métastases isolées). Lors de cette intervention, on enlève une partie du poumon (habituellement en forme de coin, ou cunéiforme). On retire la tumeur ainsi qu’une zone de tissus sains autour de celle-ci. Le but de la résection pulmonaire est de retirer complètement les métastases de manière à ce qu’il ne reste plus de cellules cancéreuses dans la marge de tissus sains enlevée (marges chirurgicales négatives). On enlève seulement une partie des poumons afin que ceux-ci soient encore capables de fonctionner aussi normalement que possible après la chirurgie.

La résection pulmonaire est effectuée par un chirurgien spécialisé en chirurgie des poumons (appelé chirurgien thoracique). Le chirurgien fait généralement une incision dans la poitrine (résection pulmonaire ouverte ou à ciel ouvert). Dans certains cas, lorsqu’il y a seulement quelques petites tumeurs, on peut effectuer une chirurgie thoracique vidéo-assistée (VATS) ou une vidéo-thoracoscopie.

Ce ne sont pas toutes les personnes atteintes de métastases pulmonaires qui peuvent subir une chirurgie. Pour décider si la chirurgie est une option envisageable, les médecins se basent sur la taille des tumeurs, leur nombre et leur emplacement, sur la maîtrise du cancer primitif, sur l’état de santé global ainsi que sur d’autres facteurs.

Les effets secondaires de la chirurgie dépendent principalement du type de chirurgie, de la quantité de poumon à enlever et de votre état de santé global. Certains des effets secondaires de la résection pulmonaire sont la douleur, les saignements, l’infection d’une plaie et l’infection pulmonaire.

Apprenez-en davantage sur la chirurgie.

Ablation

L’ablation est une intervention qui permet de retirer ou de détruire des cellules ou des tissus à l’aide de la chaleur, de produits chimiques ou d’autres méthodes. Différents types d’ablation peuvent être employés pour traiter les métastases pulmonaires. On y a habituellement recours pour traiter les petites tumeurs et maîtriser les symptômes lorsque la chirurgie n’est pas une option parce qu’elle est impossible à pratiquer ou qu’elle serait trop risquée.

L’ablation des métastases pulmonaires est effectuée par des chirurgiens spécialisés expérimentés. Il est possible qu’elle ne soit pas offerte dans tous les centres de traitement.

Les techniques d’ablation suivantes peuvent être employées pour traiter les métastases pulmonaires.

Les effets secondaires dépendent surtout de la technique utilisée et de la quantité de poumon à traiter.

L’ablation par radiofréquence (ARF) consiste à détruire les cellules cancéreuses au moyen de la chaleur produite par un courant électrique. Une aiguille est insérée directement dans la tumeur pulmonaire. Le chirurgien aura recours à un examen d’imagerie, comme l’échographie ou la tomodensitométrie, pour guider l’aiguille dans la tumeur. On fait ensuite passer dans l’aiguille un courant électrique qui chauffera et détruira la tumeur.

Le traitement au laser, ou chirurgie au laser, utilise un laser (faisceau de lumière de haute intensité) pour faire des incisions sans saignement dans les tissus. Le médecin a recours à la thoracoscopie pour localiser la tumeur et diriger le faisceau laser sur celle-ci. Le faisceau laser chauffe et détruit les cellules cancéreuses. On opte habituellement pour le traitement au laser lorsque le cancer bloque la trachée ou une grosse voie respiratoire.

Apprenez-en davantage sur l’ablation par radiofréquence et le traitement au laser.

Radiothérapie

On n’a pas recours à la radiothérapie habituellement pour traiter les métastases pulmonaires. Mais dans certains cas, on peut employer la radiothérapie externe pour soulager des symptômes comme les troubles respiratoires, la toux et les saignements.

Au cours de la radiothérapie externe, un appareil dirige un faisceau de radiation à travers la peau, vers les poumons. La durée du traitement dépendra d’éléments comme le but du traitement, le nombre de tumeurs ainsi que le nombre de régions touchées par le cancer dans les poumons. Le traitement de radiothérapie est généralement court dans le cas des métastases pulmonaires. On l’administre une fois par jour pendant 5 jours. Parfois, le traitement consiste même en une seule séance.

La radiothérapie stéréotaxique corporelle, ou radiothérapie stéréotaxique d’ablation, permet d’administrer une dose élevée de radiation de manière ciblée. Elle émet de nombreux faisceaux de radiation de différents angles qui se rencontrent sur la tumeur. La tumeur reçoit donc une forte dose de radiation, alors que chaque faisceau qui circule dans le tissu voisin est de faible dose. Cela réduit les effets de la radiation sur le tissu sain entourant la tumeur. La radiothérapie stéréotaxique corporelle est administrée en moins de séances que la radiothérapie externe standard. Le nombre de séances nécessaires dépend de la taille des métastases à traiter, de leur emplacement et de leur nombre.

Les effets secondaires de la radiothérapie varient surtout selon le type de traitement, la quantité de poumon à traiter et la durée du traitement.

Apprenez-en davantage sur la radiothérapie.

Thoracentèse

La thoracentèse peut être employée pour traiter une accumulation anormale de liquide dans l’espace qui existe entre les poumons et la paroi thoracique (épanchement pleural).

Au cours d’une thoracentèse, le médecin insère une aiguille creuse dans la peau jusqu’à l’espace situé entre les poumons et la paroi thoracique (cavité pleurale). Le médecin utilise l’aiguille pour drainer le liquide excédentaire de la cavité thoracique.

Dans certains cas, le médecin pourrait pratiquer une intervention appelée pleurodèse pour empêcher le liquide de s’accumuler à nouveau. Le médecin injecte un mélange de talc spécial dans l’espace entre le poumon et la paroi thoracique. Ce mélange entraîne une inflammation des tissus et la formation d’un tissu cicatriciel qui bouche l’espace où le liquide pourrait s’accumuler, prévenant ainsi un autre épanchement pleural.

Apprenez-en davantage sur la thoracentèse et l’épanchement pleural.

Oxygénothérapie

L’oxygénothérapie consiste à apporter de l’oxygène supplémentaire à l’aide d’un masque placé devant la bouche ou de tubes insérés dans les narines. Elle assure que vous recevez suffisamment d’oxygène si vous éprouvez de la difficulté à respirer.

Mise en place d’un extenseur

Les métastases pulmonaires peuvent se développer à l’intérieur des poumons et bloquer les voies respiratoires dans les poumons. Elles peuvent également exercer de la pression sur des structures à l’extérieur d’une voie respiratoire et rendre celle-ci plus étroite. Le médecin pourrait alors placer un petit tube (extenseur) à l’intérieur de la voie respiratoire pour la maintenir ouverte. L’extenseur est inséré lors d’une bronchoscopie et peut généralement être laissé en place de façon permanente.

Essais cliniques

L’essai clinique met à l’étude de nouvelles façons de prévenir, de trouver ou de traiter le cancer. Demandez à votre équipe de soins s’il y a des essais cliniques en cours pour les personnes atteintes d’un cancer métastatique. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer

Vous pourriez envisager des soins qui visent à vous faire sentir mieux sans traiter le cancer lui-même, peut-être parce que les traitements du cancer n’agissent plus, qu’il n’est plus probable qu’ils améliorent votre état ou que leurs effets secondaires sont difficiles à tolérer. D’autres raisons peuvent expliquer pourquoi vous ne pouvez pas ou ne voulez pas recevoir de traitement du cancer.

Discutez avec les membres de votre équipe de soins. Ils peuvent vous aider à choisir les soins et le traitement pour un cancer avancé.

Vivre avec des métastases pulmonaires

Il faut parfois du temps pour s’adapter à la vie avec des métastases pulmonaires. Une personne atteinte de métastases pulmonaires peut se préoccuper des aspects suivants.

Difficulté à respirer

La difficulté à respirer (aussi appelée essoufflement ou dyspnée) est un problème fréquent chez les personnes atteintes de métastases pulmonaires. Elle peut être causée par :

  • une tumeur bloquant une voie respiratoire ou la rendant plus étroite;
  • une pression exercée par le cancer sur des structures à l’extérieur d’une voie respiratoire;
  • un épanchement pleural;
  • un faible taux d’oxygène dans le sang (hypoxémie);
  • une infection dans un l’un des poumons ou dans les deux (pneumonie);
  • un nombre peu élevé de globules rouges (anémie);
  • l’anxiété et le stress.

Les moyens de traiter les troubles respiratoires dépendent de la cause de ceux-ci. Les traitements pourraient comprendre les suivants :

  • oxygénothérapie;
  • médicaments qui dilatent les voies respiratoires;
  • anxiolytiques (médicaments contre l’anxiété);
  • mise en place d’un extenseur;
  • thoracentèse, s’il y a un épanchement pleural;
  • exercices de relaxation et de respiration.

Apprenez-en davantage sur la difficulté à respirer.

Survie

Un diagnostic de cancer avancé peut soulever des questions sur la survie. Il est impossible de savoir exactement combien de temps une personne atteinte de métastases pulmonaires vivra. Cela dépend de nombreux facteurs, dont le type de cancer, le nombre de métastases pulmonaires et la possibilité d’effectuer une chirurgie. Parfois, la survie avec des métastases pulmonaires se compte en mois. Il arrive aussi que certaines personnes survivent de nombreuses années, en particulier si les métastases ont pu être enlevées par chirurgie. Certaines personnes peuvent vivre bien plus longtemps que prévu et d’autres, moins.

La personne la mieux placée pour discuter de votre survie est votre médecin. En se basant sur les renseignements qu’il a sur vous et votre type de cancer, le médecin pourrait être en mesure d’estimer le temps qu’il vous reste à vivre. Toutefois, chaque personne réagit différemment au cancer et aux traitements du cancer.

lobe

Partie ou section d’un organe qui est séparée par une limite comme une membrane ou un ligament.

Les lobes du foie, des poumons et du cerveau en sont des exemples.

plèvre

Fine membrane de tissu qui recouvre les poumons et tapisse la cavité thoracique. Elle a une fonction de protection et d’amortissement des poumons et produit un liquide qui agit comme un lubrifiant afin que les poumons puissent bouger doucement à l'intérieur de la cage thoracique.

médiastin

Région de la cavité thoracique située entre les poumons, le sternum et la colonne vertébrale qui contient le coeur, les gros vaisseaux sanguins, le thymus, la trachée, l’oesophage et les ganglions lymphatiques.

moelle osseuse

Tissu spongieux et mou qui se trouve à l’intérieur de la plupart des os.

Il existe 2 types principaux de moelle osseuse. C’est dans la moelle rouge que les cellules sanguines immatures (cellules blastiques) se développent en globules rouges, en globules blancs et en plaquettes. La moelle jaune emmagasine le tissu graisseux.

endoscopie

Intervention lors de laquelle on utilise un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter des organes ou des structures du corps.

On peut prélever des cellules ou du tissu pour les examiner au microscope. Les médecins peuvent aussi avoir recours à l’endoscopie pour arrêter un saignement ou enlever des tumeurs et des corps étrangers.

On nomme chaque endoscopie spécialisée selon l’organe ou la structure qu’elle permet d’examiner ou de traiter.

médiastinoscopie

Intervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d'une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter les organes du médiastin (partie située entre les deux poumons) et les ganglions lymphatiques environnants.

Cette technique peut servir à prélever des cellules ou des tissus pour les examiner au microscope. Les médecins ont souvent recours à la médiastinoscopie pour obtenir un échantillon de tissu des ganglions lymphatiques situés sur le côté droit du thorax.

Le type d’endoscope utilisé pour cette intervention est appelé médiastinoscope.

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