Leucémie aiguë myéloblastique

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Traitement d'induction de la leucémie aiguë myéloblastique

Le traitement d’induction est aussi appelé traitement d’induction de la rémission. Le but du traitement d’induction de la leucémie aiguë myéloblastique (LAM) est de débarrasser le sang et la moelle osseuse des cellules sanguines immatures, appelées cellules blastiques ou blastes, et d’engendrer une rémission, ou réponse, complète. La phase d’induction du traitement dure habituellement 1 semaine.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est le principal traitement d'induction de la LAM. La plupart des protocoles sont à base de cytarabine (Cytosar, Ara-C) et de daunorubicine (Cerubidine), qu’on peut associer à d’autres médicaments ou agents chimiothérapeutiques.

Protocoles de chimiothérapie courants

La plupart des protocoles comprennent la cytarabine qu’on associe à des antibiotiques antitumoraux. On a habituellement recours  à ces médicaments pour le protocole 7 et 3, c’est-à-dire qu’on administre la cytarabine en continu pendant 7 jours, puis l’antibiotique antitumoral chaque jour pendant 3 jours. Les antibiotiques antitumoraux employés pour le protocole 7 et 3 sont entre autres ceux-ci :

  • daunorubicine
  • idarubicine (Idamycin)
  • mitoxantrone (Novantrone)

D’autres protocoles de chimiothérapie sont employés comme traitement d’induction de la LAM et comprennent :

  • la cytarabine, la daunorubicine et la thioguanine (Lanvis, 6-TG);
  • la cytarabine à forte dose (HDAC) administrée seule ou associée à d’autres médicaments.

Les personnes plus âgées qui sont atteintes de LAM qui risquent de ne pas bénéficier du traitement standard ou de ne pas tolérer les effets secondaires des médicaments couramment administrés lors du traitement d’induction pourraient recevoir de faibles doses de cytarabine ou de l’azacitidine (Vidaza).

Traitement ciblé

Le traitement ciblé a recours à des médicaments ou à d’autres substances pour cibler des molécules spécifiques (habituellement des protéines) qui participent à la croissance des cellules tout en limitant les dommages aux cellules normales.

Il est possible qu’on ajoute un médicament ciblé appelé inhibiteur de la tyrosine kinase au protocole de chimiothérapie d’induction si les cellules leucémiques présentent une certaine mutation génétique appelée FLT3. Ce médicament porte le nom de midostaurin (Rydapt).

Chimiothérapie pour une maladie résiduelle minime

Après le premier cycle de chimiothérapie, on observe une maladie résiduelle minime (MRM) chez certaines personnes atteintes de LAM. Une MRM signifie qu’il reste des cellules leucémiques dans la moelle osseuse. Les personnes ayant une MRM reçoivent habituellement un deuxième cycle de chimiothérapie. On peut employer des médicaments identiques ou semblables à ceux administrés lors du premier cycle s’il y a moins de cellules leucémiques dans la moelle osseuse qu’avant le traitement. Les médecins peuvent avoir recours à un protocole de chimiothérapie différent s’il y a encore beaucoup de cellules leucémiques dans la moelle osseuse après le premier cycle de chimiothérapie.

Certaines personnes peuvent recevoir de la cytarabine à forte dose (HDAC) administrée seule comme premier ou deuxième cycle de chimiothérapie si elles ont des antécédents de maladie cardiaque.

Traitement du système nerveux central

Le système nerveux central (SNC) est fait de l’encéphale et de la moelle épinière. Si la leucémie s’est propagée au SNC, le traitement peut comporter une chimiothérapie administrée directement  dans le liquide céphalorachidien (chimiothérapie intrathécale). Le médicament employé pour la chimiothérapie intrathécale est le méthotrexate ou la cytarabine. On l’administre par le biais d’une ponction lombaire ou d’un réservoir d’Ommaya.

On administre parfois une radiothérapie à l’encéphale et à la moelle épinière avec la chimiothérapie intrathécale.

Traitement de soutien

Le traitement de soutien est important lors de chaque phase du traitement de la LAM. On y a recours pour contrôler les complications qui surviennent habituellement à cause des traitements de la LAM et de la maladie même.

Les traitements de soutien administrés lors de la phase d’induction peuvent comprendre :

  • des antibiotiques, antiviraux ou antifongiques pour prévenir ou combattre les infections;
  • des facteurs de croissance pour aider la moelle osseuse à se rétablir de la chimiothérapie (la chimiothérapie risque d’affecter la moelle osseuse en l’empêchant de produire suffisamment de cellules sanguines saines, ce qui peut accroître le risque d’infection);
  • des transfusions de globules rouges, de plaquettes, de plasma frais congelé et de cryoprécipité (produit qui remplace les facteurs de coagulation) au besoin;
  • des médicaments pour réduire des taux élevés de certaines substances chimiques dans le sang qui augmentent quand de nombreuses cellules cancéreuses meurent au début du traitement (syndrome de lyse tumorale);
  • la leucaphérèse pour enlever beaucoup de globules blancs du sang.

Essais cliniques

On peut vous demander si vous voulez participer à un essai clinique sur la LAM. Apprenez-en davantage sur les essais cliniques.

ponction lombaire

Intervention lors de laquelle on insère une aiguille dans la partie inférieure (région lombaire) de la colonne vertébrale.

Les médecins peuvent avoir recours à la ponction lombaire pour administrer des médicaments, pour prélever un échantillon de liquide céphalorachidien (LCR) qui sera examiné au microscope ou pour réduire la pression du liquide céphalorachidien dans l’espace qui entoure la moelle épinière.

La ponction lombaire est aussi appelée rachicentèse.

réservoir d’Ommaya

Dispositif inséré par voie chirurgicale sous le cuir chevelu en vue d’administrer des agents chimiothérapeutiques directement dans le liquide céphalorachidien (LCR) entourant le cerveau et la moelle épinière.

facteur de croissance

Substance qui régule la croissance, la division et la survie des cellules.

Les facteurs de croissance sont présents naturellement dans le corps. Ils peuvent aussi être fabriqués en laboratoire.

Les facteurs de croissance sont utilisés en thérapie biologique.

leucaphérèse

Technique qui consiste à séparer et à extraire, à l’aide d’une machine spéciale appelée appareil d’aphérèse, des globules blancs spécifiques dans un prélèvement sanguin. Le sang restant est ensuite redonné à la personne.

La leucaphérèse permet de réduire un nombre très élevé de globules blancs chez une personne atteinte de cancer (leucémie) ou d’extraire d’un prélèvement les globules blancs destinés à une transfusion.

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