Lymphome
hodgkinien

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Recherche sur le lymphome hodgkinien

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures pratiques qui aideront à prévenir, détecter et traiter le lymphome hodgkinien (LH). Ils étudient aussi des méthodes qui pourraient améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de cette maladie.

Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans la lutte contre le LH. Nous avons inclus de l’information qui provient de PubMed, la base de données de recherche de la National Library of Medicine. Chaque article scientifique de PubMed comporte un numéro d’identification (PMID) dont le lien mène à un bref résumé (Abstract, en anglais). Nous avons aussi indiqué des liens vers les résumés des recherches présentées aux réunions de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), lesquelles se tiennent tout au long de l’année.

Diagnostic et pronostic

Un domaine clé de la recherche porte sur de meilleures méthodes pour diagnostiquer et stadifier le LH. Des chercheurs tentent également de trouver des façons d’aider les médecins à établir un pronostic (probabilité que le cancer puisse être traité avec succès ou qu’il réapparaisse après le traitement). Voici des recherches importantes sur le diagnostic et le pronostic.

Le rapport entre les lymphocytes et les monocytes dans le sang pourrait aider les médecins à établir un pronostic pour différents types de LH chez des personnes appartenant à différents groupes d’âge. Une étude a permis de constater que ce rapport aide les médecins à prédire à la fois la survie sans évolution et la survie globale du LH classique, en particulier pour le LH scléronodulaire. Une autre étude a démontré qu’un nombre plus élevé de lymphocytes que de monocytes est lié à une meilleure survie globale, en particulier chez les personnes âgées de moins de 60 ans. On doit faire plus de recherches avant que les médecins puissent utiliser ce rapport comme marqueur tumoral courant pour établir un pronostic (Hematological Oncology, PMID 25224646; Mayo Clinic Proceedings, PMID 26046410; The Oncologist, PMID 26921291).

Le protocole chimiothérapeutique ABVD associé à un traitement antirétroviral moderne améliore le pronostic et la survie des personnes atteintes du LH classique et d’une infection au VIH. Le protocole ABVD est l’association de doxorubicine (Adriamycin), de bléomycine (Blenoxane), de vinblastine et de dacarbazine. Le traitement antirétroviral est employé dans le traitement du VIH (Cancer, PMID 25251326).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le diagnostic et le pronostic.

Traitement

Les chercheurs étudient de nouvelles méthodes qui pourraient améliorer le traitement du LH. Les progrès réalisés dans le traitement du cancer ainsi que les nouveaux procédés permettant de soulager les effets secondaires ont engendré une hausse de la qualité de vie et un meilleur pronostic pour de nombreuses personnes atteintes de cette maladie. Voici des recherches importantes sur le traitement du cancer du LH.

Le protocole chimiothérapeutique BEACOPP est très efficace, mais assez intensif comme traitement du LH. Le protocole BEACOPP est l’association de bléomycine, d'étoposide (Vepesid, VP 16), de doxorubicine, de cyclophosphamide (Procytox), de vincristine (Oncovin), de chlorhydrate de procarbazine (Matulane) et de prednisone. Les chercheurs ont comparé le protocole BEACOPP au protocole ABVD, qui est l’association de doxorubicine, de bléomycine, de vinblastine et de dacarbazine. Certaines études montrent que le protocole BEACOPP est meilleur dans la prévention d’une récidive que le protocole ABVD, mais aucune étude ne montre que le protocole BEACOPP améliore la survie globale. Cela s’explique par le fait qu’on peut avoir recours à des traitements efficaces, comme une chimiothérapie à forte dose suivie d’une autogreffe de cellules souches, lorsque le traitement initial à l’aide du protocole BEACOPP ou ABVD ne traite pas le LH efficacement. Le protocole BEACOPP est plus efficace que le protocole ABVD, mais il engendre plus d’effets secondaires. Lorsque les médecins décident des traitements à offrir, ils doivent trouver un équilibre entre l’efficacité du traitement et les effets secondaires et maladies que ce traitement pourrait engendrer. On doit faire plus de recherches pour comprendre les effets secondaires du protocole BEACOPP (International Journal of Hematology, PMID 27531149).

Des améliorations aux techniques de radiothérapie externe pourraient aider à réduire les effets secondaires lorsqu’on a recours à la radiothérapie pour traiter le LH dans le médiastin. Lors d’une étude, on a comparé la radiothérapie conformationnelle tridimensionnelle (RC 3D) et la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (RCMI). Moins de personnes traitées à l’aide de la RCMI ont eu des effets secondaires aigus qu’avec la RC 3D. Les améliorations aux techniques de radiothérapie utilisées pour le LH semblent les rendre plus sûres, mais on doit faire un suivi plus long pour évaluer les types et la gravité des effets secondaires tardifs qui apparaissent après qu’on ait employé ces techniques (British Journal of Radiology, PMID 26744079).

Pour certains types de LH, on a recours à des médicaments ciblés qui aident le système immunitaire à reconnaître et à attaquer les cellules cancéreuses du LH. Des études préliminaires révèlent que le nivolumab (Opdivo) peut être efficace dans le traitement du LH classique (Journal of Blood Medicine, PMID 28546779).

Une allogreffe de cellules souches administrée après une chimiothérapie à forte dose pourrait être une option thérapeutique sûre chez certaines personnes de plus de 70 ans sélectionnées avec soin, qui sont atteintes du LH et dont l’état de santé est bon. Une étude a permis de constater que les médecins ne devraient pas utiliser l’âge des personnes comme critère pour exclure l’allogreffe de cellules souches des options de traitement (ASCO, Abstract e19003).

L’allogreffe de cellules souches peut être une option de traitement pour certaines personnes atteintes du LH et d’une infection au VIH. Auparavant, les médecins préféraient ne pas offrir une allogreffe parce que ce traitement peut mener à une infection qui peut mettre la vie en danger. Mais lors d’une étude auprès de personnes ayant une infection au VIH et un cancer du sang ou un LH, on a constaté que des personnes sélectionnées avec soin, ayant reçu une allogreffe ainsi qu’un traitement intensif anti-VIH, n’ont pas eu de récidive causant la mort dans les 100 jours après la greffe ou d’infections causant la mort 1 an après la greffe. L’étude a permis de conclure que les médecins devraient considérer l’allogreffe comme une option de traitement pour ce groupe de personnes si celles-ci répondent aux critères d'admissibilité (ASCO, Abstract 7006).

Un suivi après le traitement visant l’administration soit d’une tomodensitométrie (TDM) ou de l’association de la tomographie par émission de positons (TEP) et de la tomodensitométrie (TEP/TDM) n’est pas nécessaire pour un LH classique de stade précoce traité par le protocole ABVD et la radiothérapie, puisque le LH de stade précoce ne présente qu’un faible risque de récidive (Cancer, PMID 25739719).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie, de la recherche sur le traitement ciblé et de la recherche sur la radiothérapie.

Soins de soutien

Vivre avec le cancer peut être tout un défi sous de nombreux angles. Les soins de soutien peuvent aider les gens à faire face à la maladie, à son traitement et aux effets secondaires possibles. Voici des recherches importantes sur les soins de soutien pour le LH.

Des médicaments de type hormone de libération de la gonadotrophine (GnRH) peuvent aider à préserver la fertilité chez les femmes qui reçoivent un traitement pour le LH. Les chercheurs ont étudié le recours à des médicaments de type GnRH comme traitement adjuvant en association avec différents agents chimiothérapeutiques. On a administré les médicaments de type GnRH en vue d’aider à préserver les ovaires pour que ceux-ci puissent fonctionner normalement après le traitement. Un an après la fin du traitement, 82 % des femmes présentaient une fonction ovarienne normale. Après 2 ans, près de 91 % des femmes présentaient une fonction ovarienne normale (Journal of Assisted Reproduction and Genetics, PMID 25724588; Expert Opinion on Pharmacotherapy, PMID 25826240).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le LH. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de prévenir, de détecter, de traiter ou de soulager le LH. L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du LH ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

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