Cancer de la vessie

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Recherche sur le cancer de la vessie

On en apprend toujours plus sur le cancer. Les chercheurs et les professionnels de la santé se servent de ce qu’ils ont appris lors des études de recherche pour élaborer de meilleures façons de traiter le cancer de la vessie. Le texte qui suit traite de différentes recherches qui se révèlent prometteuses dans le traitement du cancer de la vessie.

Nous avons inclus de l’information qui provient des sources suivantes. Chaque article comporte un numéro d’identification dont le lien mène à un bref résumé.

  • PubMed, US National Library of Medicine (PMID)
  • American Society of Clinical Oncology (ASCO)
  • Canadian Cancer Trials et ClinicalTrials.gov (NCT)

Chirurgie

Des chercheurs tentent de trouver les meilleures façons de traiter le cancer de la vessie à l’aide de la chirurgie et d’améliorer les techniques chirurgicales. La micromanipulation chirurgicale, qui cause moins de dommages au corps, est un domaine d’étude courant.

La cystectomie radicale par laparoscopie est une micromanipulation chirurgicale lors de laquelle on enlève toute la vessie. On a recours à un laparoscope inséré dans l’abdomen à travers de petites coupures (incisions). Il est possible que les chirurgiens optent pour la cystectomie radicale par laparoscopie afin d’éviter de faire la grande incision requise lors de la cystectomie radicale ouverte. La cystectomie radicale par laparoscopie est plus compliquée et plus longue à réaliser, mais des études démontrent que les personnes qui ont cette chirurgie se rétablissent habituellement en moins de temps et ont moins de transfusions sanguines et de problèmes (complications) que les personnes qui ont une chirurgie ouverte. La recherche a démontré que la cystectomie radicale par laparoscopie est aussi efficace que la chirurgie ouverte standard (Actas Urológicas Españolas, PMID 30327148, PMID 28624175, PMID 27908634; European Urology, PMID 26272237).

La cystectomie radicale assistée par robot est un type de cystectomie par laparoscopie. Le chirurgien s’assoit près de la table d’opération et dirige les bras robotiques afin d’enlever la vessie à travers plusieurs petites incisions pratiquées dans l’abdomen. Les bras robotiques sont munis d’instruments qui tournent et se plient comme les poignets de l’humain. La chirurgie assistée par robot a tendance à engendrer moins de saignements et un rétablissement plus rapide. Mais des études récentes démontrent que la cystectomie radicale assistée par robot ne présente pas de grands bienfaits comparativement à la chirurgie ouverte standard. Ces deux approches donnent des résultats similaires relativement aux taux de complications, au risque de réapparition (récidive) du cancer et aux taux de mortalité. Les chercheurs continuent d’étudier la cystectomie radicale assistée par robot (European Urology, PMID 29784190; Urologic Clinics of North America, PMID 29650134; Current Urology Reports, PMID 28634646).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chirurgie du cancer.

Chimiothérapie

Voici des recherches importantes sur la chimiothérapie et autres médicaments administrés pour le cancer de la vessie.

Un traitement intravésical est un traitement qui permet d’administrer le médicament directement dans la vessie. C’est un traitement standard du cancer de la vessie de stade précoce à base de médicaments comme le bacille de Calmette-Guérin (BCG) ou la mitomycine (Mutamycin). Des chercheurs étudient des traitements intravésicaux constitués d’autres médicaments et associations médicamenteuses et à différentes doses pour le cancer de la vessie qui n’a pas envahi la couche musculaire de cet organe (cancer non invasif sur le plan musculaire). Ils tentent entre autres de savoir si la survie sans récidive est plus grande et si le risque de récidive est plus bas (JAMA, PMID 29801011; Cell Physiology and Biochemistry, PMID 28278504; European Urology, PMID 27085624, PMID 25301758; BMC Cancer, PMID 26014129). Des études ont également porté sur la réduction des doses de BCG intravésical. Les résultats ont démontré que le BCG à dose standard semblait être plus efficace puisque le risque de récidive était réduit. On doit faire plus de recherches puisque certaines personnes atteintes d’un cancer de la vessie, selon certains critères, pourraient tout de même bénéficier de l’administration de faibles doses de BCG intravésical (Medicine, PMID 29049231, PMID 26656345; Journal of Urology, PMID 26307162).

La chimiothérapie systémique permet aux médicaments de circuler dans le sang pour atteindre et détruire les cellules cancéreuses présentes dans tout le corps. On l’administre par une aiguille insérée dans une veine et on le fait fréquemment avant ou après une cystectomie radicale. Des chercheurs tentent de trouver différents agents chimiothérapeutiques de deuxième intention auxquels on pourrait avoir recours si le cancer de la vessie réapparaît ou si la chimiothérapie standard à base de cisplatine n’a pas été efficace. Les chercheurs ont étudié la vinflunine, mais ce médicament n’améliore pas la survie (Core Evidence, PMID 29416444; Annals of Oncology, PMID 26487582; Journal of Urology, PMID 26410730). Des études portent maintenant sur l’association de la chimiothérapie systémique avec le traitement ciblé comme traitement de deuxième intention.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur la chimiothérapie.

Traitement ciblé

Lors du traitement ciblé, on a recours à des médicaments pour cibler des molécules spécifiques, comme des protéines, présentes à la surface ou à l’intérieur des cellules cancéreuses. Ces molécules contribuent à l’envoi de signaux qui indiquent aux cellules de croître ou de se diviser. En ciblant ces molécules, les médicaments interrompent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses tout en limitant les dommages aux cellules normales. Des chercheurs évaluent différents médicaments ciblés afin de savoir jusqu’à quel point ils sont efficaces contre le cancer de la vessie qui s’est propagé à d’autres parties du corps (cancer de la vessie avancé ou métastatique). Les chercheurs étudient souvent l’association de médicaments ciblés à une chimiothérapie ou leur administration après une chimiothérapie. Voici certains médicaments ciblés évalués par les chercheurs :

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le traitement ciblé.

Immunothérapie

L’immunothérapie aide à renforcer ou à rétablir la capacité du système immunitaire de combattre le cancer. On y a fréquemment recours pour traiter le cancer de la vessie. De nouveaux médicaments immunothérapeutiques se révèlent prometteurs dans le traitement du cancer de la vessie dont le trémélimumab et l’olaparib (Lynparza) (Canadian Cancer Trials, NCT 02516241, NCT 03459846; World Journal of Urology, PMID 29855698).

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur l’immunothérapie.

Thérapie photodynamique

La thérapie photodynamique (TPD) a recours à des photosensibilisants pour détruire les cellules cancéreuses. Ces médicaments rendent les cellules sensibles à la lumière. Des chercheurs ont étudié la TPD à base d’acide 5-aminolévulinique comme traitement du cancer de la vessie de stade précoce (International Journal of Urology, PMID 28191719). Un petit essai clinique a porté sur le recours à la TPD pendant une chirurgie pratiquée pour enlever la tumeur à la vessie par l’urètre (résection transurétrale de la tumeur de la vessie, ou RTUTV). Les chercheurs ont constaté que le recours à la TPD pendant cette chirurgie pourrait être une option de traitement du cancer de la vessie qui n’a pas envahi la couche musculaire de cet organe (Photodiagnosis and Photodynamic Therapy, PMID 27671517).

Examens de suivi

Il est possible que le cancer de la vessie réapparaisse (récidive) après avoir été traité. Des chercheurs tentent de trouver des façons d’améliorer le suivi après le traitement du cancer de la vessie.

L’analyse d’urine Bladder EpiCheck permet de vérifier si le cancer de la vessie est réapparu. Elle recherche certains changements dans votre matériel génétique (ADN) qui peuvent signifier qu’il y a des cellules cancéreuses dans votre urine. Des chercheurs étudient l’efficacité de Bladder EpiCheck comparativement à la cystoscopie standard comme outil de surveillance des personnes qui ont déjà eu un cancer de la vessie (Canadian Cancer Trials, NCT 02700464).

Pour en apprendre davantage sur la recherche sur le cancer

Les chercheurs tentent toujours d’en savoir davantage sur le cancer de la vessie. L’essai clinique est une étude de recherche lors de laquelle on évalue de nouvelles façons de traiter le cancer de la vessie. On évalue également des manières de prévenir, de trouver ou de gérer le cancer.

L’essai clinique permet d’obtenir des renseignements sur l’innocuité et l’efficacité de nouvelles approches afin de déterminer si elles doivent être offertes à plus grande échelle. La plupart des traitements standards du cancer de la vessie ont d’abord démontré leur efficacité en essai clinique.

Apprenez-en davantage au sujet de la recherche sur le cancer et des essais cliniques.

laparoscopie

Intervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter les organes situés à l’intérieur de l’abdomen et du bassin.

On peut prélever des cellules ou du tissu pour les examiner au microscope. Les médecins peuvent aussi avoir recours à la laparoscopie pour exécuter différentes interventions chirurgicales dans l’abdomen et le bassin.

Le type d’endoscope utilisé pour cette intervention est appelé laparoscope.

mortalité

Mort. Le taux de mortalité est aussi appelé taux de décès.

Le taux de mortalité est le nombre de décès attribuables à une maladie chez une population donnée pendant une période de temps déterminée. Les taux de mortalité sont généralement exprimés par le nombre de décès par 100 000 personnes par année.

survie sans récidive

Pourcentage de personnes atteintes d’une certaine maladie qui sont vivantes et sans maladie décelable (sans récidive) après une période de temps définie.

Si le traitement d’un cancer engendre un taux de survie sans récidive de 70 % après 5 ans, par exemple, cela signifie que chez 7 personnes sur 10, on n’a pas détecté la maladie pendant les 5 années qui ont suivi le traitement.

traitement de deuxième intention

Traitement administré pour soigner une affection ou une maladie (comme un cancer) lorsque le traitement de première intention (le premier traitement ou le traitement standard) n’est pas efficace ou cesse d’être efficace.

Le traitement de deuxième intention est aussi appelé thérapie secondaire ou traitement secondaire.

acide désoxyribonucléique (ADN)

Molécules à l’intérieur de la cellule qui ont la capacité de programmer l’information génétique. L’ADN détermine la structure, la fonction et le comportement d’une cellule.

cystoscopie

Intervention qui consiste à utiliser un endoscope (instrument mince semblable à un tube muni d’une source lumineuse et d’une lentille) pour examiner ou traiter la vessie et l’urètre.

On peut prélever des cellules ou du tissu pour les examiner au microscope. Les médecins peuvent aussi avoir recours à la cystoscopie pour enlever la prostate ou bien des petites tumeurs ou de petits calculs dans la vessie.

Le type d’endoscope utilisé pour cette intervention est appelé cystoscope.

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