Étude sur l’ARN pour traiter le cancer de la prostate

21 août 2020

Tandis que l’ADN est souvent décrit comme l’empreinte génétique de la vie, l’ARN est au cœur d’une nouvelle étude financée par la SCC qui a pu voir le jour grâce à vous.

L’ARN permet de lire les instructions contenues dans l’ADN et de fabriquer les machines protéiques qui effectuent tout le travail à l’intérieur des cellules. Bien que la plupart des ARN soient longs et ressemblent à un fil en spirale, des ARN circulaires ont été découverts dans le cadre d’études récentes.

Pour mieux comprendre ces ARN circulaires, le chercheur Housheng Hansen He et son équipe ont mené une étude approfondie sur le rôle que celles-ci jouent dans le développement et la progression des tumeurs prostatiques.

« Notre étude a permis d’établir le premier profil complet et à grande échelle des ARN circulaires dans le cancer », explique M. He. « Cette percée ouvre la voie à un tout nouveau secteur de recherche dans le domaine du cancer. »

Housheng Hansen He et son équipe ont constaté que chacune des tumeurs étudiées comptait en moyenne plus de 7000 ARN circulaires distincts. Ils ont aussi remarqué que lorsque le niveau des ARN circulaires dans les tumeurs était trop élevé ou trop bas, le cancer de la prostate était plus susceptible de revenir et de progresser.

L’équipe mène actuellement des études pour déterminer si les ARN circulaires dans le sang peuvent aider à diagnostiquer le cancer de la prostate plus tôt et à prédire s’il réapparaîtra et se propagera dans d’autres parties du corps.

« Il faut une communauté tout entière pour passer de travaux de recherche novateurs et concluants comme les nôtres à des traitements dont les patients pourront éventuellement tirer parti. Nous ne pourrions pas y arriver sans l’appui des donateurs de la SCC », conclut le chercheur.

Nous vous en sommes très reconnaissants.

La SCC est très reconnaissante du généreux soutien de la Fondation Movember, qui a contribué à ce que ces travaux de recherche puissent être menés.