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Le défi de changer les choses

Quand Julie Gray a senti un point dur dans son sein en allaitant son fils de deux semaines, elle ne s’en est pas souciée. Ayant allaité sa fille juste un an plus tôt, elle a présumé que c’était un canal bouché et l’a vite oublié.

Toutefois, au début du sevrage de son fils, le point dur s’est mis à ressembler plus à une bosse et Julie a décidé de le faire vérifier. Deux jours plus tard, elle apprenait qu’elle avait une tumeur grosse comme une poire dans le sein. Il s’agissait d’un cancer du sein localement avancé de stade 3.

Julie a commencé sans tarder un traitement intensif, d’abord par six cycles de chimiothérapie. À la fin de la chimiothérapie, les examens d’imagerie ont montré que la tumeur avait disparu. Cependant, malgré la bonne nouvelle, les médecins ont prévenu Julie qu’un cancer microcellulaire non décelable demeurait une possibilité. Ils lui ont recommandé de subir une mastectomie.

« Ce fut une décision très difficile, explique Julie. Ce fut probablement l’un des moments les plus éprouvants de mon expérience de cancer. Mais j’ai fini par me rendre compte que j’avais 41 ans seulement, et deux enfants en bas âge. En l’absence de meilleures données, l’action la plus prudente devait être celle qui réduisait les risques au minimum. »

Julie a accepté l’intervention chirurgicale. Une fois terminés, les examens de pathologie chirurgicale ont confirmé qu’il n’y avait aucune tumeur résiduelle.

Toutefois, des cellules cancéreuses ont été décelées dans quatre des neuf ganglions lymphatiques prélevés à la biopsie. Une deuxième intervention chirurgicale a donc été nécessaire, et vingt autres ganglions lymphatiques ont été retirés de l’aisselle de Julie. Les examens de pathologie chirurgicale ont indiqué qu’aucun de ces ganglions n’était cancéreux, mais le plan de traitement de Julie prévoyait encore cinq semaines de radiothérapie quotidienne en raison de la taille initiale de la tumeur.

Enfin, après 14 mois, une chimiothérapie, deux interventions chirurgicales, une radiothérapie et vingt perfusions de médicaments biologiques, il n’y avait plus de trace de cancer.

À peine quatre semaines après son dernier rendez-vous en radiothérapie, Julie a fait tout le parcours de 5 km de la Course à la vie CIBC 2016, entourée des 50 membres de son équipe « One Headlight ». Julie avait personnellement recruté la plupart d’entre eux, et avait alors demandé à chaque personne ou famille de s’engager à recueillir 500 $. Au total, son équipe a récolté un montant incroyable de 60 000 $ et Julie, à elle seule, y a contribué pour près de 50 000 $.

« J’ai juste raconté mon histoire aussi honnêtement et à autant de personnes que je le pouvais, dit-elle. Mon côté rationnel comprend que la science, aussi avancée soit-elle, a encore des limites. La seule façon d’aller plus loin est d’investir dans la recherche. Mon côté bienveillant croit fermement que les personnes aux prises avec le cancer ont besoin de soutien. Appuyer la Course permet de faire les deux. »

Julie sera de retour en 2017 pour défendre son titre de championne de la collecte de fonds au Canada et a l’intention de dépasser son total de l’an dernier, mais espère avoir une concurrence féroce. « Ce serait formidable si quelqu’un me dépassait cette année », déclare-t-elle avec modestie. « L’important, c’est que plus d’histoires soient reconnues et entendues, car c’est ce qui va maintenir l’élan pour la collecte de fonds. »

Comme la Course à la vie CIBC a lieu partout au Canada, vous pouvez emboîter le pas à Julie en participant à un événement près de chez vous! Cliquez ici pour en savoir plus ou vous inscrire maintenant.