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Test Pap

Le test Pap est une intervention qui permet de prélever un peu de cellules du col de l’utérus. On y a recours pour vérifier s’il y a des changements dans ces cellules.

Pourquoi on fait un test Pap

On a surtout recours au test Pap pour :

  • dépister et aider à diagnostiquer des états précancéreux du col de l’utérus ou un cancer du col;
  • contribuer au diagnostic des états précancéreux du vagin ou du cancer du vagin;
  • diagnostiquer une infection ou une inflammation dans la partie inférieure de l'appareil génital de la femme;
  • faire le suivi après un test Pap anormal ou surveiller un état précancéreux;
  • vérifier la présence de changements cellulaires anormaux ou la réapparition (récidive) du cancer après le traitement.

Comment se déroule un test Pap

Pour vous préparer à un test Pap :

  • planifiez votre rendez-vous de sorte que vous ne soyez pas menstruée ce jour-là;
  • n’ayez pas de relations sexuelles au moins au cours des 24 heures qui précèdent le test;
  • n’utilisez pas de douche vaginale, de médicament vaginal, de vaporisateur vaginal ou de poudre vaginale ni de crème contraceptive au moins au cours des 24 heures qui précèdent le test;
  • attendez au moins 2 semaines après avoir été traitée pour une infection cervicale ou vaginale;
  • videz votre vessie avant le test.

On peut faire un test Pap dans le cadre d’un examen de santé habituel ou d’un examen pelvien. En général, il se déroule dans le bureau du médecin ou de l’infirmier ou bien à la clinique. Le test Pap ne dure que quelques minutes. Vous pouvez ressentir un léger inconfort ou une certaine pression, mais ce n’est habituellement pas douloureux.

Lors du test Pap, vous êtes allongée sur le dos et vos pieds sont dans des étriers. Le médecin ou l’infirmier introduit dans le vagin un spéculum (instrument fait de métal ou de plastique transparent). Le spéculum garde le vagin ouvert afin qu’il puisse voir la partie supérieure du vagin et le col de l’utérus. À l’aide d’un petit bâtonnet, d’une spatule et/ou d’une brosse, le médecin ou l’infirmier gratte délicatement la surface du col dans le but d’en prélever des cellules. Il arrive qu’on se serve d’une brosse spéciale pour prélever des cellules dans la partie interne du col utérin qui mène à l’utérus. Il est également possible de prélever des échantillons de cellules dans le vagin lors du test Pap.

On met les cellules prélevées dans un liquide spécial. On envoie cet échantillon au laboratoire afin qu’il soit examiné au microscope. Si les cellules sont mises dans un contenant rempli d’un liquide spécial, on parle alors d’un test Pap en milieu liquide. On peut aussi se servir du liquide qui contient l’échantillon de cellules pour faire un test de dépistage du virus du papillome humain (VPH).

Vous pouvez avoir de légers saignements vaginaux après un test Pap.

Apprenez-en davantage sur l’examen pelvien.

Ce que signifient les résultats

Le résultat d’un test Pap peut être classé comme normal ou anormal. On dit parfois qu’un résultat normal est négatif.

Un résultat est normal quand on n’a pas découvert de cellules anormales ou cancéreuses.

Résultats anormaux du test Pap

Si le résultat de votre test Pap est anormal, cela ne signifie pas nécessairement qu’un état précancéreux ou qu’un cancer est présent. Certaines cellules anormales reviennent à la normale d’elles-mêmes. D’autres cellules anormales ou certains changements précancéreux du col utérin ou du vagin peuvent, avec le temps, évoluer en cancer s'ils ne sont pas traités.

On classe les cellules anormales du col utérin ou du vagin en fonction du type de cellule qui a changé et de la différence d’apparence qu’il y a entre elles et les cellules normales. Leur anomalie peut être de bas grade ou de haut grade.

Les cellules malpighiennes proviennent de la surface du col de l’utérus ou du vagin. Les cellules glandulaires proviennent de l’intérieur du canal cervical.

Les cellules malpighiennes qui ont subi des changements sont appelées lésions malpighiennes intra-épithéliales (SIL). Les SIL sont de bas grade (les moins sévères) ou de haut grade (les plus sévères). Voici comment on les décrit :

  • cellules malpighiennes atypiques (ASC) – cellules qui ne semblent pas normales; changement le plus souvent observé
  • cellules malpighiennes atypiques de signification indéterminée (ASC-US) – certaines cellules ne semblent pas tout à fait normales
  • lésion malpighienne intra-épithéliale de bas grade (LSIL) – cellules ayant subi de légers changements de taille et de forme causés par une infection au VPH
  • cellules malpighiennes atypiques (ASC-H) – cellules qui ne semblent pas normales, mais on n'est pas certain de ce que signifient les changements cellulaires, et les cellules anormales pourraient être une lésion de haut grade
  • lésion malpighienne intra-épithéliale de haut grade (HSIL) – présence de cellules anormales ou précancéreuses qui risquent davantage d’évoluer en cellules cancéreuses
  • carcinome épidermoïde – présence de cellules cancéreuses dans le revêtement de la surface externe du col de l’utérus

Les cellules glandulaires qui ont subi des changements sont ainsi décrites :

  • cellules glandulaires atypiques (AGC) – les cellules ne semblent pas normales
  • adénocarcinome in situ (AIS) – présence de cellules cancéreuses dans le tissu glandulaire recouvrant l’intérieur du col de l’utérus sans propagation dans les tissus plus profonds du col ou les tissus voisins
  • adénocarcinome – présence de cellules cancéreuses dans le revêtement à l’intérieur du col de l’utérus (cancer endocervical)

Ce qui a causé les changements

C’est l’infection au VPH qui provoque le plus souvent des changements dans les cellules du col de l’utérus. Il arrive que les cellules infectées par le VPH deviennent précancéreuses. Les changements subis par le col de l’utérus peuvent aussi être causés par les facteurs suivants :

  • infection virale, bactérienne ou aux levures
  • inflammation
  • masse non cancéreuse comme un polype ou un kyste

Ce qui se passe si les résultats sont anormaux

Votre médecin peut recommander d’autres examens, interventions, soins de suivi ou traitements.

Options de suivi après un résultat anormal

Le suivi après un test Pap anormal dépend de la gravité des résultats. Certaines anomalies pourraient ne pas nécessiter de traitement puisqu’il y a des cellules anormales qui redeviennent normales d'elles-mêmes. D’autres cellules anormales ou d’autres changements cellulaires précancéreux peuvent évoluer en cancer s’ils ne sont pas traités.

Les options de traitement et de suivi proposées quand le résultat d’un test Pap est anormal comprennent celles-ci :

  • un autre test Pap
  • un test de dépistage du VPH
  • une colposcopie (intervention lors de laquelle on utilise un instrument grossissant muni d’une lumière, soit un colposcope, pour examiner la vulve, le vagin et le col de l’utérus)
  • un curetage endocervical (type de biopsie pratiqué pour enlever des cellules du canal endocervical, qui est le passage reliant l’utérus au vagin)
  • une technique d'excision électrochirurgicale à l'anse (LEEP) ou un autre type de biopsie conique

Apprenez-en davantage sur le test de dépistage du VPH, la LEEP et la biopsie conique.

Résultats anormaux du test Pap chez la femme enceinte

Si vous recevez un résultat anormal pour un test Pap alors que vous êtes enceinte, votre médecin vous expliquera les prochaines étapes à suivre. Vous pourriez subir une colposcopie. Mais les médecins évitent habituellement de faire une biopsie pendant la grossesse : ils la repoussent alors après la naissance de l’enfant puisque la biopsie engendre un faible risque de saignement.

Risques engendrés par le test Pap

Les tests de dépistage, dont le test Pap, risquent d'engendrer des résultats trompeurs.

Lorsque le résultat est faux négatif, cela signifie qu’un cancer ou que des cellules anormales ne sont pas détectés par le test même s’ils sont présents. Cela peut être le cas si l’échantillon ne contient pas suffisamment de tissus ou de cellules ou si des cellules anormales passent inaperçues.

Lorsque le résultat est faux positif, cela signifie que le test révèle qu’il y a des cellules anormales même si elles ne sont pas présentes. Quelque chose ressemblait donc à un état précancéreux, mais ce n’en était pas un. Un résultat faux positif peut engendrer des examens et des interventions de suivi non nécessaires ainsi qu'une anxiété inutile.

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