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Les aboutissements de la recherche

Une nouvelle façon de classifier les cancers de l’ovaire

Avec le soutien des donateurs, les chercheurs sont en train de déceler des profils génétiques dans les cancers de l’ovaire qui peuvent conduire à de nouvelles stratégies de traitement et de diagnostic.

septembre 2017

Chaque personne est unique en raison de son code génétique (le génome). Les cancers ont eux aussi des génomes uniques qui les distinguent les uns des autres. Les cancers peuvent être différents les uns des autres en raison de processus de mutation qui changent leur ADN au fil du temps, ce qui peut accroître ou diminuer leur agressivité et leur résistance aux traitements.

Comparer les génomes dans un groupe de cancers peut révéler d’importants renseignements sur la façon dont les profils génétiques partagés peuvent distinguer différents sous-types qui peuvent se comporter et réagir aux thérapies de différentes façons.

À l’agence de BC Cancer de Vancouver, le docteur David Huntsman, Sohrab Shah et leurs équipes ont étudié les génomes de plus de 130 cancers de l’ovaire pour cette raison. Ils ont décelé des profils de mutation génétique qui reflétaient la capacité des tumeurs à réparer leur ADN, ce qui pourrait contribuer à expliquer pourquoi certaines tumeurs reviennent après une chimiothérapie. D’autres tumeurs partageaient des profils génétiques qui reflétaient leur propension à évoluer. D’après ces résultats, des sous-types distincts du cancer de l’ovaire peuvent maintenant être classifiés d’une nouvelle façon.

Les chercheurs peuvent maintenant utiliser ces résultats pour améliorer les stratégies de diagnostic et de traitement pour les cancers de l’ovaire en utilisant des renseignements plus précis. D’autres recherches sont nécessaires pour compléter notre compréhension du génome du cancer, et l’équipe est désireuse d’en faire partie.

Cette recherche a été publiée en juin dans la revue Nature Genetics (en anglais).

La rédaction de cet article a été appuyée par des stagiaires en recherche de BioCanRx.

Le bras de fer entre le cancer et le système immunitaire

Josie Ursini-SiegelDes recherches menées par Josie Ursini-Siegel et son équipe à Montréal dévoilent une nouvelle stratégie thérapeutique pour le cancer du sein, grâce au soutien des donateurs.

mai 2017

Le système immunitaire est l’une des principales défenses du corps contre le cancer. Les cellules immunitaires sont équipées pour inspecter le corps afin de trouver et de détruire les cellules cancéreuses. Malheureusement, les cellules cancéreuses sont très intelligentes et peuvent apprendre à envoyer des signaux qui leur permettent d’échapper au système immunitaire. Même si le blocage de ces signaux pourrait aider à traiter le cancer, les cellules tumorales créent souvent de nombreux signaux de secours redondants pour assurer leur survie.

Josie Ursini-Siegel, chercheuse de l’Institut Lady Davis et professeure agrégée à l’Université McGill, à Montréal, a découvert une protéine centrale qui est essentielle pour que les cellules du cancer du sein inhibent le système immunitaire afin de se développer. Dans une étude récente, son équipe a mis au jour encore plus d’informations sur la façon dont ce processus fonctionne.

La protéine, appelée ShcA, agit de deux manières qui fonctionnent en tandem. Tout d’abord, elle envoie des signaux de blocage immunitaire pour empêcher toute attaque du système immunitaire contre la tumeur mammaire. Ensuite, elle rend les cellules du cancer du sein moins visibles pour le système immunitaire, ce qui permet à la tumeur de se soustraire à sa surveillance.

Ces résultats ont dévoilé une nouvelle cible pour le traitement du cancer du sein. En bloquant la ShcA, les chercheurs pourraient rendre les tumeurs mammaires sensibles aux immunothérapies contre le cancer, qui aident le système immunitaire à organiser une attaque efficace contre le cancer. D’autres recherches révéleront si le blocage de la ShcA pourrait être exploité comme stratégie de traitement novatrice pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.

« Le soutien constant de la Société canadienne du cancer a joué un rôle déterminant pour mon équipe en lui permettant de mieux comprendre la complexité des mécanismes qui font que certains cancers du sein développent une résistance aux attaques du système immunitaire, explique Josie Urisini-Siegel. Il nous a également aidés à mieux cerner les groupes de patientes qui sont les plus susceptibles de bénéficier de certaines classes d’immunothérapies.»

Cette recherche a été publiée en mars dans la revue Nature Communications (en anglais).

Chercher le prochain grand traitement contre le sarcome

Torsten NielsenGrâce aux donateurs de la Société canadienne du cancer, le Dr Torsten Nielsen découvre de nouvelles façons de traiter un cancer observé le plus souvent chez les jeunes.

avril 2017

Lorsque le cancer frappe les jeunes dans la fleur de l’âge, il peut être particulièrement difficile de faire face à ce diagnostic. Les synovialomes sont des cancers agressifs qui surviennent le plus souvent chez les adolescents et les jeunes adultes, dans les tissus mous près des articulations du corps. Des recherches récentes du Dr Torsten Nielsen et de son équipe à l’Université de la Colombie-Britannique ont révélé une nouvelle approche thérapeutique potentielle pour ces tumeurs qui a semblé prometteuse en laboratoire.

Malgré le traitement traditionnel par chirurgie, rayonnements et chimiothérapie, les synovialomes comportent toujours un risque élevé de propagation dans tout le corps. Seulement environ la moitié des jeunes atteints par ce type de cancer resteront en vie plus de 10 ans, ce qui souligne l’urgence de trouver de nouvelles façons de contrôler ou d’éliminer ces tumeurs.

À cette fin, le Dr Nielsen a passé au crible plus de 900 médicaments potentiels contre le cancer pour évaluer leur capacité à arrêter la croissance des cellules de synovialome lorsque celles-ci sont cultivées en laboratoire. Les produits chimiques les plus prometteurs étaient un nouvel inhibiteur de l’histone-désacétylase (HDAC), similaire aux médicaments approuvés, et les inhibiteurs du protéasome, des médicaments utilisés depuis plus d’une décennie pour traiter le myélome multiple.

Une étude plus approfondie a révélé que l’inhibiteur de l’HDAC fonctionnait en neutralisant l’anomalie moléculaire même qui conduit au synovialome. En le combinant à un inhibiteur du protéasome, le traitement était encore plus efficace contre les cellules de synovialome en laboratoire que l’un ou l’autre médicament utilisé seul. Chez la souris, le traitement combiné a bloqué avec succès la croissance tumorale.

Le Dr Nielsen est particulièrement enthousiaste à l’égard de cette stratégie de combinaison de médicaments, car elle pourrait éviter un écueil courant susceptible de retarder la conversion de cette recherche en nouveau traitement – la sécurité chez les patients. Il s’avère qu’il a récemment été démontré que des combinaisons de médicaments similaires étaient sûres dans des essais cliniques chez des personnes atteintes d’un autre type de cancer, appelé myélome.

« Nous venons de rédiger une proposition d’essai et notre prochaine étape est de gagner le soutien des oncologues et des compagnies pharmaceutiques, ce que nous sommes en train de faire, explique le Dr Nielsen. Nous recevons l’aide du Groupe canadien des essais sur le cancer, qui, comme mon laboratoire de recherches, est financé par des dons faits à la Société canadienne du cancer. »

Si son efficacité est démontrée dans de futurs essais cliniques, cette thérapie pourrait constituer une avancée significative dans l’amélioration du traitement du synovialome.

Cette recherche a été publiée en janvier dans la revue PLOS ONE (en anglais).

De nouveaux virus modifiés pour combattre un cancer du cerveau agressif

Dr David StojdlAvec le soutien des donateurs de la SCC, le Dr David Stojdl et son équipe transforment le traitement du cancer grâce à des thérapies par virus anticancéreux.

février 2017

Le glioblastome est le type de tumeur cérébrale le plus courant chez l’adulte. Très agressif, il se développe et se propage rapidement. Le Dr David Stojdl et son équipe de l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario sont en train de mettre au point des virus qui poussent le système immunitaire à rechercher et à détruire les glioblastomes.

Ils ont conçu un virus qui exploite le système immunitaire pour réduire les tumeurs cérébrales agressives chez la souris. Cette recherche prometteuse est utilisée pour concevoir un nouvel essai clinique. Un brevet mondial sur ce nouveau type de traitement du cancer du cerveau a également été déposé pour accélérer la mise au point de cette thérapie.

Les technologies par virus anticancéreux conçues par l’équipe ont contribué à la création d’une entreprise canadienne, Turnstone Biologics. Turnstone a reçu un investissement initial de 11,3 millions de dollars aux fins de la conception et de la commercialisation de ces virus modifiés, et elle a reçu récemment un montant supplémentaire de 41 millions de dollars pour aider les patients à accéder à ces traitements.

Le Dr David Stojdl a reçu la Subvention pour un impact de la Société canadienne du cancer et de la Fondation Neuro Canada. Vous pouvez en apprendre davantage sur son travail à www.stojdllab.ca.

Suivre l’évolution de la contrebande de cigarettes

Avec l’appui des donateurs de la Société, Dr Emmanuel Guindon dresse l’évolution de la contrebande de cigarettes au Canada.

novembre 2016

La hausse des taxes sur les produits du tabac, comme les cigarettes, permet de réduire la consommation de tabac et de sauver des vies en évitant des cancers et d’autres maladies. Or, on craint que les taxes élevées n’incitent aussi les fabricants à vendre illégalement des cigarettes et les gens à les acheter illégalement (ce qui s’appelle de la contrebande). Au Canada, c’est un problème majeur. Toutefois, comme il est difficile d’évaluer la participation à une activité illégale, les estimations de l’ampleur de la contrebande de cigarettes au Canada ne sont pas cohérentes et pourraient être trompeuses à cause de l’influence des fabricants de tabac et des organismes qu’ils subventionnent.

Pour résoudre cette problématique, Dr Emmanuel Guindon de l’Université McMaster, son équipe et ses collègues de l’Université de Waterloo (Robin Burkhalter et Dr Stephen Brown) ont utilisé des données provenant de différentes sources pour étudier la contrebande de cigarettes au Canada au fil du temps. Ils se sont particulièrement intéressés à l’Ontario et au Québec, où les activités de contrebande sont relativement élevées. Dans l’ensemble, ils ont enregistré une baisse de la contrebande de cigarettes de 2007 à 2009, ce qui laisse penser que les politiques anti-contrebande mises en place par le gouvernement à cette époque pourraient avoir eu une incidence.

« L’appui de la Société canadienne du cancer m’a permis de travailler avec des étudiants diplômés qui nous ont aidés de façon inestimable tandis que nous tentions d’adopter une approche systématique et transparente, d’utiliser différentes méthodes et de multiples sources de données pour décrire précisément l’évolution de la contrebande de cigarettes au Canada, explique Dr Guindon. Étant donné l’importance du prix et des taxes dans la diminution de la consommation de tabac, je crois que notre étude nous aidera, nous et d’autres, à suivre rapidement l’évolution de la contrebande de cigarettes. »

L’article complet décrivant ce travail a été publié en ligne en septembre dans le magazine Tobacco Control.

Freiner de nouveau l’avancée du cancer

Grâce au soutien des donateurs de la Société, le Dr Michel Roberge peut explorer de nouvelles voies dans le traitement du cancer à l’Université de la Colombie-Britannique.

septembre 2016

Les mutations génétiques peuvent modifier les instructions transmises aux cellules sur la façon de fabriquer des protéines importantes. Ceci peut causer la production par les cellules  de protéines plus courtes qui ne peuvent fonctionner normalement. Le fait que les protéines qui généralement freinent le développement des cellules sont ainsi rendues inopérantes peut causer le cancer.

Depuis 1979, les scientifiques se sont rendu compte que certains antibiotiques pouvaient régler le problème de la production de protéines plus courtes en laboratoire. Cependant, les quantités  de médicaments requises pour un tel traitement étaient trop toxiques pour un usage chez l’humain.

Quelques décennies plus tard, le Dr Michel Roberge et son équipe se sont remis à l’ouvrage et ont réexaminé cette ressource inexploitée afin de mettre au point de nouveaux traitements contre le cancer. Ils ont ainsi découvert une nouvelle combinaison de traitements qui permettrait la production de protéines de pleine longueur grâce à un modèle expérimental utilisant une concentration de médicaments nettement plus faible que celle obtenue par le recours aux seuls antibiotiques.

Si les résultats des tests futurs se révélaient satisfaisants, ces développements pourraient permettre la mise au point de nouveaux traitements pour freiner la croissance incontrôlée du cancer. « Nous sommes très enthousiastes à l’idée d’explorer la question plus en profondeur », affirme le Dr Roberge, qui ajoute : « Nous remercions tous les donateurs de la Société canadienne du cancer pour leur appui constant. »

Cette étude complète peut être consultée en ligne sur le site de la revue Nucleic Acids Research.

Survivre aux syndromes Li-Fraumeni

Grâce au support de la Société, le Dr David Malkin, de l’Hôpital pour enfants, change les perspectives d’avenir pour les personnes atteintes de ces syndromes rares et hérités.

août 2016

Une condition génétique rare appelée syndrome Li-Fraumeni est le résultat de la mutation du gène TP53, un « contrôleur » qui régit la manière dont les cellules se multiplient et meurent. Les personnes atteintes risquent de développer plusieurs types de cancer touchant l’ensemble du corps. Ces cancers apparaissent à un âge plutôt précoce pour un cancer. 

Récemment, le Dr David Malkin et son équipe ont mis au point une méthode de dépistage régulier du cancer précoce pour les personnes atteintes du syndrome Li-Fraumeni. Cette méthode utilise des examens physiques et sanguins, et des tests d’imageries médicales. Cette méthode est connue sous le nom de « Toronto Protocol ». L’équipe a démontré que cette méthode de dépistage permet de détecter les cancers avant même que les patients ne souffrent de symptômes, ce qui laisse place à de meilleurs soins. Ils ont aussi fait la preuve que les patients souffrant du Li-Fraumeni et qui participaient aux tests sous surveillance ont vu leur espérance de vie grimper de plus de 5 ans en comparaison à ceux que non.

Ces résultats apportent de l’eau au moulin dans l’adoption du « Toronto Protocol » dans les centres du monde entier. Cette étude a été publiée dans le numéro numérique d’août du journal Lancet Oncology.

La pérennité du système de traitement du cancer au programme du congrès de l’ARCC

Le Centre canadien de recherche appliquée dans la lutte contre le cancer, un organisme appuyé par la Société, organise chaque année un congrès qui permet aux chercheurs de diverses disciplines de se rencontrer pour faire progresser le traitement du cancer.

mai 2016

Le 8 et le 9 mai derniers, divers intervenants du milieu de la recherche appliquée en matière de lutte contre le cancer se sont réunis à Toronto à l’occasion du 5e congrès annuel du Centre canadien de recherche appliquée dans la lutte contre le cancer (ARCC).

L’ARCC est un centre de recherche pancanadien qui se donne pour mission de faire progresser la lutte contre le cancer, et notamment le traitement de la maladie. Son champ d’action couvre la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, la réadaptation, la survie et les soins palliatifs. Le groupe assure un leadership interdisciplinaire axé principalement sur l’économie, les services, la politique et l’éthique du domaine de la santé, ainsi que sur la sensibilisation et l’application des connaissances. La Société canadienne du cancer est fière de fournir un financement de base à l’ARCC, grâce aux généreuses contributions de ses donateurs, afin d’approfondir la recherche dans ces domaines.

Le réseau formé par les chercheurs, les professionnels de la santé, les décideurs et les stagiaires de l’ARCC a pris de l’expansion depuis sa création, en 2009, et compte aujourd’hui plus de 800 membres. Depuis 2012, l’ARCC organise des congrès annuels d’un bout à l’autre du Canada pour permettre aux chercheurs et aux décideurs de la santé de créer des liens et de mettre leurs connaissances en commun.

Lors de l’édition 2016 du congrès de l’ARCC, les participants se sont intéressés aux stratégies à mettre en œuvre pour établir un système de traitement du cancer pérenne, compte tenu du fait que le nombre de nouveaux cas de cancer devrait grimper en flèche au cours des 15 prochaines années. Michael Sherar (président et chef de la direction d’Action Cancer Ontario), le Dr Jon Emery (professeur à l’Université de Melbourne), Doris Howell (chercheuse principale au Princess Margaret Cancer Centre, Réseau universitaire de santé) et le Dr Eshwar Kumar (co-président et chef de la direction du Réseau du cancer du Nouveau-Brunswick) ont effectué des présentations axées sur l’optimisation des ressources humaines (notamment les oncologues, médecins de famille, infirmières, soignants et patients) tout au long du cycle de soin. Des séances consacrées à une vaste gamme de sujets, tels que le coût des soins et l’importance du suivi et de la gestion de la survie, sont venues compléter ces présentations.

Le congrès, qui a réuni plus de 170 participants, s’est démarqué par une atmosphère chaleureuse propre à faciliter les échanges interdisciplinaires. Avant l’ouverture du congrès, une « causerie au coin du feu » (avec cheminée virtuelle) a donné aux participants et aux distingués panélistes l’occasion de discuter à bâtons rompus des procédures à suivre pour traduire efficacement les données probantes issues de la recherche en actions concrètes par l’élaboration et la mise en œuvre de politiques et de programmes éclairés. Cette activité a été suivie d’une séance de réseautage structurée en rencontres éclair qui a permis à chaque participant de faire la connaissance de 12 autres personnes.

En organisant la rencontre d’intervenants de toutes les disciplines, ce congrès a permis au milieu de la recherche appliquée dans la lutte contre le cancer de franchir une étape importante vers la mise au point de solutions innovantes pour assurer la pérennité du système de traitement du cancer. Nous attendons avec impatience le prochain congrès de l’ARCC, qui se tiendra en 2017.

Redéfinir l’image des soins palliatifs

La Dre Camilla Zimmermann, chercheuse dont la Société appuie les travaux, travaille à transformer la façon dont les personnes vivant avec le cancer perçoivent les soins palliatifs.

mai 2016

Pour la plupart des personnes vivant avec le cancer, le terme « soins palliatifs » évoque la mort et la fin de l’espoir. La peur que ces deux mots font naître conduit certains à refuser ou à différer des soins qui, pourtant, pourraient améliorer considérablement leur qualité de vie.

Conçus pour aider les personnes atteintes de maladies graves à vivre mieux, les soins palliatifs ont un effet prouvé sur la qualité de vie. Idéalement, ces soins sont offerts aux patients tout au long de la maladie. La Dre Camilla Zimmermann, chercheuse principale au Princess Margaret Cancer Centre et chef de la Division des soins palliatifs du Réseau universitaire de santé, à Toronto, tente de faire de l’intégration précoce des soins palliatifs une démarche automatique pour toutes les personnes atteintes de cancer.

La Dre Zimmermann et son équipe ont interrogé des personnes vivant avec un cancer avancé. Ces patients avaient été répartis de manière aléatoire en deux groupes, l’un recevant des soins palliatifs dans un contexte clinique dès le début de leur maladie, et l’autre suivant un traitement standard. Les patients du premier groupe ont dit avoir tiré de grands bienfaits des soins reçus. Néanmoins, cet effet positif n’a pas suffi à balayer le stigmate associé au terme lui-même.

Ce travail a mis en évidence l’importance de renseigner le public, les patients, les familles et les prestataires de soins de santé sur les avantages de l’intégration précoce des soins palliatifs aux traitements. « Nous devons réformer l’image des soins palliatifs de manière à en faire comprendre l’importance pour les personnes vivant avec le cancer et leur famille tout au long de la trajectoire suivie par les patients, explique la Dre Zimmermann. En intégrant les soins palliatifs à un stade plus précoce du traitement, nous pourrons atténuer la souffrance des malades et améliorer leur qualité de vie globale. »

Cette étude a été publiée en ligne dans l’édition d’avril de la revue CMAJ.

John Dick reçoit un titre prestigieux

John Dick, chercheur du Princess Margaret Cancer Centre dont les travaux sont subventionnés par la Société, a récemment été élu membre de l’AACR Academy.

avril 2016

Le 5 avril dernier, l’American Association for Cancer Research (AACR) Academy a annoncé qu’elle accueillerait 11 nouveaux membres en 2016. John Dick, chercheur principal au Princess Margaret Cancer Centre, fera partie du nombre. Ses confrères lui feront cet honneur en raison de ses réalisations exceptionnelles dans le domaine de la recherche contre le cancer.

Le titre de membre de l’AACR Academy est décerné aux chercheurs de renommée internationale dont les travaux novateurs font progresser la lutte contre le cancer. John Dick et son équipe ont découvert que les cellules de la leucémie myéloblastique aiguë (LMA) provenaient de cellules souches cancéreuses. En éclairant le mode de développement de cette maladie, cette étude pourrait contribuer à la mise au point de nouvelles thérapies.

La Société canadienne du cancer est fière de soutenir John Dick depuis 22 ans. À ce jour, cet appui se chiffre à 3 millions de dollars. L’an passé, le chercheur s’est vu décerner par la Société une subvention pour un impact de 1,25 million de dollars qui lui permettra de poursuivre des travaux prometteurs visant à mieux comprendre les origines et le mode de développement de la LMA.

Les nouveaux membres de l’AACR Academy seront intronisés ce mois-ci à l’occasion de l’assemblée générale de l’AACR.

Étudier les zones d’ombre du cancer

Les chercheurs de l’Alberta mettent au point une nouvelle façon de penser les protéines dans les cancers en pleine expansion avec le soutien de la Société.

mars 2016

Pour comprendre comment fonctionne le cancer, les chercheurs ont besoin d’outils leur permettant de l’étudier sur une large échelle — depuis la perspective générale pour comprendre comment les tumeurs complexes se développent dans le corps jusqu’à la compréhension fine de l’interaction entre les différentes molécules. La possibilité d’« éclairer » des protéines à l’aide de marqueurs fluorescents a permis aux chercheurs d’étudier comment elles se comportent dans les cellules vivantes et de surveiller de manière non invasive comment les tumeurs grandissent chez les animaux. Toutefois, cette technique ne fonctionne que pour les cancers situés suffisamment à la surface de la peau pour que la fluorescence puisse y être détectée. Une méthode permettant d’étudier les protéines des tumeurs se développant dans les tissus profonds reste encore à inventer.

Avec le soutien d’une subvention à l’innovation de la Société canadienne du cancer, le Dr Roger Zemp et son collaborateur le Dr Robert Campbell de l’Université de l’Alberta mettent actuellement au point une nouvelle technique appelée imagerie photoacoustique pour répondre à ce besoin. Elle utilise de nouveaux marqueurs de protéine dits « sombres » qui ne dépendent pas de la fluorescence pour leur détection. En cas de succès, leur nouvelle approche pourrait donner une image détaillée de la manière dont les protéines communiquent entre elles dans les tumeurs lorsqu’elles se développent dans les tissus profonds des animaux. L’issue de tests complémentaires portant sur les marqueurs prometteurs établira si cette technique peut aider les scientifiques à observer en détail comment le cancer débute et se développe.

« L’imagerie photoacoustique représente une nouvelle technique passionnante qui consiste à détecter les ultrasons générés par les impulsions laser appliquées aux tissus profonds », explique le Dr Zemp. « Avec nos nouveaux marqueurs de protéines sombres, nous souhaitons utiliser l’imagerie photoacoustique pour étudier la base moléculaire du cancer dans les tumeurs profondes. Nous espérons que cela nous renseignera sur la manière dont se développent les cancers, dont les tumeurs réagissent aux médicaments et sur la meilleure façon de traiter ou même de prévenir le cancer. »

Ce travail a été publié en mars dans la revue Scientific Reports et peut être consulté ici.

Comprendre la résistance aux médicaments chez les patients atteints du cancer de la prostate

Les découvertes d’une équipe de chercheurs dirigée par Artem Cherkasov et financée par la Société pourraient améliorer le traitement du cancer de la prostate avancé.
mars 2016

Chez les patients atteints du cancer de la prostate avancé, les médecins ont recours à des traitements hormonaux qui empêchent le récepteur des androgènes (RA), une protéine, d’interagir avec les hormones qui contribuent au développement du cancer.

Malheureusement, certains patients ne répondent pas aux différents types de traitements hormonaux qui ont été mis au point au fil des ans et courent ainsi un risque de récidive. C’est pourquoi les chercheurs, en élucidant la façon dont cette résistance aux hormonothérapies se développe, pourraient concevoir de nouveaux traitements pour améliorer le taux de survie des patients.

C’est la tâche que s’est donnée Artem Cherkasov. Appuyé par une subvention pour un impact de la Société canadienne du cancer, ce chercheur du Centre de la prostate de Vancouver (Université de la Colombie-Britannique) étudie, de pair avec ses collaborateurs, la façon dont certaines mutations du gène du RA peuvent conduire à l’apparition d’une résistance aux médicaments.

L’équipe a récemment découvert de nouvelles mutations du gène du RA en étudiant de l’ADN excrété par des tumeurs de la prostate dans le sang, un fluide corporel facile d’accès aux fins des tests. Le groupe s’est ensuite penché sur la façon dont les différentes mutations du RA entraînaient l’apparition d’une résistance à plusieurs traitements hormonaux utilisés chez les patients atteints du cancer de la prostate.

Les chercheurs ont découvert que toutes les mutations étudiées permettaient aux cellules cancéreuses d’échapper à l’action des médicaments. Certaines mutations convertissaient même l’effet bloquant des médicaments sur le RA en effet activateur de la protéine. Cependant, l’équipe a également constaté qu’un médicament expérimental neutralisait ces mutations en interagissant avec le RA de manière inédite par rapport aux traitements actuels. 

En comprenant la manière dont certaines mutations du RA entraînent une résistance aux médicaments, les chercheurs et les cliniciens pourraient prédire la réponse des patients atteints du cancer de la prostate aux traitements hormonaux existants et formuler ainsi des recommandations de traitement personnalisées. « Grâce à ces technologies, nous sommes à deux doigts de pouvoir lutter contre le cancer en temps réel », conclut Artem Cherkasov. Ces travaux pourraient également permettre à de nouveaux médicaments de voir le jour pour traiter efficacement cette maladie.

Ces importants travaux ont été publiés en janvier dans la revue Genome Biology. L’article peut être consulté ici (en anglais).

Pourquoi les traitements sont-ils inefficaces dans les cas de rechute de cancer du cerveau chez les enfants ?

Dr Michael TaylorSubventionnées par la Société, les recherches menées par le Dr Michael Taylor à l’Hôpital SickKids pourraient modifier les processus d'essais liés aux nouveaux traitements contre le médullolastome.

février 2016

Le médulloblastome est la forme de cancer du cerveau la plus répandue chez les enfants. Les médulloblastomes sont presque invariablement mortels s'il y a récurrence après les traitements standard (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie). De nouveaux traitements seront nécessaires. 

Les traitements personnalisés, où l'on propose au patient une thérapie ciblée selon les anomalies génétiques de sa tumeur, pourraient améliorer les résultats et diminuer le nombre d'effets secondaires. Toutefois, les thérapies ciblées sont rarement efficaces chez les enfants, alors qu'il y a souvent récurrence des médulloblastomes. Grâce aux recherches menées par le Dr Michael Taylor, un neurochirurgien et chercheur à l'Hôpital SickKids, nous comprenons maintenant pourquoi il est plus ardu de traiter ce type de cancer chez les enfants.

Aidé d'une équipe de recherche internationale, le Dr Taylor a comparé des échantillons de médulloblastome prélevés sur des enfants au moment du diagnostic et lors de la récidive. Les recherches démontrent que la génétique des médulloblastomes récurrents est radicalement différente de celle des tumeurs avant les traitements.

Les essais cliniques liés aux traitements ciblés visant les nouvelles souches de médulloblastomes étaient autrefois menés en tenant pour acquis que la tumeur ciblée était génétiquement semblable à la tumeur initiale. Dans ces essais, les enfants atteints dont le cancer est réapparu à la suite des premiers traitements ont reçu de nouveaux traitements selon les anomalies du diagnostic initial. Nous savons toutefois que la nouvelle tumeur est fort probablement dotée d'un tout autre profil génétique.

La présente étude fait état des besoins de renouveau en matière d'essais cliniques concernant les nouveaux médicaments contre le médulloblastome. L'information qui en résultera aidera les chercheurs et les médecins cliniciens à faire une différence dans la vie des enfants touchés par un cancer du cerveau.

L’étude a été publiée en janvier dans la prestigieuse revue électronique Nature.

Les aboutissements de la recherche du 2015

Redéfinir le développement des cellules sanguines

Dr John DIckSubventionnées par la Société, les recherches menées par l’équipe du Dr John Dick au Princess Margaret Cancer Centre pourraient nous en apprendre davantage sur les causes de la leucémie.

décembre 2015

Le sang se renouvelle constamment dans l’organisme en créant de nouvelles cellules pour remplacer des cellules vieillies ou endommagées. Il est essentiel de savoir comment le corps réussit à produire plus d’une dizaine de types de cellules sanguines différentes pour comprendre en quoi celui-ci devient défaillant lorsqu’il est attaqué par une leucémie ou tout autre trouble de santé.

Selon l’approche classique, les cellules sanguines souches produisent une série de cellules intermédiaires qui se spécialisent graduellement dans un processus progressif pour remplir diverses fonctions. Les programmes de recherche de conception nouvelle du Dr John Dick et de son équipe du Princess Margaret Cancer Centre ont redéfini ce processus.

Au moyen de nouvelles méthodes mises au point pour étudier les cellules souches uniques, ils ont démontré que les cellules sanguines spécialisées se multipliaient beaucoup plus rapidement depuis les cellules souches que ce qu’on observait auparavant. Cette découverte pourrait permettre aux chercheurs d’en apprendre davantage sur les façons dont se développent divers types de leucémies et d’élaborer de nouveaux traitements personnalisés.

L’étude a été publiée en novembre dans revue électronique Science. Elle peut être consultée ici dans son intégralité.

Quel est l’effet des mutations sur l’activité des gènes dans les cas de cancer ?

Drs Sohrab Shah and Jiarui DingUn nouvel outil de calcul mis au point par un chercheur subventionné par la Société canadienne du cancer, Sohrab Shah (montré ici avec étudiant Jiarui Ding (gauche)) contribuera à l’établissement de nouvelles cibles pour le traitement personnalisé du cancer.

novembre 2015

Le cancer découle d’une accumulation progressive de mutations génétiques qui provoquent la croissance désordonnée des cellules. Grâce aux progrès des techniques de séquençage de l’ADN, les chercheurs peuvent répertorier toutes les mutations géniques présentes dans une tumeur donnée.

Toutefois, pour mettre au point des traitements personnalisés efficaces, ils doivent déterminer ceux de ces gènes qui sont les plus intéressants à cibler. À cette fin, il leur faut comprendre l’effet de chaque mutation sur les cellules cancéreuses, ce que trop peu d’outils leur permettent de faire à l’heure actuelle. Jusqu’à présent, les modèles informatiques mis au point visent principalement les séquences d’ADN. Sohrab Shah, un chercheur de la Cancer Agency de la Colombie-Britannique, pense que les chercheurs devraient aller plus loin en analysant non seulement les gènes touchés par les mutations, mais également les conséquences fonctionnelles de ces mutations.

Grâce à une Subvention pour un impact octroyée par la Société canadienne du cancer, Sohrab Shah et son équipe ont conçu un nouveau modèle mathématique assorti d’un outil de calcul qui leur a permis d’analyser plusieurs milliers de tumeurs relevant de 12 types de cancer afin de caractériser les répercussions des mutations sur l’expression des gènes touchés. Ils ont ainsi répertorié plus de 100 nouveaux oncogènes potentiels et plusieurs mutations ayant des effets comparables dans de nombreux types de cancer. Ces travaux permettront de mieux prioriser les gènes que nous devrons étudier de plus près afin de déceler de nouvelles cibles thérapeutiques pour faire progresser le traitement personnalisé du cancer.

« La méthode que nous avons mise au point permet de déterminer les mutations des cellules cancéreuses qui modifient l’activité biologique, explique Sohrab Shah. Nos travaux ouvrent la voie à l’analyse intégrée des mutations et de l’expression des gènes. Cela nous permettrait de mieux comprendre le dérèglement des processus biologiques qui se produit dans les cas de cancer et d’augmenter ainsi nos chances de découvrir les mutations à cibler en priorité dans le cadre des thérapies personnalisées. »

L’étude a été publiée en octobre dans la revue électronique Nature Communications. Elle peut être consultée ici dans son intégralité (en anglais seulement).

Accélération de la mise au point d’un nouveau traitement contre le cancer de la prostate

Dr Robert DayUne nouvelle collaboration permettra à un traitement contre le cancer de la prostate mis au point par un chercheur subventionné par la Société canadienne du cancer, Robert Day, de se rapprocher de l’application clinique.

octobre 2015

Le cancer de la prostate représente un fardeau croissant. Face à ce défi, nous devons redoubler d’efforts pour mieux prévenir la maladie, augmenter les taux de survie, et améliorer la qualité de vie des patients. Une nouvelle collaboration de l’Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS) et du Centre for Drug Research and Development (CDRD) permettra désormais de rapprocher de l’application clinique un nouveau traitement mis au point par Robert Day qui pourrait avoir d’importantes répercussions dans le combat contre la maladie.

Le cancer de la prostate, qui se classe au troisième rang des cancers entraînant le plus grand nombre de décès chez les Canadiens, devrait être le type de cancer le plus fréquemment diagnostiqué en 2030. Alors que la thérapie hormonale est souvent efficace aux premiers stades de la maladie, les tumeurs acquièrent fréquemment une résistance aux médicaments au bout de quelques années. Il est donc nécessaire de mettre au point de nouveaux traitements.

Une Subvention pour un impact octroyée par la Société canadienne du cancer a permis à Robert Day de sortir des sentiers battus pour élaborer un nouveau traitement contre le cancer de la prostate. Chercheur à l’IPS de l’Université de Sherbrooke, il a fait œuvre de pionnier en démontrant que l’enzyme PACE4 constituait une cible thérapeutique prometteuse.

« Quand nous nous sommes lancés dans ces recherches, rares étaient ceux qu’intéressait l’idée de cibler l’enzyme PACE4 pour le traitement du cancer, et plus rares encore, ceux qui en comprenaient le principe, explique Robert Day. Aujourd’hui, cette approche radicalement nouvelle nous a permis de démontrer la validité de ce principe, à savoir que l’inhibition de cette enzyme bloque la progression du cancer. »

Robert Day et son équipe ont mis au point un inhibiteur de l’enzyme PACE4 dont l’efficacité et la stabilité ont été démontrées chez des souris porteuses de tumeurs de la prostate en phase de progression. Chez ces animaux, la dimension des tumeurs a diminué de 60 % en moins de trois semaines par rapport au groupe témoin.

La collaboration de l’IPS avec le CDRD, centre national canadien consacré au développement et à la commercialisation de médicaments, permettra à cette nouvelle thérapie candidate de faire l’objet d’essais cliniques pour se rapprocher de la phase de mise en marché. La première étape consistera à mettre au point une préparation de l’inhibiteur qui sera stable dans le corps humain et pourra être administrée sous forme de comprimés, plus pratiques que les injections employées chez la souris. Des études supplémentaires seront effectuées pour établir l’innocuité et les effets secondaires du traitement.

« Nous sommes extrêmement satisfaits de voir ce nouveau mode thérapeutique se rapprocher d’une éventuelle application clinique, affirme Robert Day. Cette collaboration, si elle porte fruit, constituera un exemple éloquent de la manière dont les travaux effectués en laboratoire peuvent se traduire par une amélioration concrète des soins prodigués aux patients. »

Échange entre les membres de la communauté scientifique de recherche sur le cancer à la CCRC

Des chercheurs de partout au Canada et d’ailleurs se sont réunis pour échanger leurs idées à la Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 à Montréal.
décembre 2015

La Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 s’est découlée à Montréal du 8 au 10 novembre. Cette conférence, qui a lieu tous les deux ans, réunit toutes les sphères de la communauté canadienne de la recherche sur le cancer – de la prévention du cancer jusqu’aux soins en fin de vie –, et de la recherche fondamentale axée sur la découverte à l’application pratique clinique et aux politiques à cet effet.

La Société canadienne du cancer a contribué de façon importante à la conférence, et de nombreux chercheurs subventionnés par la Société ont également apporté leur contribution à ce programme scientifique de très haut niveau. Les participants ont pu en apprendre beaucoup sur les plus récents progrès dans différents domaines, notamment ceux de l’immunothérapie, de la prévention du cancer, des stratégies mondiales de lutte contre le cancer et de la médecine personnalisée. Plusieurs employés de la Société – de toutes les régions du pays – ont participé à la conférence et ont tenu le rôle de porte-parole auprès des participants, partageant l’information concernant notre mission, les programmes de recherche de l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer (IRSCC) et nos publications. Ils ont présenté le tout depuis un kiosque d’information dans la salle d’exposition d’affiches.

L’IRSCC a également joué un rôle prépondérant dans les réunions et ateliers en parallèle destinés à améliorer davantage l’expérience des participants à la conférence. L’IRSCC s’est associée à l’Institut du cancer (IC), une filiale des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), afin de mettre en place une réunion parallèle dont l'objectif sera de réunir des professeurs et des chercheurs postdoctoraux, lesquels agiront à titre de mentors auprès d’une nouvelle génération de chercheurs sur le cancer. À la suite de la conférence, le réseau de prévention de la Société a tenu un atelier d’une journée complète intitulé Prévention du cancer : science et société. Cette dernière a eu lieu dans le but d’établir les priorités stratégiques liées à la prévention du cancer et pour explorer les possibilités de collaboration interdisciplinaire du point de vue de la recherche, de la politique et du développement de programmes à cette fin.

Nous avons hâte de vous revoir à la prochaine CCRC en 2017 !

Recherches sur la leucémie sous différents angles

Dr Guy Sauvageau, subventionné par la société, a mené des recherches concernant deux importantes formes de leucémie myéloblastique aiguë (LMA) à Montréal.

septembre 2015

Il existe plusieurs formes de leucémie myéloblastique aiguë (LMA), sous de nombreuses structures moléculaires, et chaque patient y réagit différemment. En savoir plus au sujet de la structure moléculaire de la LMA contribue à poser de meilleurs diagnostics et pronostics ainsi qu’à établir la stratégie thérapeutique liée à ce cancer du sang. Dr Guy Sauvageau, le directeur et chercheur principal de l’Unité de recherche en génétique moléculaire des cellules souches de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC), a mené des recherches concernant deux formes de LMA caractérisées par des anomalies du gène MLL, souvent associées à de mauvais résultats.

C’est en analysant la séquence de l’ADN des cellules de LMA et en quantifiant l’activité génétique que les chercheurs ont pu – pour la première fois – identifier un modèle commun concernant l’activité des gènes des deux sous-catégories de LMA. Les chercheurs ont également testé la réaction des cellules à de nombreux anticancéreux et ont découvert qu’une des formes de LMA, en raison de ses mutations, réagissait positivement à une série de traitements. La grande quantité de données recueillies concernant l’activité génétique de la LMA devrait améliorer les diagnostics et l’administration de traitements personnalisés, et ainsi augmenter les chances de survie.

Pour consulter la recherche complète, publiée dans le journal en ligne Nature Genetics en août, cliquez ici.


Modélisation des réactions des souris à un médicament contre le cancer du poumon humain

Dr Ming-Sound Tsao (centre) montré ici avec les coauteurs Erin Stewart (gauche) et Dre Frances Shepherd (droite).Le Dr Ming-Sound Tsao (montré ici avec les coauteurs Erin Stewart (gauche) et Dre Frances Shepherd (droite)), chercheur au Princess Margaret Cancer Centre et subventionné par la Société, cherche à modéliser de façon réaliste la réaction des souris à un médicament contre le cancer du poumon humain.

août 2015

Il est possible de stimuler la croissance d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) grâce à la version mutée de la protéine EGFR, qui indique aux cellules de proliférer. Plusieurs médicaments ciblant la protéine EGFR sont actuellement commercialisés et utilisés pour traiter le cancer du poumon, dont notamment, afatinib (Giotrif), erlotinib (Tarceva) et gefitinib (Iressa). La réponse initiale des personnes qui en font l’usage est généralement positive. Toutefois, dans la majorité des cas, ils développent rapidement une résistance et la maladie progresse.

Les chercheurs, pour mener leurs recherches en laboratoire, doivent se baser sur des modèles expérimentaux permettant de reproduire de façon réaliste le cancer du poumon humain. Ainsi, ils peuvent mettre à l’essai de nouveaux traitements et identifier les marqueurs biologiques leur indiquant quel type de profil est le plus susceptible de répondre positivement à ces traitements. Un des modèles utilisés par les chercheurs est l’implantation de tissus frais d’une tumeur cancéreuse du poumon dans les souris. Ce procédé porte le nom de xénotranslplantation – greffe ou implantation d’une espèce à une autre (de l’humain à la souris dans le cas actuel). Ce modèle, difficile à mettre en place, permet aux chercheurs de mener des recherches poussées en biologie ainsi que d’évaluer les réactions aux traitements et les mécanismes de résistance que développent les patients face aux médicaments contre le cancer du poumon humain.

Subventionné par la Société, le Dr Ming-Sound Tsao, chercheur principal au Princess Margaret Cancer Centre de Toronto, vise à améliorer les traitements liés au cancer du poumon et à en augmenter les chances de survie. Pour ce faire, il cherche exploiter la structure moléculaire du cancer du poumon non à petites cellules au stade précoce. Jusqu’à maintenant, le Dr Taso et son équipe ont effectué plusieurs xénotranslplantations chez des souris, provenant de six donneurs touchés par un CPNPC dont la protéine EGFR a subi des mutations. Les souris ont reproduit avec précision la structure et l’apparence des molécules provenant des tumeurs de chacun des donneurs. Elles ont également réagi de façons différentes aux médicaments anti-EGFR, répliquant étroitement les réactions observées dans les tumeurs chez les donneurs. Dans un des cas, chez le seul patient résistant aux traitements, les chercheurs ont identifié des éléments moléculaires de la tumeur pulmonaire qui permettent de croire qu’un autre traitement est envisageable. Cette solution alternative sera mise à l’essai chez la souris correspondant.

Ces modèles de souris permettent non seulement de comprendre quels sont les facteurs de prolifération de chaque personne atteinte, mais également d’élaborer des traitements personnalisés et ciblés contre le cancer du poumon. Les modèles de souris dérivés de tumeurs de patients pourraient accélérer l’arrivée de nouveaux anticancéreux et améliorer le processus de sélection des patients pour l’élaboration de nouveaux traitements à ciblage moléculaire » a affirmé le Dr Tsao.

La recherche du Dr Tsao a été appuyée par trois subventions, dont la Subvention pour l’innovation Rachelle Archambault.

Pour consulter la recherche complète, publiée en juin dans la revue Current Oncology, cliquez ici.

Current Oncology est à la recherche d’articles sur l’économie de la cancérologie

D’ici le 30 septembre 2015, soumettez vos articles sur le coût de la recherche contre le cancer au Canada. Ils pourraient être publiés dans un cahier spécial de Current Oncology.

juillet 2015

La revue Current Oncology publiera un supplément spécial sur le coût de la recherche contre le cancer au Canada. Ce cahier sera coédité par Nicole Mittmann (Action Cancer Ontario, Toronto, Ontario) et Claire de Oliveira (Centre de toxicomanie et de santé mentale, Toronto, Ontario).

Current Oncology est une revue à comité de lecture qui se spécialise dans les pratiques canadiennes en matière d’oncologie et publie des études de portée internationale. Les chercheurs sont invités à soumettre des articles en bonne et due forme d’ici le 30 septembre 2015.

Pour tout savoir sur cet appel à contributions et sur les règles de soumission, cliquez ici (en anglais).

Des chercheurs contre le cancer – subventionnés par la Société – décorés de l’Ordre du Canada

Dre Janet Rossant, Dre Mary Gospodarowicz, Dr James Rutka et Dr Martin Yaffe ont reçu cet honneur national prestigieux le 1er juillet.

juillet 2015

Le 1er juillet, 100 personnes, dont Dre Janet Rossant, Dre Mary Gospodarowicz, Dr James Rutka et Dr Martin Yaffe, ont rejoint l’Ordre du Canada, une des plus hautes décorations civiles remises au Canada. L’Ordre reconnaît des réalisations exceptionnelles, le dévouement remarquable d’une personne envers la communauté ou une contribution extraordinaire à la nation. Les récipiendaires peuvent être nommés Compagnons, Officiers ou Membres.

Dre Rossant, responsable émérite de la recherche à l’Hôpital pour enfants malades (SickKids) et professeure à l’Université de Toronto, a reçu le titre de Compagnon de l’Ordre du Canada – la plus haute distinction – pour ses réalisations exceptionnelles en biologie du développement et des cellules souches, ainsi que pour son leadership au sein des communautés scientifiques canadienne et internationale.

Pour leur part, Dre Gospodarowicz – directrice médicale au Princess Margaret Cancer Centre et professeure à l’Université de Toronto – et Dr Rutka – neurochirurgien, chercheur principal à l’Hôpital pour les enfants malades et professeur à l’Université de Toronto – ont été nommés Officiers de l’Ordre du Canada. Dre Gospodarowicz a été honorée pour ses avancées en matière de radiothérapie du cancer et pour son leadership à l’échelle mondiale lié au traitement du cancer. Le Dr Rutka, quant à lui, a été nommé Officier pour son rôle crucial dans les progrès liés au traitement du cancer du cerveau chez les enfants et pour son leadership international en neurochirurgie.

Enfin, le Dr Martin Yaffe, chercheur principal à la Sunnybrook Research Institute et professeur à l’Université de Toronto, a reçu le titre de Membre de l’Ordre du Canada pour ses percées dans le domaine du dépistage du cancer du sein et pour son engagement dans l’amélioration de la santé des femmes.

Les quatre récipiendaires ont été subventionnés par la Société et nous nous estimons chanceux d’avoir pu travailler en collaboration avec ces derniers. Félicitations à tous les nouveaux membres de l’Ordre pour leurs grandes réalisations !

Comprendre les variations moléculaires associées aux tumeurs cancéreuses de la prostate

Le docteur Robert Bristow, du Princess Margaret Cancer Centre, explique les différences moléculaires associées aux différentes régions des tumeurs cancéreuses de la prostate.

juin 2015

Les cancers de la prostate n’agissent pas tous de la même façon, et ce même lorsque leurs tumeurs présentent des manifestations cliniques semblables. Une des raisons qui explique ces variations est que chacune d’elles comprend une composition moléculaire unique. Le docteur Robert Bristow – lauréat d’une bourse scientifique de recherche de la Société canadienne du cancer – et son équipe, du Genome Network de la Fondation canadienne de la recherche sur le cancer de la prostate, se sont penché sur l’ADN des tumeurs cancéreuses de la prostate chez plusieurs hommes, en prenant le soin s’attarder aux différentes régions de celles-ci pour établir le portrait de chaque échantillon. Les chercheurs ont trouvé de nombreuses variations entre les nombreuses régions de chacun des échantillons de tumeurs. Ils ont aussi découvert un nouveau rôle du gène MYCL1 lié au cancer de la prostate. « Canadian Prostate Cancer Genome Network Parce que nous comprenons maintenant les caractéristiques uniques à chaque tumeur présente dans la prostate chez un homme, nous sommes maintenant en mesure de voir le portrait d’ensemble du cancer de la prostate », a expliqué le docteur Bristow. Il s’agit d’une avancée majeure qui permettra d’offrir à chaque personne atteinte des traitements personnalisés.

L’article complet de cette recherche importante, publiée dans le journal Nature Genetics, se trouve à l’adresse suivante : 
http://www.nature.com/ng/journal/vaop/ncurrent/full/ng.3315.html 

La recherche propose une nouvelle option pour le traitement du cancer de la prostate

La recherche du Dr Robert Day de l’Université de Sherbrooke, financée par la Société, a permis d’identifier l’enzyme PACE4 en tant que cible thérapeutique du cancer de la prostate.

février 2015

Une des premières bourses Impact octroyées porte ses fruits. Alors que le blocage de l’hormone mâle, androgène, est efficace dans le traitement des stades précoces du cancer de la prostate, le traitement n’est plus efficace après deux ou trois ans. Grâce à la bourse Impact, le Dr Robert Day et son équipe de l’Université de Sherbrooke conjuguent leurs efforts pour mettre au point une nouvelle approche de traitement vue sous un angle tout à fait distinct, en ciblant la prolifération des cellules cancéreuses au moyen de l’enzyme PACE4. Dans le journal en ligne Oncotarget, l’équipe du Dr Day a fourni la première validation de principe qui prouve que bloquer cette enzyme permet de stopper la progression du cancer de la prostate chez les souris. Cette importante découverte pourrait mener vers de nouvelles stratégies thérapeutiques concernant la lutte contre le cancer de la prostate.

Pour accéder au texte complet de cette importante recherche, publiée dans le journal en ligne Oncotarget, cliquez sur le lien suivant :
http://www.impactjournals.com/oncotarget/index.php?journal=oncotarget&page=article&op=view&path%5B%5D=2918&path%5B%5D=6327

Évaluation des risques héréditaires du cancer de l’estomac

Financée par la Société, La recherche du Dr David Huntsman de la BC Cancer Agency a révélé des données fiables concernant les risques de cancer de l’estomac chez les porteurs et porteuses de la mutation du gène CDH1.

février 2015

Il est souvent difficile de détecter à un stade suffisamment précoce une forme rare, mais maligne, de cancer de l’estomac pour appliquer un traitement efficace. Bien qu’il s’agisse d’un cancer héréditaire, il n’existe pas d’évaluation des risques précise pour les personnes porteuses de mutations propres à certains gènes. Les recherches du Dr David Huntsman et de son équipe visent à aider les porteurs et porteuses de mutation d’un gène particulier à comprendre quels sont leurs risques personnels de développer un cancer de l’estomac héréditaire. En analysant les gènes de près de 4 000 personnes de 75 familles ayant des antécédents familiaux de ce type de cancer, les chercheurs ont pu établir que les hommes et les femmes porteurs et porteuses de mutations du gène CDH1 ont respectivement 70 % et 56 % de risques de développer un cancer de l’estomac. Les chercheurs ont également identifié d’autres mutations de gènes qui pourraient augmenter les risques chez certains, mais il faudra encore plus de recherche pour obtenir des chiffres plus précis. Ces résultats auront néanmoins des conséquences immédiates sur les soins cliniques, notamment quant aux tests de dépistage, à leur fréquence et à la nécessité ou non d’une chirurgie préventive.

Pour consulter le texte complet de cette importante recherche, publiée dans le journal en ligne JAMA Oncology, cliquez sur le lien suivant :
http://oncology.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=2108851

Les aboutissements de la recherche du 2014

Publications récentes du Groupe des essais cliniques de l’Institut national du cancer du Canada (INCC)

Un tour d’horizon des résultats éloquents des essais cliniques financés par la Société

July 2014

Une publication du Groupe des essais cliniques de l’INCC étudie les effets qu’un médicament réduisant le risque de développer un cancer du sein peut avoir sur la masse osseuse

Un nouvel article du Groupe des essais cliniques de l’INCC (le Groupe), financé par la Société, pourrait être utile aux femmes courant le risque de développer un cancer du sein. L’article pourrait aider ces femmes à prendre des décisions plus éclairées en matière de prévention. L’exémestane, un aromatase inhibiteur, est au centre d’une importante découverte réalisée par le Groupe au début des années 2000, établissant que ce médicament contribuait à réduire de 65 % le risque de cancer du sein chez les femmes courant un risque élevé de développer la maladie.

Cette découverte remarquable a été suivie d’une étude sur les effets secondaires du traitement, qui a révélé que les femmes ménopausées qui consomment de l’exémestane peuvent avoir une densité osseuse inférieure à celle des femmes qui n’en consomment pas. Dans les conclusions de l’étude, présentées dans The Lancet Oncology, on recommande que les femmes exposées au risque de développer un cancer du sein et dont les os ont déjà une faible densité minérale se fassent prescrire des aromatases inhibiteurs en combinaison avec des bisphosphates afin de préserver la santé de leurs os.
The Lancet Oncology, volume 15, 4e édition, pages 474–482, avril 2014 (en anglais seulement) 

La phase trois des essais du Groupe des essais clinique de l’INCC suggère de nouvelles avenues de traitement ciblé pour le sarcome des tissus mous

Des essais multicentres menés dans 10 pays ont mis à l’épreuve la capacité d’un régime médicamenteux à améliorer les chances de survie des personnes atteintes d’un cancer de stade avancé. Dans le cadre de cette étude, des patients atteints de sarcomes des tissus mous de stade avancé ou inopérable, ou présentant des métastases de haut grade de malignité ont été sélectionnés de manière aléatoire pour recevoir soit de l’adriamycine seule, soit de l’adriamycine combinée à de l’ifosfamide. Bien qu’il n’y ait pas eu de différence marquante entre les taux de survie des deux groupes de patients, une plus longue période de non-progression du cancer ainsi qu’une meilleure maîtrise des tumeurs ont été observées chez les patients qui avaient consommé les médicaments combinés. Toutefois, ce régime médicamenteux combiné a présenté des effets toxiques plus marqués chez les patients. Ces découvertes, publiées dans The Lancet Oncology, pourraient mener à la mise au point de traitements plus personnalisés pour les patients souffrant d’un cancer de stade avancé. De tels traitements pourraient permettre aux patients d’établir avec leur clinicien les priorités dans le choix du traitement en tenant compte du ratio tolérance aux effets secondaires / bénéfices dans la maîtrise des tumeurs existantes.
The Lancet Oncology, volume 15, 4e édition, pages 415–423, avril 2014 (en anglais seulement)

Échange entre les membres de la communauté scientifique de recherche sur le cancer à la CCRC

Des chercheurs de partout au Canada et d’ailleurs se sont réunis pour échanger leurs idées à la Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 à Montréal.

La Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 s’est découlée à Montréal du 8 au 10 novembre. Cette conférence, qui a lieu tous les deux ans, réunit toutes les sphères de la communauté canadienne de la recherche sur le cancer – de la prévention du cancer jusqu’aux soins en fin de vie –, et de la recherche fondamentale axée sur la découverte à l’application pratique clinique et aux politiques à cet effet.

La Société canadienne du cancer a contribué de façon importante à la conférence, et de nombreux chercheurs subventionnés par la Société ont également apporté leur contribution à ce programme scientifique de très haut niveau. Les participants ont pu en apprendre beaucoup sur les plus récents progrès dans différents domaines, notamment ceux de l’immunothérapie, de la prévention du cancer, des stratégies mondiales de lutte contre le cancer et de la médecine personnalisée. Plusieurs employés de la Société – de toutes les régions du pays – ont participé à la conférence et ont tenu le rôle de porte-parole auprès des participants, partageant l’information concernant notre mission, les programmes de recherche de l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer (IRSCC) et nos publications. Ils ont présenté le tout depuis un kiosque d’information dans la salle d’exposition d’affiches.

L’IRSCC a également joué un rôle prépondérant dans les réunions et ateliers en parallèle destinés à améliorer davantage l’expérience des participants à la conférence. L’IRSCC s’est associée à l’Institut du cancer (IC), une filiale des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), afin de mettre en place une réunion parallèle dont l'objectif sera de réunir des professeurs et des chercheurs postdoctoraux, lesquels agiront à titre de mentors auprès d’une nouvelle génération de chercheurs sur le cancer. À la suite de la conférence, le réseau de prévention de la Société a tenu un atelier d’une journée complète intitulé Prévention du cancer : science et société. Cette dernière a eu lieu dans le but d’établir les priorités stratégiques liées à la prévention du cancer et pour explorer les possibilités de collaboration interdisciplinaire du point de vue de la recherche, de la politique et du développement de programmes à cette fin.

Nous avons hâte de vous revoir à la prochaine CCRC en 2017 !

Échange entre les membres de la communauté scientifique de recherche sur le cancer à la CCRC

Des chercheurs de partout au Canada et d’ailleurs se sont réunis pour échanger leurs idées à la Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 à Montréal.

La Conférence canadienne sur la recherche sur le cancer 2015 s’est découlée à Montréal du 8 au 10 novembre. Cette conférence, qui a lieu tous les deux ans, réunit toutes les sphères de la communauté canadienne de la recherche sur le cancer – de la prévention du cancer jusqu’aux soins en fin de vie –, et de la recherche fondamentale axée sur la découverte à l’application pratique clinique et aux politiques à cet effet.

La Société canadienne du cancer a contribué de façon importante à la conférence, et de nombreux chercheurs subventionnés par la Société ont également apporté leur contribution à ce programme scientifique de très haut niveau. Les participants ont pu en apprendre beaucoup sur les plus récents progrès dans différents domaines, notamment ceux de l’immunothérapie, de la prévention du cancer, des stratégies mondiales de lutte contre le cancer et de la médecine personnalisée. Plusieurs employés de la Société – de toutes les régions du pays – ont participé à la conférence et ont tenu le rôle de porte-parole auprès des participants, partageant l’information concernant notre mission, les programmes de recherche de l'Institut de recherche de la Société canadienne du cancer (IRSCC) et nos publications. Ils ont présenté le tout depuis un kiosque d’information dans la salle d’exposition d’affiches.

L’IRSCC a également joué un rôle prépondérant dans les réunions et ateliers en parallèle destinés à améliorer davantage l’expérience des participants à la conférence. L’IRSCC s’est associée à l’Institut du cancer (IC), une filiale des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), afin de mettre en place une réunion parallèle dont l'objectif sera de réunir des professeurs et des chercheurs postdoctoraux, lesquels agiront à titre de mentors auprès d’une nouvelle génération de chercheurs sur le cancer. À la suite de la conférence, le réseau de prévention de la Société a tenu un atelier d’une journée complète intitulé Prévention du cancer : science et société. Cette dernière a eu lieu dans le but d’établir les priorités stratégiques liées à la prévention du cancer et pour explorer les possibilités de collaboration interdisciplinaire du point de vue de la recherche, de la politique et du développement de programmes à cette fin.

Nous avons hâte de vous revoir à la prochaine CCRC en 2017 !

Dernière modification le: 1 novembre 2017