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VPH et cancer

La plupart des hommes et des femmes qui ont une vie sexuelle active souffriront d’une infection par le VPH à un moment ou un autre de leur vie. Dans la majorité des cas, les infections par un VPH à risque élevé apparaissent puis disparaissent en l’espace de quelques années. Mais il peut aussi arriver qu’une infection par le VPH persiste et, dans ce cas, risque de se transformer en cancer.

VPH et cancer du col de l’utérus

Une infection par un VPH à risque élevé peut entraîner des changements au niveau des cellules du col de l’utérus, qui peuvent devenir cancéreuses si elles ne sont pas détectées (au moyen d’un test Pap) et traitées rapidement. L’infection au VPH cause pratiquement la totalité des cancers du col de l’utérus.

VPH et autres cancers

Au Canada, environ les deux tiers des cancers associés au VPH se développent dans d’autres régions du corps que le col de l’utérus. L’infection au VPH est associée à :

  • 80 à 90 % des cancers de l’anus
  • 40 % des cancers du vagin et de la vulve
  • 40 à 50 % des cancers du pénis
  • 25 à 35 % des cancers de la bouche et de la gorge

La plupart de ces cancers sont liés aux VPH 16 et 18, à risque élevé.

VPH à risque élevé

Une infection par un VPH à risque élevé peut entraîner des modifications ou des anomalies au niveau des cellules infectées. Ces modifications peuvent mener au cancer. Le VPH 16 ainsi que le VPH 18 sont les deux types de VPH à risque élevé les plus répandus et sont à l’origine de 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.

Une infection par un VPH à risque élevé est également liée aux cancers du pénis, de l’anus, de la vulve, du vagin ainsi que de la bouche et de la gorge.

Si vous souffrez d’une infection persistante par un VPH à risque élevé, des modifications précancéreuses peuvent se développer au niveau du col de l’utérus. C’est pourquoi il est important d’effectuer régulièrement un dépistage au moyen du test Pap, qui peut détecter de tels changements. Les modifications précancéreuses ainsi que le cancer du col de l’utérus peuvent être traités.

VPH à faible risque

Une infection par un VPH à faible risque n’entraîne pas de modifications précancéreuses et n’accroît pas le risque de cancer. Les VPH à faible risque peuvent par contre être la cause de verrues génitales.

Les VPH 6 et 11, à faible risque, sont responsables de 90 % des verrues génitales. Les verrues génitales causées par des types de VPH à faible risque peuvent apparaître des semaines, voire des mois après un contact sexuel peau sur peau avec une personne infectée. Il existe des traitements pour les verrues génitales. Un professionnel de la santé pourra vous expliquer les options thérapeutiques qui s’offrent à vous.


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