Logo Société canadienne du cancer
Vous êtes ici:
A-|A|A+

Dépistage du cancer du col de l’utérus

Le plus important facteur de risque pouvant entraîner le développement d’un cancer du col de l’utérus est l’infection par le virus du papillome humain (VPH). Le VPH se propage principalement par contact sexuel (ce qui inclut les relations sexuelles, le contact génital peau sur peau et les relations buccogénitales). Le virus peut ne se manifester que plusieurs années après l’exposition. L’utilisation d’un préservatif pendant les relations sexuelles aide à réduire le risque de contracter le virus, mais le condom ne protège que partiellement car il ne couvre pas toute la région génitale.

Le fait d’avoir reçu le vaccin anti-VPH n’élimine pas la nécessité de passer régulièrement un test Pap. Le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH.

  • Notre recommandation

    Si vous avez déjà été active sexuellement, vous devriez commencer à passer régulièrement le test Pap dès l’âge de 21 ans. Vous aurez à passer de nouveau le test à intervalles de 1 à 3 ans, en fonction des résultats du test précédent. Même si vous cessez d'avoir des relations sexuelles, il est important de continuer à passer un test Pap régulièrement. Si vous avez subi une hystérectomie, il se peut que vous ayez quand même à passer un test Pap; votre médecin vous dira si cela est nécessaire ou non.

  • Le test Pap

    Le test Pap est une procédure simple et rapide pour détecter les changements dans les cellules du col de l’utérus. Le test est pratiqué au cabinet du médecin et, s’il peut causer un certain inconfort, il ne devrait pas être douloureux.

    Comment se préparer à un test Pap

    Essayez de passer le test au milieu de votre cycle menstruel (de 10 à 20 jours après le début des règles).

    Au cours des 48 heures précédant votre test Pap :

    • évitez les douches vaginales;
    • à moins d’indication contraire de votre médecin, n’utilisez aucun médicament ou contraceptif (spermicide) vaginal, que ce soit sous forme de crème, de mousse ou de gelée, car ces produits peuvent chasser ou masquer les cellules anormales.

    Pendant environ 24 heures avant votre test Pap :

    • évitez d’avoir des relations sexuelles.
    Chez votre médecin

    À l’aide d’une petite spatule de bois, votre médecin grattera délicatement la surface de la partie inférieure du col afin de prélever des cellules. Une brosse spéciale appelée cytobrosse permettra de recueillir des cellules de la partie supérieure du col, menant à l’utérus. Les cellules seront ensuite étalées sur une lamelle de verre et l’échantillon envoyé à un laboratoire, où il sera examiné au microscope. Si les résultats indiquent un changement ou une anomalie, d’autres tests pourraient être nécessaires, notamment :

    • un autre test Pap;
    • un test de VPH;
    • une colposcopie;
    • une biopsie.

    La plupart des résultats anormaux sont associés à des problèmes précancéreux, qu’il est facile d’identifier et de traiter avec succès. La plupart des modifications précancéreuses sont dues à une infection par le VPH. Ces changements ne constituent pas un cancer et sont aussi appelés dysplasie.

  • Qu’est-ce que la dysplasie?

    La dysplasie du col de l’utérus n’est pas un cancer. C’est un état précancéreux qui peut évoluer vers un cancer si elle n’est pas traitée. Le terme dysplasie signifie que les cellules du col de l’utérus ont subi des changements anormaux. La dysplasie est habituellement décelée durant un test Pap de routine.

    La dysplasie du col de l’utérus est également désignée par les noms suivants :

    • lésion malpighienne intra-épithéliale;
    • CIN (néoplasie cervicale intra-épithéliale).

    La forme la plus avancée de CIN (CIN 3) est un cancer au stade le plus précoce. Demandez à votre médecin de vous expliquer le terme correspondant à la forme de dysplasie diagnostiquée dans votre cas.

    La dysplasie est relativement fréquente. Elle se traite facilement et ne devrait pas être alarmante. Les traitements possibles sont :

    • la chirurgie au laser;
    • l’électrochirurgie (également appelée LEEP ou LLETZ);
    • la cryochirurgie;
    • la chirurgie.
  • Avantages et risques du dépistage

    Pratiquement tout test ou toute intervention comporte à la fois des avantages et des risques. Ce qui compte, c’est d’en être informée afin de prendre une décision éclairée – celle qui vous convient le mieux. Aucun test de dépistage n’est absolument infaillible, mais les données scientifiques nous indiquent que les tests Pap contribuent à réduire les taux de mortalité chez les femmes atteintes de cancer.

    Avantages
    • Détection précoce de modifications précancéreuses du col de l’utérus : le cancer du col de l’utérus se développe à la suite de modifications précancéreuses du col. Le dépistage permet de constater ces changements tôt, de telle sorte qu’ils puissent être traités ou surveillés, afin d’empêcher l’apparition du cancer du col de l’utérus.
    • Taux de survie supérieurs : le test Pap peut aider à détecter le cancer du col à un stade précoce. Dans la plupart des cas, plus le cancer est détecté rapidement, meilleures sont les chances de survie.
    • Meilleure qualité de vie : la détection précoce peut également permettre de diminuer la durée du traitement et de la convalescence.
    • Les femmes qui ne passent de tests de dépistage ou qui ne les passent pas régulièrement courent davantage de risques de développer un cancer du col de l’utérus.
    Risques
    • Faux résultats positifs : cela se produit lorsque les résultats d’un test semblent indiquer la présence d’anomalies du col de l’utérus, comme des modifications précancéreuses, alors qu’il n’y a pas de cancer. De faux résultats positifs peuvent engendrer de l’anxiété, du stress et éventuellement d’autres tests douloureux et inutiles pour infirmer les résultats initiaux (c’est-à-dire pour s’assurer que vous n’avez pas le cancer malgré ce que pouvait suggérer le test de dépistage).
    • Faux résultats négatifs : cela se produit lorsque des anomalies du col effectivement présentes ne sont pas détectées par le test. De faux résultats négatifs peuvent faire en sorte que vous ou votre médecin ne soyez pas au courant d’anomalies pouvant mener au cancer ou que vous ignoriez des symptômes causés par un cancer, retardant ainsi le diagnostic et le traitement.
    • Procédures ou traitements de suivi inutiles : certaines femmes présentant des anomalies du col de l’utérus peuvent subir par la suite des procédures ou des traitements pour un problème qui n’aurait peut-être jamais évolué en cancer. Chez la plupart des femmes jeunes, les anomalies du col de l’utérus se résorbent souvent d’elles-mêmes, sans traitement (s’il s’agit d’anomalies comportant peu de risques). Les procédures ou traitements de suivi (par exemple le retrait des lésions) peuvent entraîner des complications ou affecter la capacité de reproduction.
A-|A|A+

Histoires

Dr John Dick Une compréhension nouvelle des cellules sanguines

Plus de details

Comment stopper le cancer avant qu’il n’apparaisse?

Découvrez l’impact de vos habitudes de vie sur le risque de cancer et voyez comment prendre les choses en main à l’aide de notre outil interactif – C’est ma vie!

Apprenez-en plus