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VPH

Plus d’une centaine de virus différents font partie de la famille des « virus du papillome humain » (VPH). De ce nombre, plus de 40 types de VPH sont transmissibles lors des relations sexuelles, par contact cutané (peau sur peau) au niveau de la région génitale et lors de relations sexuelles buccogénitales. Ces virus peuvent infecter les parties génitales des hommes et des femmes, y compris le col de l’utérus, la vulve, le vagin, l’anus et le pénis, de même que certaines parties de la bouche et de la gorge (l’oropharynx).

On estime qu’environ 75 % des hommes et des femmes sexuellement actifs souffriront d’une infection par le VPH à un moment ou un autre de leur vie. La plupart des infections au VPH apparaissent puis disparaissent en quelques années, ce qui fait qu’il est difficile de savoir exactement quand ou comment une personne a attrapé le virus.

Le risque de développer un cancer peut être considéré comme élevé ou faible selon le type de VPH sexuellement transmissible en cause.

VPH à risque élevé

Une infection par un VPH à risque élevé peut entraîner des modifications ou des anomalies au niveau des cellules infectées. Ces modifications précancéreuses peuvent mener au cancer. Le VPH 16 ainsi que le VPH 18 sont les deux types de VPH à risque élevé les plus répandus et sont responsables de quelque 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.

Une infection par un VPH à risque élevé peut entraîner des modifications ou des anomalies au niveau des cellules infectées. Ces modifications précancéreuses peuvent mener au cancer. Le VPH 16 ainsi que le VPH 18 sont les deux types de VPH à risque élevé les plus répandus et sont responsables de quelque 70 % des cas de cancer du col de l’utérus.

VPH à faible risque

Une infection par un VPH à faible risque n’entraîne pas de modifications précancéreuses et n’accroît pas le risque de cancer. Les VPH à faible risque peuvent par contre être la cause de verrues génitales. Les VPH 6 et 11, à faible risque, sont responsables de 90 % des verrues génitales.

Le VPH 11 peut aussi être à l’origine de la papillomatose respiratoire récurrente (tumeurs qui se développent à l’intérieur du larynx, des cordes vocales ou des voies respiratoires). Il s’agit d’une affection rare qui peut toucher les enfants, les adolescents et les jeunes adultes.

  • Infection par le VPH

    La plupart des gens infectés par le VPH ne le sauront jamais, car souvent ce type d’infection ne provoque aucun symptôme. Autrement dit, vous pouvez contracter le VPH à votre insu et le transmettre à votre tour. Si l’infection ne peut être traitée, ses conséquences peuvent l’être.

    Des modifications précancéreuses du col de l’utérus peuvent survenir en cas d’infection persistante ou continue par un VPH à risque élevé. Les modifications précancéreuses et le cancer du col de l’utérus peuvent être traités.

    Les verrues génitales causées par des types de VPH à faible risque peuvent apparaître des semaines, voire des mois après un contact sexuel peau sur peau avec une personne infectée. Il existe des traitements pour les verrues génitales.

  • VPH et cancer

    La plupart des hommes et des femmes qui ont une vie sexuelle active souffriront d’une infection par le VPH à un moment ou un autre de leur vie. Dans la majorité des cas, les infections par un VPH à risque élevé se résorbent d’elles-mêmes en quelques mois. Mais il peut aussi arriver qu’une infection par le VPH persiste.

    VPH et cancer du col de l’utérus

    Une infection par un VPH à risque élevé peut entraîner des changements au niveau des cellules du col de l’utérus, qui peuvent devenir cancéreuses si elles ne sont pas détectées et traitées rapidement.

    L’infection au VPH cause presque 100 % des cancers du col de l’utérus. Le VPH 16 et le VPH 18 causent environ 70 % des cancers du col de l’utérus. D’autres types de VPH à risque élevé causent aussi le cancer du col de l’utérus, dont les VPH 31, 33, 35, 39, 45, 51, 52, 56, 58 et 59.

    VPH et autres cancers

    Au Canada, environ les deux tiers des cancers associés au VPH se développent dans d’autres régions du corps que le col de l’utérus. L'infection au VPH peut causer les cancers de l'anus, du vagin, de la vulve, du pénis ainsi que certains cancers de la bouche et de la gorge (habituellement au niveau de l’oropharynx). L’infection au VPH est responsable de près de :

    • 80 à 90 % des cancers de l’anus;
    • 40 % des cancers du vagin et de la vulve;
    • 40 à 50 % des cancers du pénis;
    • 25 à 35 % des cancers de la cavité buccale et de l’oropharynx.

    La plupart de ces cancers sont attribuables aux VPH 16 et 18, à risque élevé.

  • Prévention des infections par le VPH

    Il existe des vaccins offrant une protection contre les principaux types de VPH qui entraînent le cancer. La Société canadienne du cancer recommande aux Canadiens de se faire vacciner afin de réduire leur risque de cancer associé au VPH.

    Plus de détails sur les vaccins anti-VPH.

    Si vous avez une vie sexuelle active, vous pouvez également réduire votre risque :

    • en ayant le moins de partenaires sexuels possible;
    • en ayant une relation exclusive avec une personne qui n’a pas eu beaucoup de partenaires sexuels;
    • en utilisant le condom.

    Le condom peut réduire les risques d’infection par le VPH si on le met avant le contact sexuel peau sur peau. Les parties non couvertes par le condom permettent quand même un certain contact peau sur peau lors des relations sexuelles. L’utilisation du condom peut donc aider à réduire le risque d’infection par le VPH sans toutefois l’éliminer totalement.

  • Dépistage du VPH

    Les tests de dépistage du VPH vérifient la présence de types de VPH à risque élevé. Ces tests servent habituellement à identifier les femmes qui présentent des lésions du col de l’utérus ou celles qui sont plus susceptibles d’avoir des modifications précancéreuses et donc plus à risque de cancer du col de l’utérus.

    Les études ont démontré que les tests de dépistage du VPH sont plus précis que le test Pap pour déceler des modifications précancéreuses au niveau du col de l’utérus, mais aussi qu’ils sont plus appropriés pour certains groupes de femmes que pour d’autres.

    C’est pour les femmes de 30 ans et plus que le dépistage du VPH est le plus efficace.

    Le dépistage du VPH ne convient pas aux femmes de moins de 30 ans. Même si les infections au VPH sont monnaie courante dans ce groupe d’âge, la majorité se résorbent d’elles-mêmes et sont peu susceptibles d’entraîner des modifications du col potentiellement cancéreuses. Le dépistage auprès des jeunes femmes risque plutôt d’entraîner des diagnostics et des traitements inutiles.

    Des tests de dépistage du VPH sont offerts au Canada, mais l’accessibilité varie d’une région à l’autre. Dans les provinces où ces tests font partie intégrante des programmes de dépistage du cancer du col de l’utérus, ils sont généralement utilisés comme suivi en cas de résultats anormaux au test Pap.

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