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Tampons hygiéniques et cancer

Au cours des dernières années, vous avez peut-être vu des courriels circuler concernant la présence d’amiante et de dioxines dans les tampons hygiéniques fabriqués aux États-Unis. Selon les preuves scientifiques disponibles, ces rumeurs n’ont aucun fondement.

Ces courriels prétendent à tort que :

  • Les fabricants de tampons hygiéniques ajoutent de l’amiante à leurs produits dans le but de provoquer un saignement menstruel excessif et de vendre plus de tampons.
  • L’industrie des tampons hygiéniques croit que les femmes ont besoin qu’un produit soit blanchi pour le considérer comme pur et propre, et que le processus de blanchiment laisse des quantités toxiques de dioxines chimiques dans les tampons.
  • La Dre B. S. Katzenellenbogen, professeure de physiologie moléculaire et d’intégration ainsi que de biologie cellulaire et structurale, appuie cette affirmation.

Cependant, ces allégations ne sont étayées par aucune preuve scientifique.

Au Canada, c’est Santé Canada qui réglemente la sécurité des dispositifs médicaux, y compris celle des tampons hygiéniques. Aux États-Unis, c’est la Food and Drug Administration (FDA) qui s’en charge. Ni l’un ni l’autre de ces organismes n’a décelé la présence d’amiante dans les tampons, pas plus qu’on ne leur a signalé des saignements plus abondants associés à l’utilisation de tampons.

Les tampons hygiéniques sont fabriqués à partir de coton, de rayonne ou d’une combinaison des deux. La rayonne est faite à partir de pâte de bois blanchie. Aux États-Unis, la matière première de la rayonne utilisée est désormais obtenue par des procédés de blanchiment qui sont totalement sans chlore ou sans chlore élémentaire et qui sont dépourvus de dioxines. Des techniques d’analyse de pointe ont permis de déceler des traces de dioxines dans les tampons. Ces quantités infinitésimales se situent toutefois à la limite de détection ou même en deçà, et ne sont pas considérées comme préoccupantes pour la santé des utilisatrices de tampons. On peut trouver des dioxines dans l’air, l’eau et le sol par suite des effets de la pollution au fil des ans; il est donc possible que les traces de dioxines présentes dans les tampons s’y trouvent en raison des matières premières issues de l’environnement.

La Dre Katzenellenbogen est une véritable scientifique, elle désavoue les affirmations transmises par courriel et son apparente association avec ces allégations, qui ont été rédigées à son insu et sans son consentement.

Pour en savoir plus  
US Food and Drug Administration – Tampons and Asbestos, Dioxin & Toxic Shock Syndrome (en anglais)

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Holly Benson Grâce des recherches fructueuses et grâce au financement de la recherche, je suis ici et je profite de la vie. J'ai gagné du temps pour serrer mes enfants dans mes bras et pour planifier le temps qu’il me reste à vivre.

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