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Pilule anticonceptionnelle et autres contraceptifs hormonaux

Les contraceptifs oraux sont utilisés au Canada depuis 1960 pour aider à prévenir les grossesses non désirées. Aujourd’hui, la pilule est la méthode de régulation des naissances la plus populaire au Canada et aux États-Unis et elle est utilisée par près de 20 % des femmes âgées de 15 à 49 ans.

La pilule contraceptive contient des versions manufacturées de deux hormones féminines. Ce type de pilule est appelé contraception hormonale combinée. Les hormones agissent en synergie pour prévenir une grossesse en empêchant les ovaires de libérer un ovule.

  • Notre point de vue

    La Société canadienne du cancer juge important de bien comprendre les risques, les bienfaits ainsi que les effets secondaires de la pilule anticonceptionnelle et des autres contraceptifs hormonaux. Les femmes peuvent ainsi prendre des décisions vraiment éclairées quant à leur santé.

    Les avantages
    La prise de contraceptifs hormonaux a pour principaux avantages :

    • de prévenir une grossesse non désirée;
    • de réduire les malaises liés aux menstruations (crampes et saignements);
    • de réduire les risques de cancers de l’endomètre et de l’ovaire;
    • de contrôler les effets secondaires d’une sécrétion exagérée d’hormones mâles (causant par exemple l’acné et la pilosité excessive).

    Les risques
    Les femmes qui prennent la pilule ont un risque un peu plus élevé de cancers du sein, du col de l’utérus et du foie, ainsi qu’un risque accru de maladies cardiovasculaires (principalement chez les fumeuses).

    L’utilisation des contraceptifs oraux ne semble avoir aucun effet sur le risque de cancer colorectal.

    Les autres types de contraceptifs hormonaux – comme les timbres, les anneaux vaginaux, les implants sous-cutanés et les injections – sont récents; par conséquent, il n’y a pas encore eu suffisamment de travaux de recherche pour en évaluer les effets sur le risque de cancer.

    Les femmes qui envisagent de prendre des contraceptifs hormonaux devraient en soupeser les avantages et inconvénients avec leur médecin, à la lumière de leurs antécédents personnels et familiaux et de leurs autres préoccupations de santé.

  • La pilule et le risque de cancer du sein

    On a observé une légère augmentation du risque de cancer du sein chez des femmes ayant pris la pilule avant leur première grossesse menée à terme. Le risque est plus faible pour les femmes ayant pris la pilule après leur première grossesse menée à terme.

    Selon les données fournies par la Société des obstétriciens et gynécologues, il y aurait, dans chaque tranche de 10 000 femmes prenant la pilule :

    • environ deux cas additionnels de cancer du sein si la pilule a été prise avant la première grossesse menée à terme;
    • environ un cas additionnel de cancer du sein si la pilule a été prise après la première grossesse menée à terme.

    D’autres recherches ont démontré que dix ans après avoir cessé de prendre la pilule, une femme voit son risque de cancer du sein redevenir le même que celui d’une femme n’ayant jamais utilisé de contraceptifs oraux.

    L’hérédité et le mode de vie ont beaucoup plus d’influence sur le risque de cancer du sein que la pilule.

  • La pilule et le risque de cancer du col de l’utérus

    Le risque de cancer du col au stade précoce semble supérieur à celui de formes plus avancées de la maladie. La récente mise au point de vaccins contre le cancer du col de l’utérus et de programmes efficaces de dépistage du cancer du col au Canada marque des progrès importants pour la prévention de la maladie ainsi que pour la détection précoce d’états précancéreux et cancéreux du col de l’utérus

  • La pilule et le risque de cancer du foie

    L’utilisation de contraceptifs oraux est associée à une légère augmentation du risque de cancer du foie chez les femmes sans hépatite. Ce risque est très minime.

  • La pilule et la réduction du risque de cancer

    Il a été démontré que la pilule contraceptive diminue le risque de cancers de l’endomètre et de l’ovaire.

    Cancer de l’endomètre
    L’effet protecteur dure au moins 15 ans après l’arrêt de la pilule.

    Cancer de l’ovaire
    La protection offerte par la pilule est proportionnelle à la durée d’utilisation. Plus une femme prend la pilule longtemps, plus son risque de cancer de l’ovaire semble diminuer. Cet effet protecteur dure au moins 20 ans après l’arrêt de la pilule.

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