Ray Ellis

Quand le cancer fait partie des risques du métier

Ray Ellis in fireman gear
J’ai perdu pas mal de frères à cause du cancer. Parce que j’inhale de la fumée et que je m’expose à des substances chimiques, je vis pratiquement chaque jour dans la crainte du cancer.

« Mon travail comporte beaucoup de risques. Les gens nous voient entrer dans des immeubles en feu, mais il y a bien plus que cela », déclare Ray Ellis, chef adjoint du Service des incendies de Belleville, en Ontario. Il y a beaucoup de zones dangereuses, ce qui explique pourquoi nous sommes plus sujets au cancer. »

La quantité de substances toxiques auxquelles les pompiers sont exposés a augmenté de façon exponentielle au cours des dernières années. Il y a 25 ans, un incendie moyen dégageait 9000 BTU (British Thermal Unit, une unité de mesure de la quantité de chaleur). De nos jours, les incendies dégagent plutôt 32 000 BTU, en raison de la présence accrue de mousses et de matières synthétiques.

 « Notre équipement nous protège, mais la fumée nous atteint », explique Ray. « Cela fait partie des risques du métier. »

Ray a connu de nombreux pompiers qui ont été emportés par le cancer.

« Nous nous disons frères, et c’est ce que nous sommes », dit-il. « Nous vivons ensemble, nous mangeons ensemble, nous dormons ensemble – nous formons une vraie famille. J’ai perdu pas mal de frères à cause du cancer. Parce que j’inhale de la fumée et que je m’expose à des substances chimiques, je vis pratiquement chaque jour dans la crainte du cancer. »

Voulant faire quelque chose, Ray a entrepris de sensibiliser la population au risque de cancer auquel s’exposent les pompiers. C’est pourquoi il participe régulièrement aux activités de collecte de fonds de la Société. En 2005, il a parcouru, seul à vélo, la distance séparant Belleville et Edmonton. Ce parcours ainsi que d’autres activités (dont un « Spin-a-Thon » de 24 heures) lui ont permis de recueillir 80 000 $ pour la Société.

« La Société canadienne du cancer fait un si bon travail », ajoute-t-il. « Grâce à la Société, les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé. »

Le dévouement de personnes comme Ray aide la Société à financer des projets de recherche qui sauvent des vies, des programmes de soutien dans des communautés locales et des activités de défense de l’intérêt public qui ont un impact positif pour toutes les personnes touchées par le cancer. Les sommes recueillies durant le Mois de la jonquille feront en sorte que les patients et leurs familles continuent de bénéficier du soutien dont ils ont besoin.

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