Lisa Hamel

Une survivante d’un cancer infantile porte un message d’espoir et de détermination

Lisa Hamel
Je suis la preuve qu’il est possible de mener une vie normale après le cancer.

Lisa Hamel n’avait que 11 mois lorsqu’elle a reçu un diagnostic de cancer. C’était en 1984. C’est en lui donnant son bain que la maman de Lisa avait d’abord senti une masse sur le côté de son tronc. Après une batterie de tests, les pires craintes des parents de Lisa se sont confirmées lorsque les médecins leur ont annoncé qu’une grosse tumeur avait envahi le rein gauche de la petite et que le cancer s’était propagé à ses poumons.

Lisa a fait de la chimiothérapie et subi deux interventions chirurgicales, une pour retirer son rein gauche et l’autre pour enlever les parties de ses poumons qui étaient atteintes. Puis, à l’âge de 4 ans, Lisa a été déclarée en rémission.

Une fois franchi le cap des 10 ans, les parents de Lisa ont pensé qu’elle était en âge de comprendre ce qu’elle avait traversé  lorsqu’elle était bébé. Bien qu’elle n’ait aucun souvenir de cet épisode, Lisa considère que la maladie a transformé sa vie de manière positive. « Le cancer a fait de moi la personne que je suis aujourd’hui, affirme-t-elle. Je suis la preuve qu’il est possible de mener une vie normale après le cancer. »

Aujourd’hui, Lisa travaille comme technologue en échographie au St. Catharines General Hospital; le cancer n’est jamais réapparu dans sa vie. Seule la perte d’un rein et la capacité réduite de celui qui reste lui rappellent sa maladie.

Ayant survécu à un cancer durant son enfance, Lisa sait à quel point il est important de subventionner la recherche de pointe sur le cancer. « Si des organismes comme la Société canadienne du cancer ne finançaient pas la recherche sur le cancer, je ne serais plus de ce monde, déclare-t-elle. Grâce aux dons recueillis aujourd’hui et investis dans la recherche, les programmes et les services, il est permis d’espérer que les enfants des prochaines générations ne vivront pas ce que j’ai vécu. »

La Société canadienne du cancer est le plus important bailleur de fonds de la recherche sur les cancers infantiles au pays. C’est en partie grâce aux travaux subventionnés par la Société que le taux de mortalité par cancer a diminué de près de moitié chez les enfants depuis 1985. La Société milite également en faveur d’un meilleur soutien pour les parents et les tuteurs qui doivent s’occuper d’un enfant atteint de cancer.

Lisa confie que le fait d’avoir survécu à un cancer infantile n’est pas étranger à son choix de carrière. Les nombreuses visites chez le médecin durant toutes ces années l’ont amenée à s’intéresser au domaine de la santé. Lisa espère qu’en partageant son histoire et en parlant davantage de la survie à la maladie, elle pourra être une source d’inspiration pour d’autres Canadiens atteints de cancer.

« Si je n’avais qu’un seul conseil à donner aux enfants qui luttent contre le cancer et à leurs familles, ce serait de garder espoir et de ne jamais se laisser abattre. Oui, on peut parfois avoir envie de tout abandonner, mais on trouve alors en soi une force insoupçonnée. »

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