Fondation 7 Days in May/Gord Townley

7 jours pour une contribution durable

7 Days in May
« Nous investissons dans la recherche car nous voulons que l’argent serve directement à améliorer la qualité de vie et la survie. »

« Nous faisons cette randonnée en mémoire de ma mère, ce qui est un peu ironique car elle ne montait pas à vélo et détestait voir des cyclistes sur la route », raconte Gord Townley. Cela n’a pas empêché Gord et ses proches de mettre sur pied la Fondation The 7 Days in May et sa randonnée annuelle à vélo autour du lac Ontario. 

Lorraine Townley serait certainement d’accord avec les objectifs de la Fondation : sensibiliser les gens au cancer du pancréas et amasser des fonds pour la recherche. « C’est le genre de cancer dont personne ne veut parler », dit Gord. « Lorsqu’il récidive, c’est avec une violence inouïe. » Sa mère avait subi une intervention chirurgicale et avait été déclarée hors de danger, mais malheureusement le cancer est revenu et l’a emportée trois mois plus tard.

La Fondation 7 Days in May veut s’attaquer à ce problème de récidive. Elle a fait un don de plus de 75 000 $ à un essai clinique portant sur le potentiel de la chimiothérapie pour prévenir la récidive post-chirurgicale du cancer du pancréas. Cette étude internationale est dirigée par le Groupe des essais cliniques (GEC) de l’Institut national du cancer du Canada (INCC).

L’essai clinique consiste à comparer les résultats obtenus avec la gemcitabine, le médicament standard pour traiter le cancer du pancréas, avec une nouvelle combinaison utilisée en chimiothérapie, appelée FOLFIRINOX.

« La gemcitabine a donné lieu à une légère amélioration de la survie il y a une dizaine d’années. Il existe un réel besoin de développer des traitements plus efficaces », indique le Dr Chris O'Callaghan, chercheur principal responsable de l’étude au GEC de l’INCC.

Situé à l’Université Queen's à Kingston, en Ontario, le GEC de l’INCC reçoit annuellement de la Société 5 millions de dollars, provenant de fonds de l’industrie et d’autres sources de soutien, notamment le financement issu de la communauté.

« Nous devons notre existence à la Société canadienne du cancer et nous travaillons très fort pour maximiser l’impact de chaque dollar qui nous est donné », explique le Dr O'Callaghan.

C’est parce qu’elle croit fermement que les travaux du GEC de l’INCC auront des retombées concrètes pour les patients que la Fondation 7 Days in May a choisi d’y injecter les sommes recueillies.

« Nous accordons une grande importance à l’effet de levier », ajoute Gord. « Nous investissons dans la recherche car nous voulons que l’argent serve directement à améliorer la qualité de vie et la survie. Pour nous, il s’agit avant tout de cultiver l’espoir. »

Le troisième des sept jours que dure la randonnée commence par une visite du GEC de l’INCC.

« Nous passons environ une heure avec les chercheurs et le personnel; tous les participants sont encore plus motivés lorsqu’ils reprennent la route », affirme Gord.

Selon le Dr O’Callaghan, cette visite du GEC de l’INCC est pour les chercheurs un « heureux rappel des raisons qui les poussent à persévérer dans leur travail, des gens pour qui ils consacrent autant d’efforts et du fait qu’ils ne sont assurément pas seuls à vouloir faire une différence pour les personnes atteintes de cancer. »

La quatrième randonnée annuelle a été en mesure de soutenir financièrement un essai clinique dirigé par le Dr Biagi. L’essai était menacé de fermeture en raison d’un manque de fonds.

« Je continuerai d’y prendre part tant et aussi longtemps que je serai capable de rouler à vélo », conclut Gord.

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