Cindy Barrett

Des infirmières de Barrie s’occupent de l’une des leurs au RVH

Cindy Barrett, left, with friend and coworker Mary Ellen Love
Nous voyons des femmes jeunes avec des enfants, certaines qui ne sont que dans la vingtaine. Je ressens beaucoup plus d’empathie pour les personnes qui traversent cette épreuve. Elles sont vraiment courageuses.

Cindy Barrett sait ce que c’est d’être de l’autre côté du stéthoscope. Infirmière depuis 37 ans, elle mène son second combat contre le cancer du sein. Cindy Barrett travaille au service d’oncologie du Royal Victoria Regional Health Centre où elle s’occupe de patientes atteintes d’un cancer du sein.

En octobre, elle a reçu un diagnostic de cancer du sein, le même sein duquel on avait retiré une tumeur, il y a 21 ans. Cette fois, Mme Barrett a subi de la chimiothérapie ainsi qu’une chirurgie et elle suivra un traitement de radiothérapie de cinq semaines. Elle avoue ne pas avoir été la meilleure des patientes. « J’ai l’habitude de donner des soins, pas d’en recevoir », dit-elle.

Même si elle connaît bien le traitement et ses effets secondaires, Mme Barrett explique que, d’une certaine manière, elle croyait qu’elle ne serait pas malade. Toutefois, la fatigue l’a frappée avec force. « J’éprouve énormément de compassion pour les personnes aux prises avec les effets secondaires les plus désagréables. Mon expérience m’a fait voir les choses différemment, affirme-t-elle. La fatigue est si intense que vous ne pouvez même pas lever le bras. »

Lorsqu’elle informait des patientes sur le traitement du cancer, elle les encourageait à demander de l’aide et à dormir quand elles le pouvaient. « Je sais maintenant que ce n’est pas suffisant. Nous voyons des femmes jeunes avec des enfants, certaines qui ne sont que dans la vingtaine. Je ressens beaucoup plus d’empathie pour les personnes qui traversent cette épreuve. Elles sont vraiment courageuses. »

Comme d’autres patientes, Mme Barrett craignait de perdre ses cheveux à cause de la chimiothérapie. Étant une mère monoparentale, elle a fait une demande pour une prothèse capillaire, mais elle était incertaine du montant qui serait couvert. Elle avait choisi une perruque rousse au style « espiègle », mais avait décidé d’attendre avant de l’acheter. Lors de son deuxième traitement de chimiothérapie, la perruque qu’elle avait choisie l’attendait sur le lit.

« J’étais absolument stupéfaite », avoue-t-elle. L’infirmière en service, son amie, Mary Ellen Love, a gardé son sérieux et a déclaré qu’elle ne savait pas qui l’avait posée là. « Elle coûtait 1000 $. Je me suis rendue à la boutique de perruques et j’ai demandé qui se l’était procurée. On a fini par me dire que c’était Mary Ellen », explique Mme Barrett. Encore aujourd’hui, ce souvenir lui donne les larmes aux yeux.

Elle est aussi reconnaissante de la gentillesse des autres membres du personnel infirmier. Aujourd’hui, c’est la Journée annuelle des soins infirmiers en oncologie. Cette journée n’était pas particulièrement importante pour Cindy Barrett par le passé.

« Maintenant, quand je côtoie mes collègues, je sais que nos patients et que les membres de notre équipe nous tiennent à cœur. Je peux les respecter davantage à titre de membres de mon équipe. »

Paru dans le Barrie Advance, écrit par Janis Ramsay - Pour consulter l’article complet (en anglais), veuillez cliquer ici.