Logo Société canadienne du cancer
Vous êtes ici:
A-|A|A+

L'amiante

L’exposition à l’amiante est la première cause de décès en milieu de travail au Canada, et seules des mesures nationales énergiques permettront de protéger les Canadiens.

Dans le monde, on estime que 107 000 personnes par année meurent d’une maladie liée à l’amiante. Le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) a classé toutes les formes d’amiante comme des substances carcinogènes connues pour l’être humain en 1987, et a confirmé cette classification en 2009. 

  • Notre position

    Toutes les formes d’amiante causent le cancer. La Société canadienne du cancer croit qu’il faut déployer tous les efforts possibles afin d’éliminer l’exposition à l’amiante et les maladies liées à l’amiante.

    La Société canadienne du cancer demande au gouvernement fédéral d’interdire à l’échelle nationale les produits de l’amiante, c’est-à-dire la fabrication, l’utilisation, l’importation de même que l’exportation d’amiante et de matériaux et produits contenant de l’amiante.

    De plus, la Société presse le gouvernement de collaborer avec les provinces et territoires pour mettre en place une stratégie globale de réduction de l’exposition à l’amiante qui :

    • définit un échéancier clair pour l’adoption d’une loi et la mise en œuvre de l’interdiction de tous les nouveaux produits de l’amiante;
    • prévoit la déclaration obligatoire des immeubles publics contenant de l’amiante et la création de registres des immeubles fédéraux et provinciaux;
    • établit un système de surveillance nationale permettant de suivre l’état de santé des personnes déjà exposées à l’amiante et tous les cas de maladies liées à l’amiante au Canada;
    • mobilise et soutient les collectivités, entreprises et travailleurs touchés par une interdiction de l’amiante, ce qui comprend des mesures assurant une stabilité financière;
    • renforce la législation sur la sécurité en milieu de travail;
    • appuie l’ajout de l’amiante chrysotile à l’Annexe III de la Convention de Rotterdam.
    • intensifie activement la sensibilisation et l’éducation sur les dangers de l’exposition à l’amiante, et diffuse de l’information aux personnes atteintes d’une maladie liée à l’amiante.
  • L'interdiction de tous les produits de l'amiante

    Le Canada doit emboîter le pas des plus de 50 pays qui interdisent toutes les formes d’amiante, dont l’Australie, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, et qui, pour la plupart, ont légiféré en ce sens il y a des dizaines d’années. Pour l’Organisation mondiale de la Santé, « le moyen le plus efficace d’éliminer les maladies liées à l’amiante est de cesser d’utiliser ce matériau, sous quelque forme que ce soit. »

    En interdisant les nouveaux produits et l’utilisation future, nous pouvons faire en sorte que l’exposition diminue avec le temps. Cependant, l’exposition ne sera pas éliminée totalement. En raison de son utilisation antérieure, l’amiante est malheureusement déjà présent dans une multitude de maisons, bureaux et édifices publics. Son élimination complète prendra des années, d’où le besoin d’élaborer des registres de bâtiments et d’autres politiques pour assurer la sécurité des Canadiens, y compris ceux qui sont exposés à l’amiante dans le cadre de leur travail.

  • Un registre public pour les bâtiments contenant de l'amiante

    Un des moyens d’éviter que les Canadiens soient exposés à cette substance nocive serait de créer un registre public, gratuit et facile d’accès, de tous les édifices où il y a de l’amiante au Canada.

    Le fait d’ignorer quels édifices contiennent de l’amiante signifie que des ouvriers peuvent y être exposés lors de travaux de démolition ou de rénovation, tandis que les propriétaires ne sont pas en mesure de se protéger.

    Lorsqu’on sait qu’il y a de l’amiante dans un bâtiment, on peut alors prendre les précautions qui s’imposent pour éviter de s’exposer à la substance.

    La plupart des Canadiens envoient un message clair au gouvernement fédéral :

    • 82 % disent qu’il est important d’avoir un registre public des édifices contenant de l’amiante;
    • 78 % sont d’avis que la responsabilité de créer ce registre public incombe au gouvernement fédéral.

    Pour savoir quoi faire si vous trouvez de l’amiante, regardez cette vidéo – et joignez votre voix à celle de la Société canadienne du cancer pour réclamer un registre public des édifices qui contiennent de l’amiante.

A-|A|A+

Histoires

Researcher Dr Raymond Andersen Les recherches du Dr Raymond Andersen pourraient mener à la découverte d’un nouveau médicament prometteur contre le cancer de la prostate.

Plus de details

Défense des intérêts des personnes atteintes de cancer

Illustration d’un mégaphone

Nos employés et bénévoles rencontrent les élus des divers paliers de gouvernement (municipal, provincial et fédéral) pour les convaincre de faire de la lutte contre le cancer une de leurs priorités.

Apprenez-en plus