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Cathéter central inséré par voie périphérique

Un cathéter central inséré par voie périphérique (CCIP) est un cathéter qu'on insère dans la veine antécubitale (grosse veine dans la partie interne du coude). On le fait glisser dans cette veine jusque dans l'oreillette droite du cœur ou tout près.

Le CCIP peut être inséré par une infirmière en soins intraveineux plutôt que par un chirurgien. Il peut rester en place pendant de nombreuses semaines, voire des mois, évitant ainsi de recourir à une autre ligne intraveineuse (IV) tous les deux ou trois jours. On peut utiliser le CCIP pour administrer des agents chimiothérapeutiques, des antibiotiques, des produits sanguins, d'autres médicaments et des éléments nutritifs.

Pour accéder au CCIP, on relie une ligne IV à l'extrémité du cathéter. Lorsque le CCIP n'est pas en usage, on débranche la ligne IV puis on rince abondamment le cathéter avant de lui mettre un capuchon.

Pourquoi avoir recours à un CCIP

On a recours à un cathéter central inséré par voie périphérique lorsque :

  • une personne a besoin d'un accès intraveineux (IV) pour recevoir des liquides ou des médicaments pendant une longue période
  • on ne peut plus avoir recours aux petites veines pour administrer des liquides ou des médicaments

Bienfaits du CCIP

Il y a de nombreux avantages à utiliser un CCIP plutôt que la voie intraveineuse habituelle. Le bienfait le plus important est la réduction du nombre de piqûres. Cependant, il est important de ne pas dire à un enfant que parce qu’il a CCIP, on n’aura plus jamais besoin de le piquer puisqu’il est possible qu’on doive encore le faire pour prélever du sang aux fins d’analyses.

Le CCIP :

  • peut rester dans le bras de 1 semaine à 3 mois
  • réduit l'inconfort puisqu'on peut administrer plus facilement le traitement IV
  • empêche la sensation de « brûlure » parfois ressentie lors de l'administration de médicaments par d'autres méthodes IV

Mode d'insertion du CCIP

Le CCIP est mis en place en salle d’intervention par une infirmière ou un médecin. En général, un adulte ou un enfant plus âgé demeure éveillé pendant l'intervention. Il est possible qu’un jeune enfant ait besoin d’un sédatif.

  • La personne s'étend sur une surface plane.
  • Son bras doit rester allongé et immobile durant l'intervention.
  • On engourdit la région avec une crème anesthésique locale.
  • On fait une injection pour engourdir la région afin de réduire l'inconfort pendant l’insertion.
  • On a recours à une aiguille spéciale pour mettre le CCIP en place dans la veine du bras.
  • On glisse ensuite le cathéter dans l'aiguille.
  • On applique un pansement sur le point d’insertion.
  • Une fois le cathéter posé, on fait une radiographie pulmonaire pour s'assurer qu'il est bien placé.

Utilisation du CCIP

Lorsque la personne a besoin d’un traitement IV, un tube à perfusion intraveineuse est fixé à l’extrémité extérieure du cathéter. Le liquide ou le médicament circule dans le tube à perfusion intraveineuse jusqu'au cathéter puis dans le courant sanguin. Une fois le traitement terminé, on enlève le tube à perfusion intraveineuse puis on met un nouveau capuchon à l'extrémité du cathéter.

Complications possibles

Le CCIP peut causer les complications suivantes :

  • irritation d'une veine
    • La veine dans laquelle se trouve le cathéter peut s'irriter.
  • infection de la peau au point d’émergence ou infection du sang
    • Certaines infections peuvent être traitées par antibiotiques sans qu'on ait à retirer le CCIP.
    • On doit parfois l'enlever.
  • déchirure du cathéter
    • Il est possible que le cathéter se perce ou se déchire.
    • On doit enlever le CCIP.
  • déplacement du CCIP et irritation de la veine
    • Il faudra peut-être enlever le CCIP.

Pendant l'utilisation du CCIP

Lorsqu’une personne reçoit une solution IV par un CCIP :

  • L'extrémité du cathéter est fixée à un tube en plastique qui passe dans un petit appareil (pompe IV), qui pompe la solution dans la veine.
  • Il n’est pas nécessaire qu’un adulte reste allongé sur le lit. On peut tenir un enfant dans ses bras ou bien il peut être hors du lit.
  • La partie externe du cathéter est enroulée sur elle-même au-dessus du pansement et couverte par du ruban adhésif afin d’empêcher qu’on tire ou qu’on pousse sur le cathéter.
  • Il faut faire attention de ne pas tirer sur le tube à perfusion intraveineuse.
  • Il faut avertir immédiatement l'infirmière si une partie quelconque du cathéter se détache du ruban adhésif ou si le tube se débranche.

Soins à apporter au CCIP

Certains soins s’imposent lorsqu’on a un CCIP si l’on veut éviter l'apparition de problèmes. On expliquera ainsi à la personne comment :

  • changer le pansement chaque semaine ou chaque fois qu'il est mouillé ou exposé à l'air
  • rincer abondamment le CCIP après chaque usage ou tous les jours
  • changer le capuchon
  • vérifier le point d’émergence cutané pour savoir s'il n'y a pas d'infection

Retrait du CCIP

On enlève le CCIP lorsque le traitement IV n'est plus nécessaire. On a recours à un anesthésique local pour engourdir la région où le cathéter émerge du corps.

Quand appeler le médecin

Il faut appeler le médecin si :

  • on observe de la rougeur, de la sensibilité, de l’enflure, des picotements ou un écoulement au point d’émergence cutané du cathéter ou tout près
  • la personne fait de la fièvre, ressent de la douleur ou présente des symptômes pseudo-grippaux
  • le cathéter se déplace
  • la personne est incapable de rincer abondamment le cathéter avec de l’héparine
  • le cathéter se brise

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