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Pourquoi on fait une greffe de cellules souches

On a recours à la greffe de cellules souches chez les personnes atteintes de cancer principalement pour 2 raisons.

  • La greffe de cellules souches permet au corps de recevoir des cellules souches saines quand la moelle osseuse a été endommagée par la maladie ou un traitement du cancer.
    • Des doses très élevées de chimiothérapie ou de radiothérapie peuvent être nécessaires pour traiter certains types de cancer.
    • Ces traitements risquent de vraiment affecter la moelle osseuse d’une personne ou même de la détruire.
  • La greffe de cellules souches donne à une personne atteinte de cancer (receveur ou hôte) un nouveau système immunitaire qui attaque les cellules cancéreuses qui restent.
    • Après une allogreffe, les cellules souches greffées d'un donneur (greffon) identifient et détruisent toute cellule cancéreuse qui n'a pas été anéantie par la chimiothérapie ou la radiothérapie.
    • La capacité des nouvelles cellules souches de détruire les cellules cancéreuses est appelée effet du greffon contre la tumeur ou effet du greffon contre la leucémie.
    • Le receveur pourrait recevoir par perfusion des lymphocytes T du donneur (perfusion de leucocytes de donneur, ou PLD) pour accroître cet effet.

Décider de faire une greffe de cellules souches

Les médecins prennent un certain nombre de facteurs en considération avant de décider de traiter le cancer par greffe de cellules souches.

Âge

Une jeune personne tolère souvent mieux la greffe de cellules souches et présente moins de complications. Certains centres de greffe établissent une limite supérieure d'âge. Les limites d'âge peuvent être flexibles, selon l'état de santé global de la personne et d'autres facteurs.

État de santé global et autres affections médicales

Une personne qui a des problèmes de santé importants, comme une maladie cardiaque, pulmonaire ou rénale, pourrait ne pas être une candidate à la greffe de cellules souches.

Caractéristiques de la maladie

Les médecins prennent différents aspects du cancer en considération quand ils pensent à avoir recours à la greffe de cellules souches dont ceux-ci :

  • type ou stade du cancer
  • personne en rémission, c’est-à-dire qu’il n’y a aucun signe ou symptôme de la maladie, ou en récidive
  • risque de récidive après la greffe
  • sensibilité du cancer à la chimiothérapie
    • Certains cancers (leucémie, lymphome et myélome multiple par exemple) réagissent très bien à la chimiothérapie mais pourraient ne pas être guéris avec les doses standard. Un traitement à forte dose pourrait alors être nécessaire.
    • D'autres cancers ne réagissent pas bien à la chimiothérapie à forte dose, alors on n’a pas recours à cette approche.

Preuves scientifiques

On peut faire une greffe de cellules souches si la recherche démontre que ce traitement est plus susceptible que d’autres traitements de guérir le cancer.

Choisir le type de greffe de cellules souches

Bien des facteurs influencent le type de greffe de cellules souches que reçoit une personne. Les médecins décident d’avoir recours aux cellules souches de la personne même (autogreffe) ou aux cellules souches d’un donneur (allogreffe) selon les besoins de chacun.

  • La personne doit être en mesure de donner ses propres cellules souches pour une autogreffe.
  • Un donneur compatible doit être disponible pour une allogreffe.

Pour accroître les probabilités que l’allogreffe soit efficace et réduire le risque de complications, les médecins ont recours au typage des antigènes d’histocompatibilité (HLA)antigènes d’histocompatibilité (HLA)Protéine observée à la surface de toutes les cellules, dont les globules blancs (leucocytes) et les plaquettes, qui joue un rôle dans la réaction du système immunitaire aux substances étrangères. pour que le donneur et le receveur soient compatibles.

  • Les médecins essaient de faire en sorte que la compatibilité soit la plus grande possible. De 6 à 10 antigènes spécifiques doivent être compatibles.
  • Si la compatibilité n’est pas grande, les cellules souches du donneur et du receveur peuvent s’attaquer.
    • Le système immunitaire du receveur peut considérer les cellules souches du donneur comme étrangères et les attaquer. On parle alors de rejet du greffon.
    • Les cellules souches du donneur peuvent considérer les cellules du receveur comme étrangères et les attaquer. On parle alors de réaction du greffon contre l'hôte (GVH).
  • Certaines personnes ont des antigènes rares, ce qui fait qu’il est difficile d’établir une bonne compatibilité.

Les médecins étudient soigneusement les bienfaits et les risques de la greffe de cellules souches avant de la proposer. Il arrive parfois qu’on offre la greffe de cellules souches pour une maladie qu’on ne peut pas guérir, comme le myélome multiple. Dans ces cas-là, la greffe de cellules souches peut prolonger la rémission.

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