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Types de greffes de cellules souches

Les types de greffes de cellules souches dépendent de la personne à qui on prélève des cellules souches. On en distingue 3 types de base :

  • L’allogreffe a recours à des cellules souches d'un donneur.
  • L’isogreffe a recours à des cellules souches d’un donneur qui est un vrai jumeau.
  • L’autogreffe a recours aux cellules souches du receveur même.

Allogreffe

L'allogreffe est aussi appelée greffe allogénique. Les cellules souches prélevées (collecte) chez une personne (donneur) sont administrées à une autre personne (receveur).

  • Pour ce type de greffe, on a habituellement recours aux membres de la famille. Le donneur le plus fréquent est un frère ou une sœur (fratrie) qui doit être âgé de 17 à 50 ans. C'est dans ce groupe d'âge que les cellules souches sont les plus nombreuses et les plus saines.
  • On peut aussi faire la greffe grâce à un donneur non apparenté trouvé à l'aide du réseau de moelle et de cellules souches UniVie.
    • Une greffe réalisée avec un donneur non apparenté compatible est parfois appelée MUD.
    • La Société canadienne du sang (ou Héma-Québec, au Québec) possède un registre de donneurs de moelle osseuse, soit une base de donneurs possibles. Le personnel interroge cette base de données afin de trouver un donneur compatible. Ce registre canadien fournit des liens vers de nombreux registres d'autres pays.
  • On détermine la compatibilité de la moelle osseuse par le biais d’un procédé appelé typage des antigènes d'histocompatibilité (typage HLA).
    • Les antigènes d'histocompatibilité sont des protéines situées à la surface des cellules du sang et des tissus.
    • On a recours aux cellules souches d’un donneur dont le typage HLA est le plus compatible avec celui du receveur.

Le taux de complications est plus élevé dans le cas de l'allogreffe que de l'autogreffe. L’un des risques les plus importants est la réaction du greffon contre l’hôte (GVH). La GVH se produit lorsque les cellules souches greffées ont une réaction immunitaire contre les cellules du donneur. Les cellules greffées voient les cellules du receveur comme des étrangères, alors elles commencent à les détruire.

Néanmoins, on associe l’allogreffe à l’effet bénéfique du greffon contre la tumeur (ou la leucémie) puisque les cellules souches du donneur attaquent toutes les cellules cancéreuses qui sont encore présentes dans le corps, réduisant ainsi le risque de réapparition du cancer après le traitement.

Il existe une méthode plus récente pour l’allogreffe qui consiste à utiliser les cellules souches provenant du sang de cordon ombilical. Elle est surtout utilisée pour les enfants et les adultes de petite taille.

Allogreffe d'intensité réduite

Comparativement à l’allogreffe standard, l'allogreffe d'intensité réduite a recours à de plus faibles doses de chimiothérapie, de radiothérapie ou des deux avant la greffe de cellules souches. Cette approche permet de détruire certaines cellules cancéreuses et certaines cellules de la moelle osseuse, ce qui affaiblit suffisamment le système immunitaire pour permettre aux cellules du donneur de détruire les cellules cancéreuses qui restent (effet du greffon contre la tumeur).

  • Cette approche peut être utile chez les personnes âgées, les personnes qui éprouvent d’autres problèmes de santé et qui pourraient ne pas tolérer une greffe standard ou celles qui ont déjà reçu une greffe de cellules souches.
  • Cette intervention n'a été employée qu'au cours des 10 dernières années.

L’allogreffe d’intensité réduite est aussi appelée greffe non myéloablative ou minigreffe.

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Isogreffe

L’isogreffe est une allogreffe entre de vrais jumeaux. On prélève des cellules souches chez l’un des vrais jumeaux pour les administrer à l'autre jumeau.

  • Les vrais jumeaux partagent tous les mêmes gènes et types de tissu. Ils ont les mêmes antigènes d'histocompatibilité (HLA), donc il y a peu de risque de rejet et la greffe est habituellement acceptée.
  • C'est un type de greffe peu fréquent, puisqu’il est rare d’avoir un vrai jumeau.

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Autogreffe

L'autogreffe a recours aux cellules souches du receveur même. Elle est aussi appelée autotransplantation ou greffe autologue.

  • On prélève les cellules souches dans la moelle osseuse ou le sang de la personne atteinte, puis on les congèle (cryoconservation) dans le but de les utiliser plus tard.
  • Il est possible de recueillir des cellules cancéreuses parmi les cellules souches, c'est pourquoi on pourrait les traiter par chimiothérapie pour réduire le nombre de cellules cancéreuses présentes. Ce processus est appelé purge.
  • Une fois que le receveur a reçu de fortes doses de chimiothérapie, de radiothérapie ou des deux, on décongèle les cellules souches avant de les lui redonner.

Il n'y a aucun risque de réaction du greffon contre l'hôte (GVH) quand on fait une autogreffe. Le risque de récidive est plus élevé cependant.

Greffe en tandem

Pour la greffe en tandem, on fait habituellement 2 autogreffes de suite. Le receveur reçoit 2 cycles de chimiothérapie à forte dose. Chaque cycle est suivi d’une greffe de cellules souches.

  • Avant le premier cycle de chimiothérapie à forte dose, on prélève toutes les cellules souches dont on aura besoin.
  • On utilise la moitié des cellules souches pour chaque greffe.
  • Habituellement, les greffes sont effectuées à 6 mois d'intervalle. La deuxième est faite une fois que la personne s'est rétablie de la première.

Les chercheurs tentent toujours d'établir quel est le meilleur usage de ce type de greffe. On l'a utilisée dans certains cas de myélome multiple, de lymphome hodgkinien et de lymphome non hodgkinien.

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Sources des cellules souches

On peut prélever (collecte) les cellules souches dans la moelle osseuse, le sang périphérique ou le sang de cordon ombilical.

Moelle osseuse

On peut employer les cellules souches de la moelle osseuse pour tous les types de greffes. On prélève les cellules souches dans la moelle osseuse lors d'une intervention appelée collecte.

  • On insère une seringue dans un os à travers la peau. On prélève de la moelle osseuse et du sang dans l'os avec la seringue. On pique avec l’aiguille jusqu'à ce qu'on obtienne une quantité suffisante de cellules pour la greffe.
  • Une fois le prélèvement fait, on le filtre pour éliminer les fragments d'os et les particules graisseuses.
  • On peut ajouter un agent de conservation aux cellules souches et les congeler (cryoconservation) pour les maintenir viables jusqu'à ce qu'on les utilise.

Sang périphérique

On peut employer les cellules souches du sang périphérique pour tous les types de greffes. On prélève les cellules souches dans le sang circulant (périphérique).

  • La collecte des cellules souches est effectuée par un procédé appelé aphérèse ou hémaphérèse.
    • Le sang est prélevé dans une grosse veine du donneur.
    • Il circule dans un appareil qui sépare les cellules souches des autres cellules sanguines.
    • Le sang et les cellules restantes sont ensuite retournés dans la circulation sanguine du donneur.
  • On répète le procédé jusqu'à ce qu'on ait prélevé une quantité suffisante de cellules souches.
  • On peut congeler et entreposer les cellules souches jusqu’à ce qu’on en ait besoin.
  • La prise du greffon (moment où de nouvelles cellules souches commencent à apparaître) survient plus rapidement lorsqu'on utilise des cellules souches du sang périphérique plutôt que des cellules souches de la moelle osseuse. L’aplasie médullaireaplasie médullaireTrouble caractérisé par l’incapacité de la moelle osseuse de produire des quantités normales de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes. dure donc moins longtemps que lorsque les cellules souches proviennent de la moelle osseuse.

Sang de cordon ombilical

Les cellules souches du sang de cordon ombilical sont surtout utilisées pour les greffes chez les enfants puisqu’il n’y en a habituellement pas suffisamment pour les adultes.

  • On prélève les cellules souches du sang du cordon ombilical d’un nouveau-né.
  • Les programmes ou banques de sang du cordon se chargent du traitement, de la congélation et de l’entreposage des cellules souches pour un usage ultérieur.

Le recours aux cellules souches du sang de cordon ombilical offre certains avantages. Elles contiennent rarement des virus et des infections nuisibles. Le risque de réaction du greffon contre l’hôte (GVH) est également plus faible quand on utilise des cellules souches du sang de cordon.

D’autre part, la prise du greffon (moment où de nouvelles cellules souches commencent à apparaître) se fait plus lentement lorsqu'on utilise des cellules souches du sang de cordon ombilical plutôt que des cellules souches de la moelle osseuse ou du sang d’un adulte. Les cellules souches du sang de cordon ombilical peuvent contenir des maladies génétiques ou congénitales non détectées.

Les chercheurs étudient toujours le sang de cordon afin de savoir pendant combien de temps on peut entreposer les cellules souches avant qu’elles ne soient plus efficaces. Ils évaluent également le taux de succès à long terme des greffes de cellules souches de sang de cordon ombilical.

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