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Préparation à la greffe de cellules souches

Lorsque les médecins envisagent une greffe de cellules souches comme option de traitement, ils évaluent la personne atteinte de cancer (receveur) afin de déterminer si elle est une bonne candidate à cette intervention. Les médecins peuvent faire plusieurs examens et épreuves diagnostiques afin de savoir si les candidats sont physiquement et psychologiquement préparés pour l'intervention. Il est possible que le receveur doive aussi subir d’autres interventions afin d’être prêt pour la greffe de cellules souches.

Épreuves diagnostiques

Le médecin pourrait faire les tests suivants afin de déterminer si la personne est une bonne candidate à une greffe de cellules souches :

  • antécédents médicaux complets et examen physique
  • analyses sanguines courantes, dont la formule sanguine complète (FSC) et des analyses biochimiques
  • analyses pour certains virus tels que le virus de l'hépatite, de l'herpès et de l'immunodéficience humaine (VIH)
  • biopsie de la moelle osseuse
  • typage des antigènes d'histocompatibilité (HLA)antigènes d'histocompatibilité (HLA)Protéine observée à la surface de toutes les cellules, dont les globules blancs (leucocytes) et les plaquettes, qui joue un rôle dans la réaction du système immunitaire aux substances étrangères.
  • tomodensitométrie (TDM) ou imagerie par résonance magnétique (IRM)
  • électrocardiogramme (ECG), échocardiogramme (écho) ou ventriculographie isotopique (MUGA), pour vérifier le fonctionnement du cœur
  • radiographie pulmonaire et test de la fonction respiratoiretest de la fonction respiratoireTest utilisé pour évaluer jusqu’à quel point les poumons sont efficaces, en mesurant entre autres la quantité d’air que les poumons peuvent contenir, la rapidité à laquelle l’air est inspiré et expiré ainsi que la quantité d’oxygène inhalée et la quantité de gaz carbonique expulsée., pour vérifier le fonctionnement des poumons

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Rencontre avec l'équipe de soins de santé

Les membres de l'équipe de soins de santé expliquent à la personne atteinte et à sa famille en quoi consiste l'intervention et à quoi ils doivent s'attendre. Ils décrivent les risques et les bienfaits d'une greffe de cellules souches. Ils organiseront :

  • des soins dentaires – Le risque de troubles buccaux et dentaires après une greffe est plus élevé.
  • une évaluation de l’état nutritionnel – Une diététiste peut aider à s'assurer que le receveur s'alimente le mieux possible.
  • une rencontre avec un travailleur social – Un travailleur social peut aider à identifier les besoins en soutien social, trouver les ressources offertes et apporter du soutien pendant tout le processus de greffe.
  • une évaluation psychologique et affective – Cette évaluation permet de déterminer les forces et les stratégies d'adaptation de la personne.
  • du counseling en matière de fertilité – L’infertilité est habituellement un effet secondaire de la chimiothérapie ou de la radiothérapie à forte dose.
    • Chez l’homme, les testicules peuvent cesser de produire du sperme après un traitement à forte dose. On pourrait congeler et mettre du sperme en réserve avant le traitement et s'en servir plus tard.
    • Chez la femme, un traitement à forte dose risque d’affecter les ovaires et de mettre fin aux menstruations. On pourrait congeler et mettre des ovules fécondés (embryons) en réserve et s'en servir plus tard.
    • Il n'est parfois pas possible d'entreprendre ces interventions puisque le receveur a déjà reçu d'importantes doses de chimiothérapie, de radiothérapie ou des deux. Ce n'est pas possible aussi parfois parce qu'il est nécessaire de faire rapidement la greffe.

Une fois que le receveur a été bien informé de toutes les interventions et qu’il accepte d’avoir la greffe, il signe un formulaire de consentement (consentement éclairéconsentement éclairéProcessus au cours duquel on renseigne une personne sur les questions importantes au sujet d’une intervention, d’un traitement, d’un essai clinique ou d’un test avant qu’elle ne décide d’y participer.).

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Mise en place d'un cathéter veineux central

Un cathéter veineux central (CVC) est un tube mince et flexible. On l’insère dans la grosse veine au-dessus du cœur, habituellement par une veine du cou, du thorax ou du bras. On l’appelle aussi voie veineuse centrale ou voie centrale.

  • On administre une anesthésie locale ou générale avant que le médecin mette le CVC en place.
  • Une des extrémités du cathéter demeure à l'extérieur du corps et sert à :
    • faire des prélèvements sanguins
    • administrer des médicaments et des liquides
    • administrer les cellules souches
  • On met le cathéter en place au moment de la collecte des cellules souches ou avant l'administration du traitement à forte dose et il demeure en place aussi longtemps qu'on en a besoin.

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Préparation du donneur

Pour une allogreffe de cellules souches, le médecin en charge de la greffe du receveur identifie les donneurs compatibles possibles et organise les analyses pour les donneurs.

Compatibilité

Pour avoir de meilleures chances que la greffe réussisse et pour réduire les complications, il faut que les cellules souches greffées soient le plus compatibles possible avec celles du receveur. La plupart des donneurs compatibles sont de proches membres de la famille (donneur apparenté), de sorte que la recherche d'un donneur commence avec les frères et les sœurs du receveur. Le donneur le plus compatible est un vrai jumeau puisque les jumeaux partagent les mêmes antigènes HLA.

  • Le typage HLA est habituellement effectué au moyen d'une analyse sanguine particulière.
    • On croit qu'une compatibilité de 6 à 10 antigènes spécifiques est importante.
    • On fait parfois la greffe avec une compatibilité légèrement moins parfaite.
  • Il y a 1 chance sur 4 (25 %) qu'un frère ou une sœur soit compatible.
  • Plus il y a de frères et de sœurs (fratrie), plus il y a de chances de trouver un donneur compatible.

Si on ne trouve pas de donneur compatible dans la fratrie, on peut poursuivre la recherche auprès du père et de la mère (parents) et finalement des autres membres de la parenté dont les tantes, les oncles et les cousins(es). Il est peu probable que les parents et les enfants d'un receveur soient parfaitement compatibles, car ils transmettent ou reçoivent seulement 3 des 6 gènes nécessaires pour une compatibilité parfaite. Selon la Société canadienne du sang, moins de 30 % des personnes ont, dans leur famille, un donneur dont les antigènes HLA sont compatibles.

Si on ne trouve pas de donneur compatible dans la famille (et souvent seuls les frères et sœurs sont testés), on commence alors à chercher un donneur non apparenté dans la population à l'aide du réseau de moelle et de cellules souches UniVie. Ce registre donne accès à plus de 10 millions de volontaires dans le monde entier.

Évaluation

On évalue le donneur afin de s'assurer qu'il est en bonne santé et capable de donner des cellules souches. Les tests peuvent comprendre ceux-ci :

  • antécédents médicaux complets et examen physique
  • analyses de sang et d'urine supplémentaires
  • électrocardiogramme (ECG)
  • radiographie pulmonaire
  • ponction et biopsie de la moelle osseuse

Une fois que la personne a été informée du processus de don et qu’elle accepte de devenir un donneur, elle signe un formulaire de consentement (consentement éclairé).

Quand un enfant est le donneur compatible

Quand un enfant est le donneur de cellules souches, un travailleur social ou bien un spécialiste du milieu de l’enfant pourrait l’aider à faire face à l’intervention médicale. Un enfant qui fait don de sa moelle osseuse ou de ses cellules souches pour aider son frère ou sa sœur ressent souvent beaucoup de pression. On lui dit souvent qu'il permet de sauver la vie de son frère ou de sa sœur. Donc, si la greffe ne réussit pas, il peut se sentir responsable, coupable et déprimé. Si d'autres frères ou sœurs n'ont pas été choisis comme donneurs, il est important de leur dire que la compatibilité est le fruit du hasard et non la mesure de leur importance dans la famille.

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Collecte des cellules souches

Le prélèvement des cellules souches est appelé collecte. La collecte diffère selon la provenance des cellules souches. On peut prélever les cellules souches dans la moelle osseuse, le sang périphérique ou le sang de cordon ombilical.

On peut prélever ou traiter différemment les cellules souches en fonction des différents types de greffes de cellules souches (allogreffe, isogreffe ou autogreffe).

  • Pour une autogreffe, la collecte des cellules souches se fait habituellement quand la personne est en rémissionrémissionDiminution ou disparition des signes et symptômes d’une maladie (comme le cancer). et s'est rétablie d'autres traitements.
    • On donne parfois un traitement spécial aux cellules souches afin de détruite toute cellule cancéreuse qui reste. Ce procédé est appelé purge.
    • On ne sait pas encore quelle est la meilleure méthode pour faire la purge ni si la purge engendre une réduction du risque de réapparition du cancer.
  • Dans le cas d'une allogreffe de cellules souches avec un donneur non apparenté, on peut traiter les cellules souches d’une façon particulière afin d'en retirer des lymphocytes T. Les lymphocytes T sont des globules blancs qui aident à maîtriser la réaction immunitaire, soit la réaction du système immunitaire à la présence de substances étrangères dans le corps, à combattre l’infection et à détruire les cellules anormales. Le procédé de retrait des lymphocytes T est appelé déplétion en lymphocytes T. Il a pour but de réduire le risque d'une réaction du greffon contre l'hôte (GVH).

Pour certaines allogreffes et isogreffes, on peut administrer les cellules souches au receveur quelques heures après qu'elles aient été prélevées chez le donneur. Pour d'autres greffes, on prélève les cellules souches, on y ajoute un agent de conservation et on les emmagasine au moyen d'un procédé spécial de congélation. C'est ce qu'on appelle la cryoconservation. Ce procédé aide les cellules souches à rester viables jusqu'au moment de la greffe.

On peut prélever les cellules souches du cordon ombilical peu de temps après la naissance d’un bébé. On les traite, les congèle puis les entrepose jusqu’à ce qu’on en ait besoin.

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Histoires

Helen Storey Grâce aux fonds qu’elle a légués pour la recherche sur le cancer de l’ovaire, Helen Storey continue de veiller au mieux-être d’autrui.

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Une meilleure qualité de vie grâce à un essai clinique

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Lors d’un essai clinique dirigé par le Groupe d’essais cliniques de l’INCC pour la Société, on a découvert que les hommes atteints d’un cancer de la prostate qui reçoivent un traitement hormonal intermittent vivent aussi longtemps que ceux dont le traitement est ininterrompu.

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