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Typage des antigènes d'histocompatibilité (typage HLA)

Pour accroître les chances de réussite de la greffe de cellules souches et pour réduire le risque de complications, les cellules souches du donneur doivent être le plus compatible possible avec celles du receveur. Un procédé appelé typage HLA permet de s’assurer que la compatibilité entre le donneur et le receveur est la plus grande possible.

Chaque personne possède une série de protéines appelées antigènes d'histocompatibilité (antigènes HLA) à la surface de ses cellules. Ces antigènes aident le système immunitaire du corps à savoir ce qui lui appartient et ce qui lui est étranger. Pour qu'une greffe de cellules souches réussisse, le système immunitaire du receveur doit penser que les nouvelles cellules souches lui appartiennent afin qu'il n’essaie pas de les détruire. Plus le donneur et le receveur ont d'antigènes en commun, meilleures sont les chances que le corps du receveur accepte les cellules souches données.

Le typage HLA consiste habituellement en une analyse sanguine particulière qui permet de vérifier les antigènes. Les antigènes présents sur les cellules souches du donneur doivent être identiques ou très semblables aux antigènes des cellules du receveur. Il faut qu’au moins 6 à 10 antigènes spécifiques soient compatibles. Une compatibilité parfaite est de 6 sur 6 (6/6) ou de 10/10, mais on peut faire une greffe avec une compatibilité imparfaite (5/6 ou 9/10). La plus grande probabilité de trouver un donneur parfaitement compatible réside dans la famille du receveur, habituellement une sœur ou un frère.

Le système immunitaire du receveur peut penser que les nouvelles cellules souches ne lui appartiennent pas et les attaquer. On parle alors de rejet du greffon. Le rejet est plus probable si la compatibilité n’est pas grande. Cela ne se produit habituellement pas, car le traitement administré avant la greffe affaiblit le système immunitaire du receveur. Plus souvent, ce sont les cellules souches du donneur qui considèrent les cellules du receveur comme étrangères et les attaquent. On parle alors de réaction du greffon contre l'hôte (GVH).

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