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Radiothérapie au cerveau

Il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent lorsqu'on administre une radiothérapie au cerveau. Un grand nombre d'entre eux sont causés par l'enflure du cerveau, appelée œdème cérébral. Les effets secondaires peuvent se manifester peu de temps après qu’on ait commencé à administrer la radiothérapie. La plupart se résorbent une fois le traitement terminé, mais quelques-uns peuvent persister ou se manifester bien après qu'on ait cessé d'administrer la radiothérapie. L'irradiation du cerveau à fortes doses risque davantage d'engendrer des troubles neurologiques (système nerveux) à long terme. Chez l’enfant, plus il est jeune, plus les cellules du cerveau sont sensibles aux effets de la radiation.

En plus des effets secondaires possibles de la radiothérapie, il peut y avoir une certaine sensibilité là où l'on a fixé le cadre à la tête pour une radiochirurgie stéréotaxique.

Œdème cérébral

L'œdème cérébral, c'est l'enflure des tissus du cerveau. Il est causé par l'administration de fortes doses de radiation ou par la tumeur même. L'œdème cérébral peut apparaître rapidement en cours de traitement. Il risque de provoquer une hausse de la pression intracrânienne (PIC). Certains symptômes de l'œdème cérébral sont les suivants :

  • maux de tête
  • changements de la vision
  • nausées et vomissements
  • faiblesse musculaire
  • changements de la mémoire et de la concentration
  • crises d'épilepsie

On administre souvent des corticostéroïdescorticostéroïdesHormones stéroïdiennes qui agissent comme anti-inflammatoire en réduisant l’enflure et en affaiblissant la réaction immunitaire (réaction du système immunitaire à la présence de substances étrangères)., comme la prednisone et la dexaméthasone (Decadron, Dexasone), pour réduire l'enflure et soulager les symptômes de l'œdème cérébral causé par la radiothérapie. Une fois qu'on a administré des corticostéroïdes, il ne faut pas cesser de les prendre d’un coup, alors on en diminue graduellement la dose au fil du temps.

Il est important d'aviser l'équipe de radiothérapie de la présence de symptômes. Ils détermineront la cause de ces effets secondaires et décideront s'il est nécessaire de cesser le traitement temporairement, d'ajuster les médicaments ou d'avoir recours à des analgésiques.

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Crises d'épilepsie

Des crises d'épilepsie peuvent parfois se produire quand on administre une radiothérapie au cerveau. Elles sont causées par des impulsions électriques anormales dans le cerveau. Certaines personnes ressentent une aura, c'est-à-dire une sensation inhabituelle, avant une crise. Il y a des crises qui sont légères alors que d'autres provoquent des symptômes plus graves, dont ceux-ci :

  • odeurs ou goûts inhabituels
  • changements de la vision ou hallucinations
  • secousses, ou saccades, des muscles ou des membres
  • mordillement de la langue
  • écoulement de bave
  • perte de contrôle de la vessie
  • perte de conscience (totale ou momentanée)
  • confusion

On administre des anticonvulsivants (médicaments contre les crises d'épilepsie) afin de soulager les crises. L'équipe de soins de santé fait régulièrement des analyses sanguines pour vérifier le taux d'anticonvulsivant dans le sang. S'il est trop bas, il est possible qu'il n'y ait pas suffisamment de médicaments dans le corps pour maîtriser efficacement les crises. Les anticonvulsivants suivants permettent de prévenir et de traiter l'épilepsie :

  • phénytoïne (Dilantin)
  • carbamazépine (Tegretol)
  • acide valproïque (Depakane, Epival)

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Réactions cutanées

Si on a recours à la radiothérapie externe, le cuir chevelu qui se trouve dans la région traitée peut s'assécher, démanger, devenir rouge et sensible. Ces effets secondaires se produisent habituellement après 2 à 3 semaines de radiothérapie et se résorbent généralement quelques semaines après le traitement. L'équipe de radiothérapie donne des directives à suivre sur les soins à apporter à la peau. Le cuir chevelu devrait être protégé du soleil et du froid par un chapeau, un turban ou un foulard. Suivez les directives de l'équipe de radiothérapie relativement à l'application de crème solaire sur le cuir chevelu.

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Amincissement ou perte des cheveux

L'amincissement ou la perte des cheveux (alopécie) peut se produire après 2 à 3 semaines de radiothérapie parce que les follicules pileux qui se développent rapidement sont sensibles à la radiation. La perte de cheveux affecte la tête en entier si tout le cerveau est traité par radiothérapie externe. Si on n'irradie qu'une certaine partie du cerveau, l'amincissement ou la perte des cheveux ne se produit que dans la région traitée.

La perte de cheveux peut être temporaire lorsqu'on administre de faibles doses de radiation. Il est important d'être délicat avec ses cheveux. Employez un shampooing doux et une brosse à poils doux et laissez vos cheveux sécher naturellement. Souvent, ils repoussent de 3 à 6 mois après la fin du traitement. La perte de cheveux est plus susceptible d'être permanente si les doses de radiation sont élevées.

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Syndrome de somnolence

Le syndrome de somnolence, c'est un ensemble de symptômes qui se manifestent de 4 à 12 semaines après la radiothérapie et qui peuvent durer de 2 à 8 semaines. Les symptômes comprennent entre autres ceux-ci :

  • somnolence
  • léthargie (manque d'énergie)
  • légers maux de tête
  • légère fièvre
  • nausées et vomissements
  • perte d’appétit
  • irritabilité
  • confusion
  • difficulté à avaler
  • difficulté à parler

La personne affectée par le syndrome de somnolence veut beaucoup dormir. Les symptômes disparaissent habituellement d'eux-mêmes, sans traitement, quelques heures après avoir débuté.

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Nausées et vomissements

Les nausées et vomissements ne sont pas des effets secondaires courants de la radiothérapie au cerveau, mais il est possible qu'ils se produisent. Ils peuvent aussi être causés par l'enflure du cerveau (œdème cérébral). Les nausées et vomissements sont susceptibles de se manifester après 1 ou 2 semaines de radiothérapie. On peut habituellement les soulager à l'aide d'antinauséeux et ils disparaissent généralement une fois le traitement terminé.

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Maux d'oreille ou troubles de l'ouïe

Il est possible que des maux d'oreille ou des troubles de l'ouïe se produisent si l'oreille se trouve dans la zone de traitement. Ces problèmes peuvent être causés par le cérumen qui durcit, une irritation ou également par des lésions à l'oreille moyenne ou à l'oreille interne provoquées par la radiation. Des troubles de l'ouïe devraient être signalés à l'équipe de radiothérapie. On prescrit parfois des gouttes. Il faut protéger l'oreille du soleil, du vent et du froid. Les maux d’oreille et les troubles de l’ouïe disparaissent habituellement d’eux-mêmes quelques mois après la radiothérapie.

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Changements neurologiques

Les changements neurologiques sont souvent un effet tardif qui peut se manifester lorsqu’on administre une radiothérapie au cerveau. Ils comprennent entre autres ceux-ci :

  • changements de la fonction cognitive, dont la concentration et le raisonnement
  • changements affectifs, dont la dépression, l'irritabilité ou les sautes d'humeur
  • perte de mémoire à court ou à long terme
    • La perte de mémoire à court terme disparaît habituellement environ 2 mois après la radiothérapie.
  • troubles de la parole
  • troubles de l'équilibre et de la coordination

On ne sait pas exactement comment la radiation affecte les fonctions mentales et affectives.

Un psychologue ou un neurologue pourrait évaluer la personne et suggérer des médicaments ou des façons de faire face à ces changements. La rééducation cognitive peut aider une personne à retrouver ses fonctions cognitives ou à s’adapter à ces changements.

Lésion des nerfs crâniens

Il est possible que des lésions se forment dans les nerfs lorsque la radiothérapie endommage l'une des 12 paires de nerfs crâniens. Ces nerfs participent à la vision, aux mouvements des yeux, à l'odorat, à l'ouïe, au goût et à l'équilibre. Ils affectent les sensations et contrôlent les muscles du visage, de la langue, de la gorge et des épaules. Des lésions aux nerfs crâniens peuvent causer les effets suivants :

  • changements de la vision
  • troubles de l'ouïe
  • faiblesse du visage, de la langue, du cou ou des épaules

L'équipe de soins de santé effectue un examen neurologique afin de vérifier la fonction du système nerveux et de détecter des changements de la fonction neurologique. Ces problèmes sont plus souvent des effets tardifs de la radiothérapie.

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Déficits hormonaux

Les déficits hormonaux (faible taux d'hormones) sont un effet tardif de la radiothérapie. Ils peuvent se produire si l'hypothalamus, l'hypophyse ou la glande thyroïde sont endommagés par la radiation. Ces glandes contrôlent la libération de certaines hormoneshormonesSubstance qui régule certaines fonctions du corps comme le métabolisme, la croissance et la reproduction. dont celles-ci :

  • hormones sexuelles (comme l'œstrogène, la progestérone et la testostérone)
    • Des changements des taux d’hormones sexuelles peuvent mener à une puberté précoce ou tardive chez les enfants, à des modifications du cycle menstruel chez les femmes et à l’infertilité chez les hommes et les femmes.
  • hormones de croissance
    • Si la radiothérapie au cerveau d’un enfant réduit la quantité d’hormones de croissance dans son corps, il sera de plus petite taille, ses membres seront plus courts et son développement physique global sera réduit.
  • hormones thyroïdiennes
    • Une diminution du taux d’hormones thyroïdiennes (hypothyroïdie) engendre de la fatigue, une perte de poils et de cheveux, la fragilité des ongles, la sécheresse de la peau, des changements menstruels et un ralentissement du métabolisme.
    • Chez l’enfant, un faible taux d’hormones thyroïdiennes peut causer un ralentissement du développement physique et mental.
  • hormones surrénaliennes
    • Une diminution de la quantité d'hormones surrénaliennes provoque un déséquilibre de l'eau et des électrolytes, une faiblesse musculaire, une moins grande capacité d'adaptation au stress et une plus grande susceptibilité aux infections.

La modification du taux de ces hormones devient souvent un problème à long terme qui doit être surveillé régulièrement. On pourrait avoir recours à des médicaments pour remplacer certaines hormones.

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Radionécrose

La radionécrose, parfois appelée nécrose cérébrale, apparaît quand une région de tissus morts se forme à l'emplacement de la tumeur au cerveau après une radiothérapie. La radionécrose peut survenir aussi peu que 6 mois après la radiothérapie, mais les symptômes se manifestent habituellement de 1 à 2 ans après le traitement.

Les symptômes de la radionécrose ressemblent à ceux d'une hausse de la pression intracrânienne (PIC) et peuvent comporter ceux-ci :

  • maux de tête
  • somnolence ou syndrome de somnolence
  • perte de mémoire (à court ou à long terme)
  • changements de la personnalité
  • crises d'épilepsie

On peut effectuer des examens d'imagerie, comme l'imagerie par résonance magnétique (IRM)imagerie par résonance magnétique (IRM)Technique d’imagerie fondée sur l’emploi d’un champ magnétique en vue d’obtenir des images de régions internes du corps. Un produit de contraste peut être injecté pour pouvoir distinguer clairement les structures et les organes sur l’image générée par ordinateur. ou la tomodensitométrie (TDM)tomodensitométrie (TDM)Technique d’imagerie lors de laquelle on utilise un ordinateur pour assembler une série d’images radiographiques afin d’obtenir une image à 3 dimensions d’organes, de tissus, d'os et de vaisseaux sanguins du corps. Un produit de contraste peut être injecté pour qu’on voit clairement les organes et l, pour faire la différence entre une récidive de la tumeur et une radionécrose. Il faut parfois faire une biopsie pour poser un diagnostic. La radionécrose s'aggrave souvent au fil du temps.

Les options de traitement de la radionécrose comportent entre autres celles-ci :

  • corticostéroïdes pour aider à soulager les symptômes et à faire baisser une pression intracrânienne élevée
    • dexaméthasone (Decadron, Dexasone), médicament le plus souvent utilisé
    • prednisone
  • chirurgie pour enlever une partie des tissus morts dans le cerveau

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Myélopathie post-radique

La myélopathie post-radique se définit par des dommages causés à la moelle épinière par la radiothérapie. Il en existe 2 types, soit transitoire et tardive, ou retardée.

La myélopathie post-radique transitoire est caractérisée par le signe Lhermitte qui est une sensation de décharge électrique dans le cou, le dos ou les jambes. Elle se manifeste habituellement lorsque le cou est penché vers l’avant. Cet effet secondaire survient le plus souvent de 2 à 6 mois après la radiothérapie. Ce type de myélopathie s’atténue habituellement sans traitement et il ne cause aucun problème à long terme.

La myélopathie post-radique tardive, ou retardée, apparaît des mois voire des années après la radiothérapie. Elle caractérisée par une faiblesse, une insensibilité à la température ou une perte de la proprioception, le sens qui permet de percevoir la position, la posture, l’équilibre et le mouvement du corps. En général, la myélopathie post-radique tardive ne s’améliore pas d’elle-même et peut graduellement entraîner une paralysie.

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Diminution de la croissance des vertèbres

Une radiothérapie à la moelle épinière peut réduire ou modifier la croissance des vertèbres (os de la colonne vertébrale) qui se trouvent dans la zone de traitement. Une diminution de la croissance des vertèbres peut engendrer une plus petite taille, une scoliose et le développement inégal des os et des tissus mous. Afin de réduire le risque de scoliose ou de développement inégal des os et des tissus mous des deux côtés d’une vertèbre, on traite toute la vertèbre par radiothérapie plutôt que juste un côté.

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Leucoencéphalopathie

La leucoencéphalopathie est un effet secondaire qui se manifeste le plus souvent après une chimiothérapie mais parfois aussi à la suite d'une radiothérapie au cerveau. La leucoencéphalopathie affecte habituellement la substance blanche du cerveau. Cette substance contient des cellules nerveuses couvertes de myéline, matière qui agit comme isolant et qui accélère la transmission des signaux dans les nerfs. La leucoencéphalopathie est caractérisée par la destruction de la gaine de myéline, appelée démyélinisation, dans la région traitée et du tissu qui l'entoure.

La leucoencéphalopathie est un effet tardif de la radiothérapie au cerveau qui peut être permanent. Les symptômes sont entre autres ceux-ci :

  • léthargie (manque d'énergie)
  • ataxie (incapacité de coordonner ses mouvements)
  • engourdissement
  • spasmes musculaires
  • faiblesse musculaire ou paralysie
  • crises d'épilepsie

On peut effectuer un examen d'IRM afin de diagnostiquer une leucoencéphalopathie.

Les options de traitement de la leucoencéphalopathie comportent entre autres celles-ci :

  • anticonvulsivants (contre les crises d'épilepsie)
  • corticostéroïdes
  • physiothérapiephysiothérapieRecours à des activités physiques, comme des exercices particuliers, des activités ou des massages pour traiter une personne. ou ergothérapie

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Troubles cardiaques

Une radiothérapie de la portion thoracique de la moelle épinière peut endommager le cœur. Si on administre également une chimiothérapie, les troubles cardiaques sont plus courants et peuvent être graves. Des symptômes comme la fièvre, l'essoufflement, une difficulté à respirer, l'enflure des bras ou des jambes ou une douleur thoracique devraient être signalés à un médecin le plus vite possible.

Les troubles cardiaques causés par la radiothérapie se manifestent en général bien des années après le traitement. Ils durent souvent longtemps et sont chroniques. Les personnes qui ont déjà reçu une radiothérapie dans la région du cœur risquent davantage une maladie coronarienne prématurée, un infarctus du myocarde, des problèmes avec les valves de leur cœur et la formation de tissu cicatriciel dans le muscle cardiaque.

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Troubles intestinaux

Dans de rares cas, une radiothérapie à la portion de la moelle épinière qui passe par l’abdomen inférieur peut causer la diarrhée et une entérite radique.

La diarrhée peut débuter après 2 à 3 semaines de radiothérapie. Il peut aussi y avoir des crampes abdominales.

L'entérite radique est l'irritation et l'inflammation de l'intestin grêle et du côlon qui se produit pendant ou après une radiothérapie de la moelle épinière dans la région de l'abdomen. Elle peut se manifester lors de la première séance d'irradiation et jusqu'à 8 semaines après (entérite aiguë). Elle apparaît parfois plusieurs mois ou des années plus tard (entérite chronique).

Il faudrait signaler la présence de diarrhée ou d'une entérite radique à l'équipe de radiothérapie.

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