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Radiothérapie à l'abdomen

Il est toujours possible que certains effets secondaires se produisent lorsqu'on administre une radiothérapie dans la région abdominale. Les effets secondaires sont plus susceptibles de se manifester si on traite une grande partie de l'abdomen. L'irradiation du segment inférieur de l'œsophage, de l'estomac ou bien de l'intestin grêle et du côlon peut causer divers troubles gastro-intestinaux (GI). La plupart des effets secondaires se résorbent une fois la radiothérapie terminée, mais quelques-uns peuvent persister ou se manifester bien après qu'on ait cessé d'administrer la radiothérapie.

Lorsque la radiation est dirigée vers la partie supérieure de l'abdomen, l'œsophage et l'estomac peuvent être irrités. La plupart des effets secondaires se manifestent après 1 à 2 semaines de traitement.

Lorsque la radiation est dirigée vers la partie inférieure de l'abdomen ou le bassin, les intestins (intestin grêle et côlon) sont plus susceptibles d'être irrités. La plupart des effets secondaires se manifestent après 2 à 3 semaines de traitement. Les intestins sont très sensibles à la radiation, en particulier l'intestin grêle.

Nausées et vomissements

Les nausées et vomissements sont plus fréquents lorsqu'on traite une grande région de la partie supérieure de l'abdomen par radiothérapie. Les nausées peuvent se manifester de 1 à 3 heures après la séance quotidienne de traitement (après 1 à 2 semaines de radiothérapie). Certaines personnes trouvent utile de prendre une collation légère avant chaque séance pour aider à prévenir les nausées et vomissements. D'autres ne mangent pas quelques heures avant le traitement ou attendent quelques heures après pour le faire.

Il faut signaler la présence de nausées et de vomissements à l'équipe de radiothérapie. On peut habituellement soulager les nausées et vomissements à l'aide d'antinauséeux. Ces effets secondaires disparaissent généralement une fois la radiothérapie terminée.

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Difficulté à digérer, ballonnements ou gaz

Il est possible d'avoir de la difficulté à digérer, d'être ballonné ou de faire des gaz lorsque la radiothérapie irrite la muqueuse de l'œsophage ou de l'estomac. Évitez de consommer des aliments épicés ou frits ou qui causent des gaz. Des antiacides ou d'autres médicaments qui apaisent une digestion difficile, les ballonnements et les gaz pourraient être nécessaires. Ces symptômes disparaissent souvent une fois la radiothérapie terminée.

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Perte d'appétit

La perte d'appétit (anorexie) peut être causée par de nombreux facteurs tels que :

  • une accumulation de déchets engendrée par la mort des cellules cancéreuses
  • des nausées et vomissements
  • une difficulté à digérer
  • la diarrhée
  • la fatigue

La perte d'appétit peut mener à une perte de poids et à la malnutrition. Continuer de bien s'alimenter pendant et après la radiothérapie est important pour aider une personne à se rétablir du traitement. Une diététiste peut donner des conseils sur la façon d'accroître l'appétit, de manger davantage et de conserver une bonne alimentation. Elle pourrait même suggérer la prise de suppléments alimentaires.

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Diarrhée

La diarrhée est l'évacuation fréquente de selles très molles (liquides). Il est possible que des crampes abdominales accompagnent la diarrhée. Cet effet apparaît souvent après 2 à 3 semaines de radiothérapie. Il faut signaler la présence de diarrhées à l'équipe de radiothérapie, qui peut recommander des médicaments en vente libre ou bien en prescrire pour aider à soulager cet effet secondaire.

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Ulcères

Des ulcères (lésions dans la muqueuse de l'estomac) peuvent se former si les cellules productrices de mucus dans le revêtement de l’estomac sont endommagées. Les symptômes d'un ulcère sont une digestion difficile, la douleur, les nausées et parfois les vomissements de sang. On peut traiter les ulcères gastriques en modifiant son alimentation (comme en mangeant plusieurs petits repas chaque jour), en prenant des médicaments ou en pratiquant une chirurgie dans certains cas. Les ulcères peuvent devenir un problème à long terme.

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Troubles du foie

Les cellules du foie sont sensibles aux effets de la radiation. Une radiothérapie de la partie supérieure de l’abdomen peut causer l’enflure et la sensibilité du foie puisque les cellules du foie s’enflamment et s’irritent. Ces symptômes sont habituellement temporaires et disparaissent une fois la radiothérapie terminée. Il arrive parfois que les symptômes durent longtemps et que l'irritation cause la cicatrisation (fibrose) du foie.

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Entérite radique

L'entérite radique est une irritation et une inflammation de l'intestin grêle et du côlon. Elle se manifeste pendant ou après une radiothérapie à l'abdomen. Elle est plus susceptible de se produire lorsqu'on administre de fortes doses de radiation pour traiter certaines tumeurs abdominales. L'entérite radique peut apparaître au début du traitement et jusqu'à 8 semaines après qu'on ait commencé à l'administrer (entérite aiguë). Il arrive parfois qu'elle se manifeste plusieurs mois voire des années après la radiothérapie (entérite chronique).

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Troubles du rein

Une radiothérapie de la partie centrale de l'abdomen peut causer l'inflammation des reins et des uretères (canaux par lesquels l'urine s'écoule des reins jusqu'à la vessie). Les symptômes comprennent habituellement une hausse de la pression artérielle, une trop grande quantité de protéines dans l'urine et l'enflure des bras et des jambes. Les médicaments peuvent aider à soulager les symptômes jusqu'à la fin de la radiothérapie. L'inflammation disparaît généralement une fois le traitement terminé. Il arrive parfois que l'inflammation persiste, et l'insuffisance rénale progressive pourrait devenir un problème à long terme.

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Myélopathie post-radique

La myélopathie post-radique se définit par des dommages causés à la moelle épinière par la radiothérapie. Il en existe 2 types, soit transitoire et tardive, ou retardée.

La myélopathie post-radique transitoire est caractérisée par le signe Lhermitte qui est une sensation de décharge électrique dans le cou, le dos ou les jambes. Elle se manifeste habituellement lorsque le cou est penché vers l’avant. Cet effet secondaire apparaît le plus souvent de 2 à 6 mois après la radiothérapie. Ce type de myélopathie s’atténue habituellement sans traitement et il ne cause aucun problème à long terme.

La myélopathie post-radique tardive, ou retardée, apparaît des mois voire des années après la radiothérapie. Elle caractérisée par une faiblesse, une insensibilité à la température ou une perte de la proprioception, le sens qui permet de percevoir la position, la posture, l’équilibre et le mouvement du corps. En général, la myélopathie post-radique tardive ne s’améliore pas d’elle-même et peut graduellement entraîner une paralysie.

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Marie Whitehead Déceler le cancer le plus tôt possible. C’est ce qui compte avant tout. Cela pourrait vous sauver la vie.

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