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Curiethérapie

Lors d’une curiethérapie, on met la substance radioactive (radio-isotope) directement dans la tumeur ou le plus près possible : c’est un implant. On peut aussi mettre la substance radioactive dans la région où se trouvait la tumeur qu'on a enlevée. La curiethérapie est également appelée radiothérapie interne, radiothérapie à courte distance, radiothérapie par implant et radiothérapie avec source scellée.

Les substances radioactives se présentent sous diverses formes, dont des applicateurs spéciaux, des fils minces, des tubes (cathéters), des rubans, des aiguilles, des capsules et des petits grains. Selon le type d’implant, la source de radiation reste en place quelques minutes, quelques heures, des jours ou bien de façon permanente.

La curiethérapie permet de traiter le cancer à l'aide d'une plus forte dose de radiation qu'en radiothérapie externe. La radiation peut être administrée directement aux cellules cancéreuses et ainsi moins affecter les tissus normaux voisins.

Sources de radiation pour la curiethérapie

Les matières radioactives employées en curiethérapie sont entre autres les suivantes :

  • césium
  • or
  • iode
  • iridium
  • palladium
  • cobalt
  • ruthénium

Le temps nécessaire pour que la radioactivité d'une substance diminue de moitié porte le nom de demi-vie. Les diverses matières radioactives ont différentes demi-vies. Cette information aide l'équipe de radiothérapie à choisir le type de matière à employer et à planifier le protocole de traitement. Cela permet aussi de déterminer pendant combien de temps il faut suivre des mesures de sécurité à la suite du traitement.

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Administration de la curiethérapie

Il existe différentes façons de placer un implant dans le corps.

  • Curiethérapie interstitielle
    • On met l'implant directement dans la tumeur, par exemple dans la prostate, par chirurgie.
    • Les implants peuvent être temporaires ou permanents.
      • On enlève les implants temporaires une fois que la dose désirée a été administrée.
      • Les implants permanents, comme les grains radioactifs, ne sont pas enlevés. Ils libèrent graduellement leur dose de radiation pendant quelques semaines ou quelques mois.
    • Il est possible d'associer la curiethérapie interstitielle à la radiothérapie externe.
    • On peut avoir recours à la curiethérapie interstitielle pour traiter un cancer de la prostate ou de la tête et du cou.
  • Curiethérapie intracavitaire
    • On insère l'implant dans un applicateur spécial qu'on glisse dans une cavité du corps, comme dans le col de l'utérus en passant par le vagin.
    • On a le plus souvent recours à la curiethérapie intracavitaire pour les cancers de l'appareil génital de la femme, tel que le cancer du col de l'utérus.
  • Curiethérapie intraluminale
    • On insère l'implant dans un applicateur spécial qu'on glisse dans une voie de passage du corps, comme l'œsophageœsophageTube musculaire présent dans le cou et le thorax et par lequel la nourriture passe du pharynx (gorge) à l'estomac. ou une bronchebroncheLarges tubes, ou conduits aériens, qui forment un embranchement allant de la trachée aux poumons où ils se ramifient en conduits plus petits (bronchioles) qui se terminent par les alvéoles pulmonaires (sacs alvéolaires). Les bronches laissent passer l'air qui entre dans les poumons et qui en sort..
    • On associe souvent la curiethérapie intraluminale à la radiothérapie externe pour donner une dose supplémentaire de radiation.
    • On peut y avoir recours pour traiter certains cancers de l'œsophage ou du poumon.
    • Elle porte aussi le nom de curiethérapie transluminale.
  • Curiethérapie de surface
    • Il arrive parfois qu'on place un très petit implant à la surface d'une tumeur, par exemple sur l'œil.
    • On peut avoir recours à la curiethérapie de surface pour traiter certaines tumeurs de l'œil ou de la peau.
    • Elle porte aussi le nom de curiethérapie par moule ou de plésiocuriethérapie.

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Planification d’une curiethérapie

On planifie la plus grande partie d’une curiethérapie au cours du rendez-vous qui a été donné pour administrer le traitement. On fait la planification juste avant d’administrer la vraie dose de radiation. La préparation à une curiethérapie varie selon :

  • le type de curiethérapie administré
  • la région du corps à traiter

On pourrait administrer un sédatif avant de mettre l’implant en place. Il est possible que la personne qui reçoit une curiethérapie soit avisée de ne pas manger ou boire quoi que ce soit après minuit la veille de l’intervention, en particulier si on lui administre une anesthésie générale.

La dose administrée dépend de la quantité de tissu à traiter, du type de substance radioactive et de la façon de l’administrer. On peut avoir recours à des examens d’imagerie et à des ordinateurs pour aider l’équipe de soins de santé à planifier le traitement. On divise parfois la dose totale de radiation en quelques doses plus petites appelées fractions quand on administre une curiethérapie à forte dose.

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Préparation d’un enfant à une curiethérapie

Recevoir une curiethérapie peut être une expérience effrayante si un enfant ne sait pas ce qui lui arrive. Puisqu'il a peur, il pourrait ne pas vouloir collaborer lors du processus thérapeutique ou en être incapable. Aider l'enfant à comprendre ce qui se passe et le préparer au traitement atténuera ses peurs et lui permettra de collaborer avec l'équipe de radiothérapie.

On peut montrer à l’enfant ainsi qu'à ses parents à quoi ressemble l'implant, comment on l'insère, à l'aide de marionnettes, et quels appareils peuvent être utilisés. L’équipe de soins de santé leur explique les mesures de sécurité radiologique.

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Recevoir une curiethérapie

On administre la curiethérapie à l’hôpital ou dans un centre de traitement du cancer. On le fait habituellement en consultation externe, mais il arrive que la personne doive être hospitalisée pour recevoir le traitement. Cela dépend de la région à traiter, du type de curiethérapie à administrer et de l’état de santé global de la personne.

On met généralement l’implant de curiethérapie en place dans une salle d’opération. On administre un anesthésiqueanesthésiqueMédicament qui cause l’anesthésie (perte partielle ou totale de sensation ou de conscience). ou un sédatif à la personne qui reçoit l’implant.

Les implants sont permanents ou temporaires. Ils peuvent être la source même de radiation, comme des grains, des capsules, des fils ou des aiguilles, ou bien le véhicule par lequel la radiation est émise, comme des applicateurs creux particuliers ou des tubes souples appelés cathéters. L'échographie, la tomodensitométrie (TDM) ou d'autres examens d'imagerie peuvent aider les médecins à s'assurer qu’ils insèrent les implants au bon endroit dans le tissu ou la cavité du corps.

L'équipe de radiothérapie planifie la dose à administrer et la durée du traitement. Elle utilise des ordinateurs pour aider à tracer les contours de la région à traiter, faire des calculs et planifier le traitement. Une fois que l'équipe a déterminé la dose appropriée et qu'elle a obtenu les sources radioactives, elle met les implants en place.

Il arrive parfois qu'on doive diviser la dose totale de radiation en plusieurs petites doses, appelées fractions, lorsqu'on administre une curiethérapie à forte dose.

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Implants permanents

Un implant permanent reste en place pour toujours. L'implant peut se présenter sous la forme de petits grains ou fils radioactifs. Il est possible que les médecins utilisent de très fines aiguilles, des tubes (cathéters) ou un pistolet spécial pour insérer les grains. L'implant émet des radiations pendant plusieurs semaines ou quelques mois et la radiation s’affaiblit au fil du temps. La matière radioactive finit par se dissiper complètement.

Il se peut que la personne traitée doive rester à l'hôpital au cours des premiers jours qui suivent la mise en place de l'implant puisque c'est à ce moment-là que la radiation est la plus active. L'implant devient de moins en moins radioactif chaque jour. La radiation libérée dans le corps est très faible au moment où la personne quitte l'hôpital pour se rendre chez elle, mais il est possible qu'elle doive prendre certaines mesures de sécurité à la maison.

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Implants temporaires

Un implant temporaire ne reste pas en place pour toujours. L'implant temporaire est inséré dans un contenant ou un applicateur (comme un tube creux) qui maintient la source de radiation en place lors de la curiethérapie. On peut administrer un traitement à faible débit de dose (FDD) ou à haut débit de dose (HDD) avec les implants temporaires.

Curiethérapie à faible débit de dose (FDD)

Lors d'une curiethérapie à FDD, on administre de faibles doses de radiation en continu durant quelques heures ou quelques jours. On laisse souvent l'implant en place de 7 à 10 jours avant que le médecin l'enlève. L'hospitalisation est habituellement nécessaire et on doit prendre des mesures de sécurité radiologique spéciales pour s’assurer que les autres ne sont pas exposés à la radiation. Une fois l'implant enlevé, la personne n'est plus radioactive et peut se trouver auprès des gens.

  • Les médecins implantent le contenant ou l'applicateur de la matière radioactive dans la tumeur ou tout près.
  • La matière radioactive est insérée, ou chargée, dans le contenant implanté. On parle alors de chargement différé. Cette intervention n'est pas très longue et peut se dérouler au service de radiothérapie ou dans la chambre d'hôpital de la personne.
  • Une fois que l'implant est chargé, il est possible que la personne doive rester dans une chambre spéciale à l'hôpital ou au centre de traitement de 1 à 7 jours, mais en général c’est de 48 à 72 heures. Pendant ce temps, l'implant radioactif émet lentement des radiations. On peut alors détecter des radiations à l'extérieur du corps, c'est pourquoi on doit prendre des mesures de sécurité pour protéger de la radiation les autres personnes qui se trouvent à l’hôpital et les visiteurs.
  • Il est possible que la personne doive rester au lit et plutôt immobile afin de s'assurer que l'implant, qui contient la source radioactive, demeure en place. L'équipe de soins de santé lui donne les directives à suivre pour se tourner dans le lit et y faire des exercices.
  • Selon l'emplacement de l'implant, une alimentation spéciale, une sonde urinaire ou une sonde d'alimentation peut être requise.
  • La source radioactive même est indolore, mais on peut avoir recours aux analgésiques pour soulager tout inconfort causé par l'implant. Il est possible qu'on prescrive des médicaments à la personne pour l'aider à se détendre et à dormir.

Curiethérapie à haut débit de dose (HDD)

Lors d'une curiethérapie à HDD, on administre une seule dose élevée de radiation pendant un très court laps de temps. Une seule séance de traitement dure habituellement quelques minutes. La matière radioactive est émise par un appareil spécial de haut débit de dose fixé à des cathéters ou à des aiguilles insérés dans la tumeur.

  • La curiethérapie à HDD est aussi appelée curiethérapie à distance.
  • Une seule ou plusieurs séances de traitement sont nécessaires, selon la région à traiter.
  • On administre le plus souvent la curiethérapie à HDD en consultation externe, mais certaines personnes doivent être hospitalisées.
  • Les médecins implantent les cathéters dans la tumeur ou la région à traiter. Ils fixent les cathéters à un tube relié à un appareil de radiothérapie à forte dose particulier.
  • Un ordinateur indique à l'appareil de libérer les sources radioactives vers des régions spécifiques des cathéters implantés. C'est l'équipe de radiothérapie qui dirige ce processus à partir d'une pièce adjacente au service de radiothérapie. On parle alors de chargement différé à distance.
  • L'administration d'une curiethérapie à HDD ne prend que quelques minutes. Une fois qu'elle est terminée, les sources radioactives retournent dans l'appareil, ne laissant aucune matière radioactive dans le corps.

La personne peut habituellement retourner à la maison après le traitement. Il arrive parfois qu’on doive administrer quelques séances sur une période de quelques jours. Si c’est le cas, on laisse les cathéters en place et la personne demeure à l’hôpital.

Retrait d’un implant temporaire

L’équipe de soins de santé enlève l'implant temporaire lorsque la dose de radiation désirée a été administrée et que le traitement est terminé. Habituellement, il n'est pas nécessaire d'avoir recours à un anesthésique quand on enlève un implant temporaire. La plupart peuvent être enlevés directement dans la chambre d'hôpital. Une fois que la source radioactive est enlevée, il n’y a plus de radioactivité dans le corps et il est habituellement sécuritaire de se trouver près d’autres personnes.

La région qui a été traitée peut être endolorie ou sensible pendant quelque temps à la suite de la curiethérapie.

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Mesures de sécurité

Les personnes qui reçoivent une curiethérapie sont habituellement admises à l’hôpital dans une chambre privée et sont isolées des autres. Cette période peut être difficile vu les restrictions imposées pour les visites et les soins infirmiers. Certaines activités peuvent aussi être restreintes, mais la personne qui reçoit le traitement peut habituellement lire, regarder la télévision, écouter de la musique ou parler au téléphone. Le personnel infirmier prodigue tous les soins nécessaires.

Il est possible qu'un radiophysicien mesure régulièrement le niveau de radioactivité dans la chambre. Il pourrait également déterminer le taux de radioactivité dans la personne traitée avant qu'elle ne reçoive son congé de l'hôpital.

Précautions à prendre lors du séjour à l’hôpital

Les sources radioactives implantées émettent la plus grande partie de la radiation directement dans la tumeur, mais une certaine quantité peut se répandre. On prend des précautions particulières pour s'assurer que les autres personnes sont protégées et que leur exposition à la radiation est limitée. La durée d'observation de ces précautions varie selon le type de curiethérapie administré, mais elle est habituellement de 2 à 3 jours.

On met une affiche sur la porte de la chambre de la personne traitée qui indique aux visiteurs de se présenter au poste du personnel infirmier avant d'entrer. Cette pratique permet d'informer les visiteurs des précautions qui doivent être prises.

Les précautions se basent sur certains des principes suivants.

  • Durée
    • Il est possible qu'on limite la durée des visites afin de réduire l'exposition. Ces limites varient (10 à 30 minutes par jour par exemple) et sont déterminées sur une base individuelle.
    • Le temps que passe le personnel infirmier avec la personne traitée par implant radioactif est limité pour minimiser leur exposition.
  • Distance
    • Le niveau de rayonnement est le plus élevé à la source radioactive même. Il s'affaiblit quand on s'en éloigne.
    • Il est possible qu'on demande aux visiteurs de rester à au moins 6 pieds de la personne traitée par curiethérapie ou radiothérapie systémique.
    • Il se peut que le personnel infirmier discute avec la personne traitée à partir de la porte ou d'un interphone.
  • Protection
    • Il est possible qu'on place un écran de protection portatif en plomb ou d'autres dispositifs de protection entre la personne traitée et le visiteur ou le soignant.
    • Les chambres dans lesquelles on administre la radiothérapie sont spécialement protégées, alors il n'y a pas de risque d'exposition pour toutes les personnes qui se trouvent à l'extérieur de ces chambres.

Précautions supplémentaires pour les implants de curiethérapie

Les enfants de moins de 18 ans et les femmes enceintes ne sont pas admis dans la chambre quand la source de radiation est active.

Ni le personnel ni les personnes traitées ne doivent toucher à un implant radioactif à mains nues, même si le contenant est scellé. Le toucher pourrait causer des dommages à la peau.

Habituellement, les liquides corporels, comme l'urine et les selles, ne sont pas radioactifs et ne requièrent pas de manipulation particulière.

Une fois qu'on a enlevé l'implant, il n’y a plus de radioactivité dans le corps. Cependant, les personnes qui ont un implant radioactif permanent devront peut-être suivre des mesures de sécurité à la maison pendant un certain temps à la suite de l'implantation.

Précautions à la maison

L'équipe de radiothérapie donne aux personnes traitées par radiothérapie interne des directives particulières sur toutes les mesures de précaution qu'elles doivent suivre et sur leur durée. Il serait bon de discuter avec son radio-oncologue ou l'équipe de radiothérapie si on a des préoccupations ou des questions relatives à la sécurité.

La matière radioactive contenue dans un implant permanent peut se propager à l'extérieur du corps. C’est pourquoi les personnes doivent respecter des mesures de sécurité pendant un certain temps après avoir reçu ce type de traitement. Lorsqu'on a recours aux grains radioactifs pour traiter un cancer de la prostate par exemple, la plus grande partie de la radiation émise par les grains reste à l'intérieur de la prostate. Le taux de radioactivité à l'extérieur de la région pelvienne est très bas, mais on doit quand même suivre des mesures de sécurité.

Une personne traitée par implants radioactifs permanents (grains) doit suivre les précautions suivantes :

  • Éviter un contact prolongé et rapproché avec les femmes enceintes ou susceptibles de l'être pendant les 2 mois qui suivent l'insertion de l'implant.
  • Éviter d'asseoir des enfants sur ses genoux pendant les 2 mois qui suivent l'insertion de l'implant.
  • Toujours avoir sa carte-portefeuille pour la durée indiquée par son équipe de radiothérapie.
    • Elle contient les renseignements suivants :
      • type de matière radioactive implanté
      • date de l'implantation
      • que faire en cas d'urgence médicale
      • qui appeler au centre de traitement

Un homme dont le cancer de la prostate est traité par implants permanents doit également :

  • Vérifier si des grains radioactifs passent dans son sperme ou son urine.
  • Porter un condom lors des relations sexuelles pendant les 2 mois qui suivent l'implantation.
  • Filtrer son urine pendant quelques jours à la suite de l'insertion ou prendre en note si un grain est évacué dans l'urine.
  • Tirer la chasse d'eau 2 fois pour être sûr que le ou les grains ont passé.
  • Aviser l'équipe de soins de santé si un ou des grains ont été évacués dans son sperme ou son urine.
    • Perdre 1 ou 2 grains ne nuira pas à l'efficacité de l'implant.

Ces précautions aident à limiter l'exposition des autres à la radiation jusqu'à ce que l'implant radioactif n'émette plus de radiation, ou qu'il devienne inactif.

Les objets touchés par une personne traitée ou qui entrent en contact avec elle ne deviennent pas radioactifs.

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Effets secondaires de la curiethérapie

La plupart des personnes éprouvent très peu d'effets secondaires à cause de la curiethérapie puisque le tissu sain n'est pas très affecté par la radiation. La majorité des effets secondaires sont vraiment mineurs et ne durent qu'un court moment. Selon l’endroit où on a mis l’implant, les effets secondaires peuvent être semblables à ceux de la radiothérapie externe. Ce sont entre autres :

  • un léger inconfort causé par le cathéter implanté pour la curiethérapie temporaire
  • un léger saignement au site de l'implant lors du retrait du cathéter
  • une certaine sensibilité du site de l'implant une fois le cathéter enlevé
  • une infection au site de l'implant après l'insertion ou le retrait du cathéter – rare

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