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Dommages aux poumons causés par la chimiothérapie

Certains agents chimiothérapeutiques peuvent endommager les poumons (toxicité pulmonaire). On ne sait pas encore exactement comment la chimiothérapie provoque des troubles pulmonaires, mais il se pourrait que ce soit parce que les agents chimiothérapeutiques provoquent de l’inflammationinflammationRéaction de protection du corps en réponse à une blessure ou à une infection qui se manifeste par les symptômes suivants : rougeur, enflure, douleur et chaleur de la région touchée. dans les cellules du poumon, ce qui engendre une infection pulmonaire (pneumonite). Ces médicaments pourraient aussi engendrer la formation d'un tissu fibreux de type cicatriciel dans les poumons (fibrose pulmonaire), ce qui restreint la fonction respiratoire.

Causes

On associe souvent les dommages pulmonaires à la dose de médicaments administrée. Habituellement, plus la dose est élevée, plus les dommages sont importants. Les agents chimiothérapeutiques suivants sont reconnus pour engendrer des dommages aux poumons :

  • bléomycine (Blenoxane) – le plus courant
    • Les dommages aux poumons se manifestent chez jusqu’à 10 % des personnes qui reçoivent ce médicament.
    • Le risque augmente lorsqu'on emploie des doses élevées.
  • carmustine (BiCNU, BCNU)
    • Les dommages aux poumons se manifestent chez environ 20 à 30 % des personnes qui reçoivent des doses élevées de ce médicament.
  • méthotrexate
    • La toxicité pulmonaire se manifeste chez jusqu’à de 8 % des personnes qui reçoivent ce médicament.
  • agents alkylants, comme la cyclophosphamide (Cytoxan, Procytox) et le busulfan (Busulfex)
    • Les dommages aux poumons se manifestent chez moins de 1 % des personnes qui reçoivent ce médicament.

Les dommages aux poumons se produisent plus souvent chez les personnes qui :

  • sont âgées
    • Les personnes âgées de plus de 70 ans risquent davantage d’être atteintes de dommages aux poumons.
  • ont des antécédents personnels de troubles pulmonaires
  • ont reçu une radiothérapie aux poumons ou au thorax
  • sont traitées par associations chimiothérapeutiques

Symptômes

Les symptômes des dommages aux poumons comprennent entre autres les suivants :

  • toux sèche
  • essoufflement (en particulier lors d'activités)
  • respiration sifflante
  • fatigue

Les symptômes peuvent se produire en cours de chimiothérapie ou quelques mois après le traitement. Les dommages au tissu pulmonaire ne sont habituellement pas réversibles.

Diagnostic

On peut détecter des changements dans le tissu pulmonaire à l'aide des tests suivants :

  • examen physique, dont l'écoute des poumons (auscultation)
  • radiographie pulmonaire
  • analyses sanguines permettant de vérifier la concentration en oxygène dans le sang, comme la gazométrie sanguine et la saturation du sang en oxygène
  • examens permettant de mesurer la fonction pulmonaire, comme un test de la fonction respiratoiretest de la fonction respiratoireTest utilisé pour évaluer jusqu’à quel point les poumons sont efficaces, en mesurant entre autres la quantité d’air que les poumons peuvent contenir, la rapidité à laquelle l’air est inspiré et expiré ainsi que la quantité d’oxygène inhalée et la quantité de gaz carbonique expulsée.

Prévention et soulagement

Puisque les dommages pulmonaires ne sont habituellement pas réversibles, on prend des mesures afin de les détecter tôt. Si les poumons sont affectés, il est possible qu'on réduise la dose administrée ou même qu’on cesse le traitement afin d'empêcher que d'autres dommages se produisent.

Lorsqu'un essoufflement survient, on peut le traiter par les moyens suivants :

  • oxygénothérapie
  • administration de corticostéroïdescorticostéroïdesHormones stéroïdiennes qui agissent comme anti-inflammatoire en réduisant l’enflure et en affaiblissant la réaction immunitaire (réaction du système immunitaire à la présence de substances étrangères). pour réduire l'inflammation
  • bronchodilatateur pour élargir les bronches (grosses voies respiratoires des poumons)

On peut vivre avec des essoufflements en :

  • évitant le tabagisme et la fumée secondaire
  • organisant ses activités et en les classant par ordre de priorité
    • Planifiez des activités qui comportent des périodes de repos et répartissez-les, ou décidez quelles activités sont les plus importantes.
  • ayant recours à des techniques pour ralentir et améliorer sa respiration, comme en respirant avec les lèvres pincées
    • Cette technique consiste à inspirer lentement par le nez, puis à pincer les lèvres et à expirer lentement et doucement par la bouche.

Pour avoir plus de détails sur des médicaments spécifiques, consultez la section Sources d’information sur les médicaments.

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